Avant de reprendre la route (demain) je me suis attelée à répondre à vos commentaires !! Un grand merci d'ailleurs !!
Egalement, je poste le chapitre aujourd'hui. En début d'après midi je pense =) De toutes façons vous serez prévenues ^^
Je fais un rappel des différents annuaires sur lesquels se trouve Amnésie. Si vous pouviez aller dire ce que vous pensez de ma fiction, ça serait gentil. =) Je vous en remercie d'avance !!
Bises et bonne lecture
Stef
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Berlin, le 17 avril 2008
Qu'est ce que je suis en train de faire ? Bon dieu ! J'ai arrêté l'ascenceur entre deux étages, n'étant pas prêt à me confronter à lui. J'ai véritablement peur de le voir. De le revoir. Il a dû lire ma lettre. Il ... putain ! Jamais je n'aurai dû faire ça. Je ne regrette pas de l'avoir écrite loin de là, je regrette simplement de l'avoir postée !! Merde à la fin, à quoi je pensais en faisant ça ?
Mes yeux tombent dans leur reflet au fond de la cabine. Je me fais totalement pitié. J'ai encore minci, et mes joues sont creuses. Sous la tonne de maquillage je sais pertinement que j'ai le teint blafard limite cadavérique. Je suis affreux ! Pas étonnant qu'il ne veuille pas se souvenir de nous. Je renclenche la mise en marche puis compte les secondes qui me séparent encore de l'appartement. Sera-t-il là pour m'accueillir ? Sera-t-elle là avec lui ? Préférant occulter les réponses, je me contente d'attendre et sors dans le couloir, ma valise roulant derrière moi.
Je m'avance sans bruit puis me stoppe lorsque j'entends une discussion devant notre porte. J'écoute, me cachant à moitié derrière le mur. Mes yeux s'écquarquillent de stupeur ! Lui ici ? Comment est-ce possible ? Il ... Il ... J'observe rapidement Tom qui lui parle rapidement, sèchement pas moment. De voir qu'il n'est pas heureux qu'il soit là, me rassure un peu. Mais ... Mes espoirs retombent lorsque je les vois entrer dans l'appartement et que la porte se referme lentement.
Je fais alors demi-tour et m'engouffre une nouvelle fois dans cet ascenceur. Oui je fuis. Encore. Je le sais et l'assume. Ou presque. Mais je sais que je n'aurai pas le courage d'affronter cette réalité. Je sors le double des clés de ma voiture et actionne la centralisation. Je pose ma valise dans le coffre et le referme lentement. Moi qui pensais ... En fait je pensais à quoi ? J'en sais rien. Que tout allait être effacé parce que j'étais parti ? Qu'en réalité ce n'était qu'un simple cauchemar ? Je suis bien trop naïf ! Irrémédiablement, mon regard se lève sur notre étage, nos fenêtres et je le vois. Lui. Toujours identique à lui même. Ses grands tee-shirts, ses baggys. Ses casquettes aussi, tout ce qui le faisait être le seul que mon coeur ait choisi au court de ma vie. Il est posé devant la baie vitrée mais ne me voit pas. Ne me voit plus. Il se met à pleuvoir doucement mais je garde toujours la tête penchée vers le haut. Tant pis. Tant pis si les gouttes traversent mes cheveux, si elles me brouillent la vue. Tant pis car je continue de le voir Lui. C'est tout ce qu'il me manquait. Juste lui.
Mon coeur se serre lorsqu'il disparait rapidement de mon champ de vision. Une nouvelle boule se met à gonfler au fond de ma gorge tandis que je m'appuis contre la carrosserie, mouillant un peu plus mes vêtements.
- BILL !!
Je lève rapidement ma tête que je n'avais pas conscience d'avoir baissée et regarde d'où provient ce cri. Il ... Il est face à moi, en tee-shirt, limite essouflé, et la pluie lui coule sur le visage. Il est tout simplement magnifique.
B: Je ...
T: Bill putain !
Sans que je n'ai le temps de dire ouf, il se retrouve dans mes bras, la tête enfouit dans mes cheveux. Son odeur parvient dans la seconde à mes narines et j'emplis mes poumons de celle ci. Putain de merde !! Ca m'avait tellement manqué. Jamais ... Jamais je n'aurai cru qu'il allait me manquer à ce point ! Presque automatiquement mes bras se referment autours de son corps, prenant exactement sa forme. Comme s'ils avaient été créés pour lui. Seulement lui. Uniquement lui.
Combien de temps sommes-nous restés comme ça ? Immobiles, nous contentant de respirer l'odeur de l'autre ? Je ne sais pas. Je perds totalement la notion du temps avec lui. C'est comme, tomber profondément dans un trou ou plus rien ne compte et où le seul repère est les battements cardiaques de l'autre. Et les siens sont rapides. Trop rapides même. Instinctivement, mes mains montent et descendent dans son dos, cherchant à l'apaiser. Et sans même m'en rendre compte je lui murmure ce que je voulais faire taire.
B: Je suis là ne t'en fais pas.
Je crois que c'était les mots qu'il attendait car je l'ai senti fondre contre moi. Puis il s'est mis à pleurer. Doucement au début puis ses sanglots se sont fait plus violents. Tout son corps tremblait contre moi et malgré ma bonne volonté je ne savais pas comment l'arrêter. J'ai l'impression de me retrouver presque deux mois en arrière. Comme si rien n'avait changé. Comme si je n'étais pas parti ... Comme si tout ce que j'avais fait n'avais servi à rien. Peut-être qu'après tout, tout ça n'a servi à rien.
T: Tu ne pars plus hein ?
Petit chuchottement haché par de déchirants sanglots. Voilà la question que je voulais éviter car je ne possède pas du tout la réponse. Je ne sais pas quoi faire ! Lui mentir ? Hors de question. C'est inenvisageable. Et pourtant il faut bien que je lui réponde ...
B: Je ... Je ne sais pas ... Si jamais il y a encore des défilés ... Et ...
T: Bill j't'en prie ! Ne me laisses pas encore une fois ...
Il se remet à pleurer plus fort et à me serrer comme pour m'empêcher de m'enfuir. Je le fais se calmer doucement puis on se détache l'un de l'autre. Lui à regret et moi ... Moi je ne sais pas. On ne peux même pas dire, loin des yeux loin du coeur mais ... J'ai la sensation que le mien est ermétiquement fermé à tout sentiments étrangers. Il est comme vide. Il ne donne plus et ne reçoit plus rien. Est-ce un bien ou un mal en fin de compte ?
Lorsque mes yeux se portent sur mon jumeau c'est pour constater qu'il est trempé et emprunt à une colère imminente. Rien ne pourrait montrer qu'il pleurait l'espace d'une seconde avant. Seuls ses yeux rougis et gonflés le trahissent. Il se dirige rapidement vers le coffre et en sort ma valise ainsi que mon vanity.
T: Je REFUSE que tu me laisses !
B: Tom ...
Je tente de le raisonner. De lui faire comprendre que ce n'est pas aussi facile pour moi qu'il le croit.
B: Ne rends pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont. S'il te plait. Je ...
Ma voix s'est trouvée rapidement coupée par la sienne pleine de colère.
T: Tu n'as pas le droit !! Tu ne le peux juste pas ... Tu dois te faire pardonner d'être parti !! De m'avoir laissé comme ça. Tu as pensé à ce que j'ai ressenti quand j'ai compris que tu voulais t'éloigner de moi ? Tu étais mon repère dans le flou qu'était ma vie ! Tu étais le phare qui guidait mes pas, qui me montrait le chemin. Et pis quoi du jour au lendemain tu décides de fuir ?! Tu es parti avec la lumière !! Avec MA lumière !! Je t'en veux. Si tu savais comme je t'en veux !! Tu regrettes mon accident. Okay. Mais merde quoi !! Tu n'as rien à te reprocher !! Et surtout pas de ça. Tu devrais plus t'en vouloir de ce que tu as fait ensuite !! Tu ne te rends pas compte je crois !! Tu ne sais pas ce que ça m'a fait de me rendre compte que je n'étais rien sans toi. Même si je ne me souvenais pas, je sentais que j'avais besoin de toi. Plus que la normale. Et c'était tellement troublant !! J'étais totalement paumé et je ne savais pas quoi faire pour ne plus ressentir ça. Pour comprendre pourquoi je ressentais tout ça !
Ses larmes se sont remises à couler. La rage et la peine qu'il hurlait les rendaient encore plus difficiles à encaisser.
T: Mais tu ne peux pas décider comme ça !! Tu ne peux pas dire du jour au lendemain que tu zappes ta vie en pensant que c'est la meilleure chose à faire sous je ne sais quel critère. Je ne pouvais pas savoir !! Tu l'as dit toi-même, mais tu ne m'as pas laissé le temps ... Tu ne m'as pas donné la chance de comprendre ce qu'il nous arrivait. Ce qu'il m'arrivait. J'avais à peine conscience de ce qui se passait !! Tu dis que ta vie ressemblait à un cauchemar ? A un film d'horreur sans fin ? Imagine la mienne avec des morceaux de trou noir remplacant tes meilleurs souvenirs. Ceux qui, tu le sens, sont les plus importants de ta vie. Imagine simplement ce que ça fait !! De ne plus te rappeler où tu étais à tel moment, ce que tu y faisais. Avec qui tu étais et surtout les promesses que tu as faites.
Alors qu'il déverse sa colère, je l'écoute totalement paralysé par ses mots. Mots qui sont une réponse en échos aux miens. Ceux que j'ai écrit dans la lettre. Alors il l'a bien lu. Mes larmes me montent aux yeux. C'était une évidence, qu'il allait la lire ...
T: Et je m'en veux ...
B: Tom tu ...
T: Je n'ai pas fini Bill ! Tu t'es posé pas mal de question lorsque tu es parti ... Tu as dû trouvé les réponses maintenant. Alors qu'en est-il ? Es-tu soulagé ? Te sens-tu mieux ? J'espère que oui car pour moi ce n'est absolument pas le cas !! Je ne sais pas quoi faire pour que tu arrêtes de t'en vouloir !! Pour te faire comprendre qu'être désolé ne suffira pas !! Et surtout que oui tu sembles ne pas me connaitre comme je le croyais ...
Sa voix s'est éteinte. Et pourtant elle hurle encore à mes oreilles. Je devrai lui répondre quelque chose, un truc, n'importe quoi. Mais le seul son qui arrive à sortir de moi est un étranglement plaintif tandis que des larmes dévalent mes joues. Il avance avec mes affaires et se plante bien en face de moi.
T: Maintenant, tu fermes cette voiture et tu montes avec moi.
Totalement perdu, j'obtempère. On monte les étages silencieusement, on se contente de s'observer du coin de l'oeil. Il a peur que je parte en courant à la moindre occasion. Si seulement je le voulais ... Il pousse la porte entrouverte et se dirige dans le salon. Je le suis sans rien dire, et me pose dans la cuisine.
Dans le séjour, se trouve toujours ... Jörg. Bien qu'il soit notre père biologique, je n'arrive pas à empêcher ce frisson d'effroi lorsqu'il est là. Je tente de boire un verre d'eau le plus discrètement possible mais manque de chance ce dernier me rejoint.
J: Voilà mon deuxième fils.
Je me raidis à ces mots. "fils" ... Depuis quand n'avait-il pas utilisé cette distinction pour parler de moi ? De nous ? Je siffle entre mes dents.
B: Tu te souviens que tu en as deux maintenant ? Quelle mouche t'a piqué pour que te vienne cette illumination ?
J: Je constate que tu es heureux de me voir ...
B: Tu n'imagines pas à quel point ! Qu'est ce que tu veux ?
J: N'ai-je pas le droit de rendre une petite visite à mes deux fistons ?
Ne pas s'énerver ! Surtout rester calme. On inspire et on expire. J'ouvre la bouche pour lui répondre que la voix de Tom couvre la mienne.
T: Tu nous as vu maintenant si tu veux bien sortir, on a pas mal de chose à régler avec Bill.
J: Très bien, mais je repasserai. Je n'en ai pas fini avec toi Tom ...
T: Moi je crois que si.
Je ne peux m'empêcher de sourire fièrement, puis je les regarde se diriger vers l'entrée. Personnellement je ne me déplace pas, je n'aurai pas pû m'empêcher de vouloir lui briser le cou avant qu'il ne disparaisse dans le couloir !
Commençant sérieusement à avoir froid je me dirige dans ma chambre, sort des vêtements secs de mon armoire et me dirige dans la salle de bain. Le mieux serait que je prenne une douche mais ... Tom m'a bien fait comprendre que l'on avait pas fini de "discuter". Je prends quand même le temps de m'essuyer, puis enfile un bas de jogging trop large et un tee-shirt. Je retourne dans le salon et constate qu'il m'y attend.
Ma gorge se serre. On va encore se faire du mal à se hurler dessus. On va encore se déchirer sachant pertinement que l'un comme l'autre, nous avons de bonnes raisons de dire ou de faire ce qu'on a dit ou fait. Tentant de gagner quelques minutes, je m'exprime doucement.
B: Tu devrais aller te changer d'abord. Tu vas attraper la crève à rester dans tes fringues trempés.
T: Oui sûrement. Mais si jamais ça me garantissait que tu resterais, je préfèrerai encore les garder ...
Puis il disparait dans la salle de bain, me laissant totalement pantois dans le séjour. Je me laisse tomber sur le canapé et réfléchit à ses mots. Puis, imanquablement, une question survient: où est-elle ?
Je n'ai vu aucune de ses affaires dans la salle de bain. Ni même ici ... Rien n'indique qu'elle y est revenue depuis ...
T: Elle ne vit pas ici.
Je sursaute et fixe mon regard dans le sien. Avant ça, je me suis attardé à le détailler: son bas de pantalon tombant très bas, trop bas sur ses hanches me suggèrant ouvertement ce qui se trouve en dessous. Je déglutis bruyamment puis me concentre sur ce qu'il me dit.
T: Tu sais, j'ai vraiment essayé de t'en vouloir. Mais à chaque fois que je tentais de te hair, tout me revenait en pleine figure. Car, c'est à cause de moi que tu es partit. Parce que ... Je ne me souvenais pas.
B: Tom ... Ce n'est pas vraiment ça ... Je ...
T: J'ai lu ta lettre Bill. De bout en bout. Crois moi, ça n'a pas été simple, j'ai bien cru que j'allais arrêter en court de route. Et pourtant j'ai tout lu. Je ne pouvais pas m'arrêter. Il fallait que je comprenne ce qui t'a poussé à partir ... Et j'ai compris une chose. La vie n'a pas été juste avec nous. Tu as souffert pour nous deux. Tu as tout gardé pour toi en voulant me préserver. Tu n'aurais jamais dû subir tout ça. Et c'est là où je m'en veux de ne pas avoir été là. D'avoir brisé cette promesse que je t'ai faite il y a longtemps de ça. Bien avant mon accident.
Il s'est retourné de face à la fenêtre devant laquelle il s'était placé durant son discours.
T: Il est temps d'être honnête l'un envers l'autre tu ne penses pas ? Chacun de nous est responsable de ses propres erreurs. La tienne a été de croire que je pouvais aimer quelqu'un d'autre. La mienne a été d'avoir oublié à quel point je t'aimais.
Puis il est partit s'enfermer dans sa chambre. Sans rien ajouter de plus. Sans faire plus de bruit. J'ai juste entendu sa porte grincer avant de se fermer. Me laissant seul avec moi même toujours assis sur le canapé. Je me suis alors levé comme un robot et me suis également diriger dans ma chambre. Tel un automate je me suis glissé sous la couette. C'est alors que j'ai constaté l'odeur qu'avaient les draps. La sienne ... Mes yeux se sont fermés automatiquement et mes poumons se sont glonflés d'air. J'ai soupiré avant de me mettre encore une fois à pleurer.
Tout ça n'a servi à rien.
Pov Tom
Je me couche sur le dos et fixe le plafond. Je l'entends pleurer de l'autre côté du mur. S'il savait comme je suis désolé de cette situation. Mais je suis encore plus désolé de penser qu'elle est totalement justifiée. Je ne veux plus de mensonges. Plus de secret. Je veux pouvoir tout reprendre avec lui, et jamais on ne pourra y arriver si on continue de se cacher des choses comme ça. Fuir ne l'aidera pas. Ne nous aidera pas. Et moi je sais que grâce à mes souvenirs qui reviennent, je pourrai lui montrer qu'il ne m'a pas perdu comme il le pense.
Me mettant sur le ventre, la tête dans l'oreiller, je respire son odeur, qui commence malheureusement à se dissiper. Je ferme les yeux et tombe petit à petit dans les bras de Morphée.
Fin Pov Tom
Je suis réveillé par un bruit de vaiselle cassée provenant de la cuisine. Ouvrant un oeil puis deux, je m'extirpe du lit en regardant l'heure. 8h30. Fatigué, je me passe les mains sur le visage et sors de la chambre. Je vois Tom s'activer à préparer le petit déjeuner. Enfin s'activait. Là, il ramasse plutôt les morceaux d'assiette éparpillés sur le carrelage. Je le rejoint lentement et lui dit bonjour.
T: Bouges pas! Y'a des morceaux partout!
Ouais moi aussi j'ai bien dormi. Ca va ... Je lui tourne le dos et m'installe sur un des tabourets du bar. Je plaque une nouvelle fois mes mains sur mon visage et tente de me réveiller. Mais je le suis immédiatement lorsque je sens ses lèvres se poser sur le haut de mon crâne.
T: Sinon bonjour ...
Mes yeux s'écarquillent et mes joues s'empourprent rapidement. Je souris timidement et me contente de me déplacer pour l'aider à finir. Il accueille mon geste avec politesse et on s'installe en silence pour manger les pan-cake qu'il a fait.
Ce début de journée prend l'allure de celles qui constituaient notre quotidien. Et sincèrement, c'est extrêmement plaisant, limite rassurant. J'ai l'impression d'entrer dans un cocon chaud, qui vous prends au bide et qui vous donne la sensation que tout va bien. Mais cette sensation s'interromp rapidement lorsque le téléphone se met à sonner et que Tom s'exclame.
T: Jörg ! Salut ...
Je m'étouffe à moitié avec mon morceau de crèpe et attends.
T: Non, ça ne va pas être possible. Non ... Comprends qu'on travaille. Tu ne peux pas passer comme ça ... Comment ça "comment va Aurélie" ?
Je relève la tête, choqué par ce que j'entends. Ne me dites pas ... Me dites pas qu'il a OSE !! Je me lève précipitament et arrache presque le téléphone des mains de mon frère.
B: Comment as-tu pû faire ça espèce d'ordure !! Je te savais mauvais mais pas à ce point là !! Ca ne t'as pas suffit il y a 3 ans ? Tu veux absolument que tout ce merdier recommence ?!
Lorsque je l'entends rire au bout du fil je raccroche la ligne et compose immédiatement un nouveau numéro sous les yeux médusés de mon double.
Un bip ... Deux bip ... Puis une voix ensommeillée me réponds.
- Oui ?
B: P'pa ! C'est moi. Tu peux venir ... Il est revenu.
La ligne s'est retrouvée immédiatement coupée. J'ai reposé le combiné sur sa base et me suis tourné vers Tom. Blanc comme un linge.
T: Tu ... Tu peux m'expliquer ce qui se passe ?
B: ... C'est ... Compliqué.
T: JE M'EN FOU JE VEUX SAVOIR !! Ca me concerne je crois !! C'est quoi le rapport avec il y a 3 ans ? Bill !!
Il vient de me prendre par les épaules et commence à me secouer. Je ne peux pas ... Je ne peux pas lui avouer ça ... Mais les mots m'échappent.
B: Il ... Il a tenté de me tuer il y a trois ans. Voilà le rapport.
Il me lâche immédiatement et plaque sa main sur sa bouche. Et oui mon Tomi, ton cher papa biologique a tenté de me tuer lorsqu'il a compris que jamais il n'aurait de descendance. Il a toujours cru que c'était de ma faute si tu étais toi aussi devenu gay. Ou tout du moins si tu ne fréquentais plus aucune fille. Mais tu ne l'as jamais su et je ne voulais pas que tu le saches ...
B: Je suis désolé ...
