Comment vous allez ? Vous profitez de vos vacances, pour ceux qui en ont ? Moi sincèrement ça ne va pas. Mais alors pas du tout ! J'ai de très gros ennuis de santé et très franchement j'en ai marre. Pas le moral à sortir, à écrire, à rire. Bref si je pouvais rester cachée sous ma couette croyez moi qu'à l'heure actuelle j'y serai !!! U_U
Mais bon si je suis là, ce n'est pas pour jouer les Caliméro et que l'on me plaigne, si je suis là c'est pour vous mettre d'une, l'image du chapitre, et de deux la musique qui sera utilisée. A défaut d'avoir le chapitre pour le moment, vous avez déjà de quoi avoir quelques impressions na ?
Dites moi ce que vous en pensez ... ^^
Bisous tout le monde !
Stef
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Berlin, le 21 avril 2008
Nous avons passé une nuit plus qu'agitée. Moi n'arrêtant pas de faire des cauchemars ... Et Tom cherchant à me calmer à chaque fois. Je n'ai pas cessé de penser que tout allait recommencer. Que toute cette merde allait reprendre. Et je ne le veux pas, tout comme je ne veux pas qu'il aille travailler aujourd'hui. Dans la cuisine, je nous prépare le petit déjeuner. En fait, c'est plus une excuse qu'autre chose ... Car je souhaite le garder à la maison. Ne pas qu'il sorte. C'est débile je sais, mais ...
T: Bill ?
Je me retourne face à lui et constate qu'il n'est pas habillé. Malgré moi, un soupir de soulagement s'échappe de mes lèvres.
B: Oui ?
T: Tu as prévu quoi pour ce contrat ?
Sa voix est ferme, dure. Et moi je me mords la langue. Peur de dire une connerie. Peur de perdre ce qui me reste de lui. Peur de ne pas savoir quoi dire pour qu'il ne le prenne pas mal.
B: Je ne sais pas. Je ...
T: Il va bien falloir que tu te décides ... Il ME faut une réponse ! J'ai besoin de savoir ce que je ... Ce qu'on va faire ...
Je plonge mon regard dans le sien et constate qu'il n'y a pas de colère, juste de l'inquiétude. Car si moi j'ai peur de le perdre, la réciproque est plus que vraie. Et je ne peux que le comprendre. Mais je dois avouer que je ne sais pas quoi faire pour régler ce problème ...
B: Tu n'as pas à avoir peur de quoi que ce soit. Je .. Je vais trouver une solution ...
T: Ah oui ? Laquelle ?! Je ne vais pas pouvoir te suivre à Paris ! J'ai des obligations moi ici !!
B: Mais je le sais ça !! Pourquoi crois-tu que ça me fasse chier cette histoire ?!
Je pose ce que j'avais dans les mains sur le bar et m'approche de lui, lentement. Mes doigts frôlent ses flancs alors que je plonge dans son regard.
B: Ecoutes, pour le moment, on va prendre notre petit déjeuner tranquillement. Prendre une douche, prendre notre temps. Ensuite, je te demande juste de me faire confiance.
Il ne dit rien et se contente de me sourire. Je l'embrasse juste en surface et retourne à ma préparation. Il me rejoint quelques secondes après et on profite juste de ce petit moment.
On s'installe à table et on mange sans bruit. La seule conversation se fait par nos yeux. Je vois très bien qu'il a peur de la suite. De ce qu'il va nous arriver. Et moi, je tente de me sortir de ce merdier.
Lorsque le téléphone se met à sonner, je le vois courir pour décrocher. Comme s'il attendait ce coup de fil. Intrigué, j'écoute ce qu'il dit.
T: Saluuut ! Nan, tu ne me déranges pas !
- : ...
T: Nan pas du tout !
- : ...
T: Aujourd'hui ? Euh non, j'pense pas que ça sera possible. Ah quoi que ... Attends j'm'éloigne et je t'explique.
Alors là je suis sur le cul ! Depuis quand .. Hein ... Il vient pas de partir dans la chambre là ! Je rêve ?! Pour le coup, ça m'en coupe l'appétit ! J'hallucine ! J'me pince le bras pour être sûr que je suis bien réveillé et me mords l'intérieur de la joue sous la douleur. Aucun doute, j'suis pas en train de rêver ! Je débarasse mes affaires sous le choc et ne me rends pas compte qu'il revient dans le salon, le combiné toujours collé à l'oreille.
Je ferme mon visage et me contente de faire comme s'il n'était pas là. Oui je sais, c'est puéril et gamin, mais j'le prends mal ! Ce qu'il vient de faire me blesse. Une fois ma vaiselle finie, je me dirige vers la salle de bain. Je passe à côté de lui et ne peux me retenir de respirer son odeur au passage.
Mais je n'ai pas le temps de le dépasser que son bras me retient par la taille.
Je l'observe et tente de comprendre ce qu'il veut. Il me sourit simplement alors que je hausse un sourcil en réponse. Il plisse le nez, comprenant mon malaise, mais ne me lâche pas pour autant. Il raccroche alors rapidement après avoir salué son interlocuteur. Je ne lui laisse pas le temps de parler que je réplique.
B: Tu pourrais me lâcher s'il te plait. J'voudrais aller prendre ma douche.
Il ne répond pas et me dévore simplement des yeux. Je rougis sous le poids de son regard et tente de rester froid.
T: Tu ne veux pas savoir à qui je parlais ?
B: Tu parles à qui tu veux tu sais.
T: Comme tu veux.
Il laisse tomber son bras, me rendant ma liberté. Mais comme mu par une volonté propre, mon corps refuse de bouger. Il se colle même un peu plus à celui, chaud, de Tom. Il ne veut plus bouger. Et je sais que j'ai perdu. Tout comme il devine qu'il a gagné. Je plonge dans ses prunelles et constate en effet que j'ai complètement perdu la partie. Je me mords la lèvre avant de rire, gêné.
T: Tu n'as pas à être jaloux de ... D'Andy.
B: Andy ?! Ce vieux crapaud ! Depuis quand il n'a plus appelé à la maison ?
Il éclate de rire sous mes paroles. Au lieu de me vexer, je ris avec lui. Je me fond contre son torse et entoure ses épaules de mes bras.
T: Il ... ne voulait pas te déranger déjà, et deuxièmement, il a pas mal voyagé. Tu le connais, toujours à droite, à gauche.
B: Mais d'avoir de ses nouvelles m'aurait fait plaisir ! Ouuuuh celui là, il mériterait d'avoir mon pied au cul !
T: J'crois que c'est aussi pour ça qu'il n'est pas venu ...
Tom se décolle de moi et se penche pour m'embrasser. Il hape ma bouche de la sienne, faisant monter la température de mon organisme. Je me colle encore plus à lui et soupir de plaisir. Rapidement, le ton monte et notre baiser prend de l'ampleur. Il demande l'accès à ma bouche en faisant trainer sa langue sur mes lèvres. Je le laisse attendre un peu mais revient bien vite sur mon petit jeu lorsque je sens que moi aussi j'en veux plus.
Nos souffles se mélangent, et immédiatement un goût de café me parvient. Je déteste cette boisson. Trop amère et corsée pour moi. Mais bizarrement, lorsque c'est au travers de Tom qu'elle me vient, je ne peux que l'aimer. Qu'en redemander. Je goute avec délice à ce mélange de saveur, suçottant son muscle entre mes lèvres. Le faisant frissoner lorsqu'avec mon perçing je frôle son palai ...
Ses mains me tiennent fermement au niveau de la taille et me donne de plus en plus chaud. Envie de les sentir partout sur moi. De leurs appartenir une nouvelle fois. Envie de me sentir vibrer sous ses doigts. Frissoner et trembler de la tête au pied. Envie de n'être plus qu'à eux. A lui. Mes mains passent dans son dos et appuient contre les omoplates. Je cherche le plus de contact possible, ne sentir que lui contre moi. Sentir ses muscles sous la pulpe de mes doigts. Les sentir tressaillir sur mon passage.
Presque rien n'a changé. Presque rien n'a bougé. La chanson est toujours la même. Cette mélodie qui nous entraine continue de résonner en nous. Entre nous. Presque timidement, ses paumes me frôlent pour venir se poser sur le bas de mes reins. Très bas. Je frissonne. Encore. Toujours. Lentement je les sens passer sous mon tee shirt, et lorsque sa peau chaude rencontre la mienne, un long courant électrique remonte jusqu'à la racine de mes cheveux.
Un nouveau soupir s'échappe de ma bouche, à moitié étouffé par notre étreinte. Je sens le tissu remonter et je fais en sorte que Tom puisse complètement me le retirer. C'est à ce moment que je plonge dans son regard. Dans ses yeux pleins d'envie. De respect. Et d'amour. La flèche que Cupidon a tiré il y a de ça trois ans se manifeste fortement, faisant battre mon coeur plus rapidement. Toujours ce désir, cette envie. Cette passion qui m'habite.
Délicatement, Tom passe ses doigts sur moi. Partant de mon cou pour redescendre. Mes bras sont le long de mon corps et je ne les bouge pas. J'attends. Je ferme par moment les yeux et me mords la lèvre lorsqu'ils passent sur mes abdos. Je retiens difficilement un gémissement lorsque ses doigts s'insinuent entre l'élastique de mon bas. Je capture rapidement ses lèvres pour commencer une nouvelle danse endiablée.
On devrait stopper, se calmer. Mais mon corps ne répond pas. Ne répond plus. Trop besoin. Trop envie. De lui. De sentir son coeur battre près du mien. Malade. Je suis totalement malade de lui. Il est ma piqure de bonheur, ma bouffée d'oxygène. Je suis incapable de réfléchir. Je ne veux que ressentir. Et je ne le ressens pas assez. Je me plaque un peu plus contre lui alors que ses bras me serrent plus fort. Je soupir.
Pov Tom
Envie de lui. Je vais crever du manque de lui. De son corps. De son odeur. Besoin de me dire qu'il n'est qu'à moi. Que Bill n'appartient qu'à moi. Je le sais et pourtant j'ai toujours besoin de me rassurer. Comme si j'avais au fond de moi ce trou béant qui ne s'ouvre que lorsqu'il s'éloigne trop de moi. Besoin de lui pour vivre ... Ce n'est pas sain et pourtant je ne peux me résoudre à changer quoi que ce soit.
Je nous fais marcher sur quelques pas, doucement, pour ne pas tomber alors que je veille à ce que nos bouches ne se décollent pas. Aucune perte de contact. On continue de se déplacer dans l'appartement pour rencontrer le mur. Il rit dans le baiser et on se détache légèrement. Ses lèvres sont rougies, gonflées et tentatrices au possible. Je mords une des miennes, voulant ralentir un peu la course effrenée dans laquelle mon coeur s'est lancé.
T: Tu ne voulais pas aller prendre ta douche ?
Je tente de plaisanter. De gagner du temps, de ne pas lui sauter dessus.
B: Si. Mais j'ai eu un contre-temps. Un très facheux contre-temps. Et puis j'ai un problème ...
Ses yeux sont rieurs, joueurs, et provoquant ! Ce n'est pas humain d'avoir un tel regard ! De telles expressions. Je me noie dans ses pupilles dilatées, et je m'y noie avec plaisir !
T: Je peux faire quelque chose pour toi ?
Et moi je rentre dans son jeu. Ses mains se baladent dans mon dos délicatement. On s'observe, on se calme. Ou presque ...
B: Il est hors de question que j'y aille tout seul ...
Mon souffle se coupe alors qu'il recolle nos visages ensemble. Le baiser s'approfondit rapidement alors que je passe mes mains sous ses fesses pour le prendre contre moi. Ses jambes m'entourent au niveau de la taille alors que je me dirige précautioneusement dans le couloir et entre dans la salle de bain. Je le fais s'assoir contre le lavabo et ses mains partent s'attaquer à mon élastique de jogging ...
La température de la pièce augmente de plus en plus alors que celle de mon corps est déjà très loin. Je bouge pour faire descendre totalement mon bas et je tire sur le pantalon de toile qu'il porte. Il descend de l'évier pour le retirer complètement. Nos boxers sont encore de trop mais aucun de nous ne s'attaque à les enlever. Mais n'y tenant plus, je commence à immiscer mes mains contre sa peau, trouvant ce vêtement superflu.
Sans le quitter des yeux je descends contre son corps emportant ce dernier morceau de tissu. Et lorsque je remonte, j'en profite pour déposer des baisers papillons. Sa réaction ne se fait pas attendre, il gémit mon prénom, impatient.
B: Tommm ...
T: Chuuut ... Ne dis rien ...
B: Je t'aime ...
J'ancre mon regard dans le sien et constate que rien n'est plus beau que l'amour qui les remplit. Je l'embrasse délicatement avant de murmurer contre ses lèvres un "Moi aussi je t'aime". Je retire également mon caleçon et nous dirige doucement dans la cabine de douche. Nos yeux ne se quittent pas, nos souffles sont identiques. Il se colle contre la paroi et m'attire contre lui une nouvelle fois. Il déclenche l'arrivée d'eau et j'évite le jet totalement gelé.
Il pouffe de rire alors que je fronce les sourcils faussement vexé. En échange, il se cale contre moi, plongeant son visage dans mon cou. Il frissone alors je nous déplace vers le pommeau de douche afin de nous faire passer dessous. Tant pis pour mon plâtre ... Tant mieux pour moi ...
On termine de s'habiller, moi remettant un survêtement et lui enfilant un jean blanc ainsi qu'un tee shirt tout aussi clair.
T: Tu sors ?
Il relève la tête vers moi et me sourit.
B: Oui, j'ai ... une course à faire. J'dois passer au bureau vite fait et j'dois m'occuper d'un truc.
T: Tu ne veux pas que je vienne ?
Il se mord la lèvre alors que ses yeux évitent les miens. Je vois clairement qu'il me cache quelque chose. Et ce doit être important au vu de la gène dans laquelle ça le met. Ce pourquoi je ne lâche pas l'affaire. A moins que ça soit le fait qu'il ne veuille pas que je quitte la maison.
T: J'pourrais comme ça récupérer quelques dossiers aussi, pour que je puisse continuer de travailler.
B: ... Euh, ben dis moi ce dont tu as besoin et je te le ramène.
Bingo, je n'ai pas le droit de quitter l'appart.
T: Bill, c'est moi où je n'ai pas le droit de sortir de la maison ?
Je le vois se mordre la lèvre avant de plonger ses yeux dans les miens. Je ne saurais vous décrire ce que j'y vois. Bien trop de sentiments y passent. De l'amour, de l'angoisse, de la peur, de l'envie. De l'espoir aussi ... Et tout ça, je sais que ce n'est rien que pour moi.
Il triture ses doigts avant de se laisser tomber sur le lit. Je l'entends soupirer à en fendre l'âme.
T: Dis moi ce qui ne va pas.
B: C'est juste ... Que j'ai peur. Horriblement peur. Je sais bien que la peur n'évite pas le danger, mais je ne peux m'empêcher de me dire que si tu ne sors pas, rien ne pourra recommencer. L'accident, la bague ... Tout ça ... Je suis trop bête.
Je me pose à ses côtés et entoure ses épaules pour le prendre contre moi.
T: Non, tu es loin d'être stupide mon coeur ...
B: Je t'aime trop pour pouvoir supporter que tout ça puisse reprendre ...
T: Shhhht, calme toi. Tu sais quoi ? Je vais rester ici. Bien sagement.
Il se décolle de moi et me regarde comme si j'étais fou allié. Je le rassure une nouvelle fois sur mon intention de l'attendre sans sortir et il se met à rougir avant de me remercier. Que ne ferai-je pas pour le voir sourire ? Je l'embrasse tendrement avant que l'on ne se relève et sorte de la chambre.
Je le regarde finir de se préparer et l'accompagne jusqu'à l'entrée. On s'embrasse encore une fois et j'en profite pour faire durer ce baiser le plus longtemps possible. Je tente également de le rassurer du mieux que je peux. Puis je le laisse sortir alors qu'il me murmure qu'il fait au plus vite. Je retourne dans l'appartement et regarde ce que je pourrais faire pour m'occuper. Tout est rangé, je n'ai que mon bol à mettre dans le lave-vaiselle.
Une fois la chose faite, je me dirige vers la chambre d'ami. Une subite envie de remettre mes affaires là où elles devraient être me prenant. Je sors tout mes vêtements de l'armoire et les pose sur le lit. J'emporte tout dans notre chambre et les range aux côtés des siens. Un drôle de sentiment me prend et me donne envie de pleurer. Je ne sais pas pourquoi une boule se forme dans ma gorge, mais plus les secondes passent et plus elle grossie. Plus je range et plus mes yeux se remplissent. C'est à n'y rien comprendre.
Lorsque mes cils ne peuvent plus retenir ces perles salées, je m'écroule sur la couette, ne saisissant rien à ce qu'il m'arrive. Peut-être que les choses redeviennent comme elles étaient avant et que c'est ça qui me met dans cet état ... Ou alors c'est autre chose. Une chose que je ne saisis pas et qui me prend aux tripes. Qui s'amusent à me les tordre dans tous les sens, me donnant envie de vomir.
Rageusement, j'essuie mes joues et mes yeux avant de terminer de ranger. Je ne laisserais pas le sort me gâcher la vie. Pour moi, le destin et le hasard, ça n'existe pas. Tout ce qu'il m'arrive ne tient en rien à la chance ou la malchance. J'ai entre les mains les cartes qui me permettent d'être où je suis, comme je suis. Je me calme lentement et sors de la pièce pour entrer dans la salle de musique. Un besoin de jouer, de m'évader. De me dire qu'au moins ici, je pourrais évacuer tout ce que je retiens sans que ça soit mal pris ou jugé.
Je m'installe devant le piano et regarde les touche comme un con, sans rien faire. Je prends mon temps, je respire puis je repense à cette mélodie que j'avais joué lorsque j'avais découvert la pièce. Mes doigts se mettent à bouger d'eux-mêmes comme la dernière fois. Et là ça fait tilt. Je savais qu'il y avait des paroles dessus mais j'avais été incapable de les retrouver, mon cerveau ne le pouvait pas. Maintenant c'est comme si tout s'éclairait !
Ich habe einen Schatz gefunden // J'ai trouvé un trésor
Und er trägt deinen Namen // Et il porte ton nom
So wunderschön und wertvoll // Si merveilleux et précieux
Und mit keinem Geld der Welt zu bezahlen // Et tout l'argent du monde ne pourrait l'acheter
Du schläfst neben mir ein // Tu t'endors à côté de moi
Ich könnt dich die ganze Nacht betrachten // Je pourrais te comtempler toute la nuit
Sehn wie du schläfst, hörn wie du atmest // Voir comment tu dors, Ecouter comment tu respires
Bis wir am Morgen erwachen // Jusqu'à ce que nous nous réveillons le matin
Hast es wieder mal geschafft, mir den Atem zu rauben // Tu as réussi, comme toujours à me couper le souffle
Wenn du neben mir liegst, dann kann ich es kaum glauben // Lorsque tu te trouves à côté de moi je peux à peine le croire
Dass jemand wie ich, so was schönes wie dich //Que quelqu'un comme moi ai mérité quelqu'un d'aussi merveilleux que toi
Verdient hat
(Refrain)
Du bist Das Beste, was mir je passiert ist // Tu es le meilleur qui me soit arrivé
Es tut so gut, wie du mich liebst // Ca fait tant de bien comme tu m'aimes
Vergess den Rest der Welt // Oublie le reste du monde
Wenn du bei mir bist // Lorsque tu es avec moi
Du bist Das Beste, was mir je passiert ist // Tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivé
Es tut so gut, wie du mich liebst // Ca fait tellement de bien comme tu m'aimes
Ich sag's dir viel zu selten // Je te le dis bien trop rarement,
Es ist schön, dass es dich gibt. // C'est merveilleux que tu sois là
Dein Lachen macht süchtig // Ton rire me rend dépendant
Fast so als wär es nicht von dieser Erde // Presque comme s'il ne venait pas de ce monde
Auch wenn deine Nähe Gift wär // Même si tu émanais un poison
Ich würd bei dir sein, solange bis ich sterbe // Je serais près de toi jusqu'à ce que je meurs
Dein Verlassen würde Welten zerstörn // Ton départ détruirait mon monde
Doch daran will ich nicht denken // Mais je ne veux pas penser à cela
Viel zu schön ist es mit dir // C'est merveilleux avec toi
Wenn wir uns gegenseitig Liebe schenken // Quand nous nous échangeons de l'amour
Betank mich mit Kraft // Je me recharge en force,
Nimm mir Zweifel von den Augen // mes doutes disparaissent
Erzähl mit tausend Lügen, ich würd sie dir alle glauben // Raconte mois 1000 mensonges, je les croirai tous
Doch ein Zweifel bleibt
Dass ich jemand wie dich verdient hab // Mais il reste un doute,
(Refrain)
Je sursaute lorsque j'entends Bill chanter les paroles avec moi. Je plonge mon regard embué dans le sien et constate qu'il me scrute avec attention. Je ne m'arrête pas de jouer, trop perdu dans la mélodie. Il faut que je la finisse, que je termine d'enterriner complètement cette situation. Tout enlever pour repartir non pas à zéro mais au moins du bon pied. Tout reprendre comme avant. Avant que tout ne dérape, que notre vie bascule dans le mauvais sens. Il s'avance lentement et pose ses mains sur le dessus du piano, paumes contre le bois lustré et ses yeux toujours dans les miens.
Bist du die Ruhe und die Zuflucht // Tu es le repos et le refuge
Weil alles was du mir gibst // Parce que tout ce que tu me donnes
Einfach so unendlich gut tut // Me fait du bien de manière infinie
Wenn ich rastlos bin // Si je suis perplexe
Bist du die Reise ohne Ende // Tu es le voyage sans fin
Deshalb leg ich meine kleine, große Welt // C'est pourquoi je mets mon petit, grand monde
In deine schützenden Hände // Dans tes mains protectrices
Mes doigts restent en suspend, comme interdit. Je suis content d'avoir remis des mots sur ce que je ressentais depuis que je suis rentré à la maison. Mais je suis d'autant plus soulagé que j'ai retrouvé la plupart des souvenirs qu'il me manquait. Oh bien sur il y a encore des zones d'ombres mais je pense que j'ai retrouvé l'essentiel. Cette étrange partie qui creusait en moi ce vide immense, ce gouffre sans fond dans lequel j'avais conscience de plonger sans pouvoir m'en empêcher.
J'essuie mes joues mouillées et reporte mon attention sur mon frère. Ses mains se sont crispées et je vois bien qu'il tente de retenir ses larmes. Au travers des miennes je lui souris. Pas besoin de mots. Pas besoin de paroles. Il comprend que je me rappelle. Que cette partie là a retrouvé sa véritable place. Que les images de notre passé ont repris un sens, leur sens, en moi. Plus besoin qu'il se retienne totalement envers moi. Plus besoin qu'il joue ce rôle de frère ne sachant pas jusqu'où il peut aller sans prendre le risque que je prenne la fuite. Plus besoin de se jouer la comédie. Juste reprendre notre vie comme elle était.
Je tape le banc à côté de moi l'invitant à s'assoir. Il me rejoint doucement et pose sa tête contre mon épaule. Il calme sa respiration et j'enlace mes doigts aux siens. Simplement. Naturellement.
B: Depuis quand ?
Il chuchotte contre moi. Sa voix tremblant légèrement.
T: Quelques jours.
Sa prise se resserre. Peut-être pour se prouver que tout est réel. Qu'il ne rêve pas. Puis je le sens tressauter, ses sanglots revenant à la charge. Je l'encourage à lâcher la pression ... Il faut qu'il se libère totalement ...
T: Pleure, Bill. Laisse tout sortir ... Pour de bon.
Une énorme crise de larmes le prend, l'obligeant à prendre de grandes inspirations. Moi je reste à ses côtés, lui tenant toujours la main. Je l'apaise par ma présence et je sais qu'il le sent. Je l'aide à évacuer tout ce qu'il gardait pour lui. Tous ces sentiments de colère, de confusion qu'il contenait au fond de lui.
De longues minutes passent avant qu'il ne commence à se calmer. Et alors que ses pleurs se tarrissent enfin, je l'enlace tendrement.
T: Tout ira bien Bill. Fais moi confiance. Tout ira bien. Tu n'as plus à avoir peur ... Tu n'as plus a être effrayé par ce que tu as le droit de faire ...
Il plonge son regard dans le mien et me sourit. Mon coeur prend son envole, comme à chaque fois qu'il me fait un tel sourire. Puis il vient m'embrasser. Oui, tout ne peut qu'aller mieux ...
B: Putain mais où elle est cette feuille ?!!!
Je ris doucement en entrant dans le bureau. Bill, totalement affairé à mettre la main sur un quelconque document je suppose, se retrouve tête première dans ses tiroirs de bureau. La situation, bien que comique à souhait me ramène sur Terre lorsque je l'entends baragouiner que c'est le contrat pour Paris qu'il cherche.
B: Foutu contrat de merde !! Où est-ce que je l'ai mis ?? TOMMM ?!
T: Hurle pas j'suis là ...
Il sursaute et se cogne la tête. Il plaque ses mains sur son crâne et me regarde incrédule.
B: Je t'ai pas entendu arriver. Aie mais ça fait mal en plus ...
Il se frotte les cheveux les enmelant légèrement et continue de me regarder comme si je débarquais d'une autre planète. Tout d'un coup il me ferait presque peur.
T: T'es sûr que ça va ? Tu me regardes bizarrement.
B: Ouais ouais ça va ... Juste que je ne remets pas la main sur mon contrat et que ça m'embête ! J'voudrais régler ce problème une bonne fois pour toute.
Je me mets à trembler. Car malgré nos discussions, il est vrai que je ne sais toujours pas ce qu'il a décidé de faire. Je sais qu'il a accepté l'offre faite par cette maison de mode, mais en réalité, je ne sais pas exactement ce que cela implique. Si ce n'est son départ pour Paris ...
Je le vois farfouiller dans tous ses papiers et crier victoire lorsqu'il le trouve enfin. Ma mâchoire se cripe et je ne peux qu'attendre la suite. Attendre de savoir si je vais exploser de joie ou de larmes. Lorsque ses yeux croisent à nouveaux les miens, il perd le semblant de contentement qu'il avait et se calme immédiatement. Il se concentre sur les différents feuillets et se met totalement face à moi ensuite.
B: Tom ...
T: Vas-y annonce la couleur. Mais je t'en prie Bill, fais au plus rapide, concis et moins douloureux.
Il grimace un peu avant de me sourire tendrement. Il s'appuis contre son bureau et croise les bras contre sa poitrine. Aie, j'le sens vraiment pas.
T: Y'a pas moyens que tu ne restes pas la durée complète du contrat ? Genre je sais pas moi, mais que tu puisses revenir ici au moins les week end ou autres journées ...
Il secoue négativement la tête avant de murmurer ...
B: J'ai mieux ! Y'a une close du contrat qui indique clairement que je peux ne pas aller sur le lieu désigné par le dit contrat dans un seul et unique cas... Ouais nan deux, mais bon ma mort n'est pas envisageable ...
T: Ah ah !
B: C'est un peu comme à l'école, un certificat médical et hop, pas obligé de bouger. Enfin pas vraiment en tout cas. J'ai appelé Mark depuis ... qu'on a mis les choses à plat toi et moi. Et il a décidé de nous aider.
Je le vois farfouiller encore une fois sur son bureau et me tendre ensuite une nouvelle feuille. Je la prends en tremblant un peu. Je parcours rapidement les lignes et hoquète de stupeur.
T: Tu vas rester ici ?!!
B: Oui. Une équipe se déplacera pour que je puisse remplir ma partie du contrat, qui consite à faire des shoots pour leur nouvelle collection.
T: PUTAIN !!!
Je cours le prendre dans mes bras alors qu'il est toujours assis sur cette planche de bois. Je ne peux que murmurer des "putain" à gogo, mais c'est le seul mot qui arrive à sortir clairement de ma bouche ...
Je l'aime ... S'il savait à quel point je l'aime ...


