... Chapitre 24 ...

... Chapitre 24 ...
Bonjour tout le monde !!

Avant de reprendre la route (demain) je me suis attelée à répondre à vos commentaires !! Un grand merci d'ailleurs !!
Egalement, je poste le chapitre aujourd'hui. En début d'après midi je pense =) De toutes façons vous serez prévenues ^^

Je fais un rappel des différents annuaires sur lesquels se trouve Amnésie. Si vous pouviez aller dire ce que vous pensez de ma fiction, ça serait gentil. =) Je vous en remercie d'avance !!

Bises et bonne lecture
Stef


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Berlin, le 17 avril 2008




Qu'est ce que je suis en train de faire ? Bon dieu ! J'ai arrêté l'ascenceur entre deux étages, n'étant pas prêt à me confronter à lui. J'ai véritablement peur de le voir. De le revoir. Il a dû lire ma lettre. Il ... putain ! Jamais je n'aurai dû faire ça. Je ne regrette pas de l'avoir écrite loin de là, je regrette simplement de l'avoir postée !! Merde à la fin, à quoi je pensais en faisant ça ?

Mes yeux tombent dans leur reflet au fond de la cabine. Je me fais totalement pitié. J'ai encore minci, et mes joues sont creuses. Sous la tonne de maquillage je sais pertinement que j'ai le teint blafard limite cadavérique. Je suis affreux ! Pas étonnant qu'il ne veuille pas se souvenir de nous. Je renclenche la mise en marche puis compte les secondes qui me séparent encore de l'appartement. Sera-t-il là pour m'accueillir ? Sera-t-elle là avec lui ? Préférant occulter les réponses, je me contente d'attendre et sors dans le couloir, ma valise roulant derrière moi.

Je m'avance sans bruit puis me stoppe lorsque j'entends une discussion devant notre porte. J'écoute, me cachant à moitié derrière le mur. Mes yeux s'écquarquillent de stupeur ! Lui ici ? Comment est-ce possible ? Il ... Il ... J'observe rapidement Tom qui lui parle rapidement, sèchement pas moment. De voir qu'il n'est pas heureux qu'il soit là, me rassure un peu. Mais ... Mes espoirs retombent lorsque je les vois entrer dans l'appartement et que la porte se referme lentement.

Je fais alors demi-tour et m'engouffre une nouvelle fois dans cet ascenceur. Oui je fuis. Encore. Je le sais et l'assume. Ou presque. Mais je sais que je n'aurai pas le courage d'affronter cette réalité. Je sors le double des clés de ma voiture et actionne la centralisation. Je pose ma valise dans le coffre et le referme lentement. Moi qui pensais ... En fait je pensais à quoi ? J'en sais rien. Que tout allait être effacé parce que j'étais parti ? Qu'en réalité ce n'était qu'un simple cauchemar ? Je suis bien trop naïf ! Irrémédiablement, mon regard se lève sur notre étage, nos fenêtres et je le vois. Lui. Toujours identique à lui même. Ses grands tee-shirts, ses baggys. Ses casquettes aussi, tout ce qui le faisait être le seul que mon coeur ait choisi au court de ma vie. Il est posé devant la baie vitrée mais ne me voit pas. Ne me voit plus. Il se met à pleuvoir doucement mais je garde toujours la tête penchée vers le haut. Tant pis. Tant pis si les gouttes traversent mes cheveux, si elles me brouillent la vue. Tant pis car je continue de le voir Lui. C'est tout ce qu'il me manquait. Juste lui.

Mon coeur se serre lorsqu'il disparait rapidement de mon champ de vision. Une nouvelle boule se met à gonfler au fond de ma gorge tandis que je m'appuis contre la carrosserie, mouillant un peu plus mes vêtements.

- BILL !!

Je lève rapidement ma tête que je n'avais pas conscience d'avoir baissée et regarde d'où provient ce cri. Il ... Il est face à moi, en tee-shirt, limite essouflé, et la pluie lui coule sur le visage. Il est tout simplement magnifique.

B: Je ...
T: Bill putain !


Sans que je n'ai le temps de dire ouf, il se retrouve dans mes bras, la tête enfouit dans mes cheveux. Son odeur parvient dans la seconde à mes narines et j'emplis mes poumons de celle ci. Putain de merde !! Ca m'avait tellement manqué. Jamais ... Jamais je n'aurai cru qu'il allait me manquer à ce point ! Presque automatiquement mes bras se referment autours de son corps, prenant exactement sa forme. Comme s'ils avaient été créés pour lui. Seulement lui. Uniquement lui.

Combien de temps sommes-nous restés comme ça ? Immobiles, nous contentant de respirer l'odeur de l'autre ? Je ne sais pas. Je perds totalement la notion du temps avec lui. C'est comme, tomber profondément dans un trou ou plus rien ne compte et où le seul repère est les battements cardiaques de l'autre. Et les siens sont rapides. Trop rapides même. Instinctivement, mes mains montent et descendent dans son dos, cherchant à l'apaiser. Et sans même m'en rendre compte je lui murmure ce que je voulais faire taire.

B: Je suis là ne t'en fais pas.

Je crois que c'était les mots qu'il attendait car je l'ai senti fondre contre moi. Puis il s'est mis à pleurer. Doucement au début puis ses sanglots se sont fait plus violents. Tout son corps tremblait contre moi et malgré ma bonne volonté je ne savais pas comment l'arrêter. J'ai l'impression de me retrouver presque deux mois en arrière. Comme si rien n'avait changé. Comme si je n'étais pas parti ... Comme si tout ce que j'avais fait n'avais servi à rien. Peut-être qu'après tout, tout ça n'a servi à rien.

T: Tu ne pars plus hein ?


Petit chuchottement haché par de déchirants sanglots. Voilà la question que je voulais éviter car je ne possède pas du tout la réponse. Je ne sais pas quoi faire ! Lui mentir ? Hors de question. C'est inenvisageable. Et pourtant il faut bien que je lui réponde ...

B: Je ... Je ne sais pas ... Si jamais il y a encore des défilés ... Et ...
T: Bill j't'en prie ! Ne me laisses pas encore une fois ...


Il se remet à pleurer plus fort et à me serrer comme pour m'empêcher de m'enfuir. Je le fais se calmer doucement puis on se détache l'un de l'autre. Lui à regret et moi ... Moi je ne sais pas. On ne peux même pas dire, loin des yeux loin du coeur mais ... J'ai la sensation que le mien est ermétiquement fermé à tout sentiments étrangers. Il est comme vide. Il ne donne plus et ne reçoit plus rien. Est-ce un bien ou un mal en fin de compte ?

Lorsque mes yeux se portent sur mon jumeau c'est pour constater qu'il est trempé et emprunt à une colère imminente. Rien ne pourrait montrer qu'il pleurait l'espace d'une seconde avant. Seuls ses yeux rougis et gonflés le trahissent. Il se dirige rapidement vers le coffre et en sort ma valise ainsi que mon vanity.

T: Je REFUSE que tu me laisses !
B: Tom ...


Je tente de le raisonner. De lui faire comprendre que ce n'est pas aussi facile pour moi qu'il le croit.

B: Ne rends pas les choses plus compliquées qu'elles ne le sont. S'il te plait. Je ...


Ma voix s'est trouvée rapidement coupée par la sienne pleine de colère.

T: Tu n'as pas le droit !! Tu ne le peux juste pas ... Tu dois te faire pardonner d'être parti !! De m'avoir laissé comme ça. Tu as pensé à ce que j'ai ressenti quand j'ai compris que tu voulais t'éloigner de moi ? Tu étais mon repère dans le flou qu'était ma vie ! Tu étais le phare qui guidait mes pas, qui me montrait le chemin. Et pis quoi du jour au lendemain tu décides de fuir ?! Tu es parti avec la lumière !! Avec MA lumière !! Je t'en veux. Si tu savais comme je t'en veux !! Tu regrettes mon accident. Okay. Mais merde quoi !! Tu n'as rien à te reprocher !! Et surtout pas de ça. Tu devrais plus t'en vouloir de ce que tu as fait ensuite !! Tu ne te rends pas compte je crois !! Tu ne sais pas ce que ça m'a fait de me rendre compte que je n'étais rien sans toi. Même si je ne me souvenais pas, je sentais que j'avais besoin de toi. Plus que la normale. Et c'était tellement troublant !! J'étais totalement paumé et je ne savais pas quoi faire pour ne plus ressentir ça. Pour comprendre pourquoi je ressentais tout ça !

Ses larmes se sont remises à couler. La rage et la peine qu'il hurlait les rendaient encore plus difficiles à encaisser.

T: Mais tu ne peux pas décider comme ça !! Tu ne peux pas dire du jour au lendemain que tu zappes ta vie en pensant que c'est la meilleure chose à faire sous je ne sais quel critère. Je ne pouvais pas savoir !! Tu l'as dit toi-même, mais tu ne m'as pas laissé le temps ... Tu ne m'as pas donné la chance de comprendre ce qu'il nous arrivait. Ce qu'il m'arrivait. J'avais à peine conscience de ce qui se passait !! Tu dis que ta vie ressemblait à un cauchemar ? A un film d'horreur sans fin ? Imagine la mienne avec des morceaux de trou noir remplacant tes meilleurs souvenirs. Ceux qui, tu le sens, sont les plus importants de ta vie. Imagine simplement ce que ça fait !! De ne plus te rappeler où tu étais à tel moment, ce que tu y faisais. Avec qui tu étais et surtout les promesses que tu as faites.

Alors qu'il déverse sa colère, je l'écoute totalement paralysé par ses mots. Mots qui sont une réponse en échos aux miens. Ceux que j'ai écrit dans la lettre. Alors il l'a bien lu. Mes larmes me montent aux yeux. C'était une évidence, qu'il allait la lire ...

T: Et je m'en veux ...
B: Tom tu ...

T: Je n'ai pas fini Bill ! Tu t'es posé pas mal de question lorsque tu es parti ... Tu as dû trouvé les réponses maintenant. Alors qu'en est-il ? Es-tu soulagé ? Te sens-tu mieux ? J'espère que oui car pour moi ce n'est absolument pas le cas !! Je ne sais pas quoi faire pour que tu arrêtes de t'en vouloir !! Pour te faire comprendre qu'être désolé ne suffira pas !! Et surtout que oui tu sembles ne pas me connaitre comme je le croyais ...


Sa voix s'est éteinte. Et pourtant elle hurle encore à mes oreilles. Je devrai lui répondre quelque chose, un truc, n'importe quoi. Mais le seul son qui arrive à sortir de moi est un étranglement plaintif tandis que des larmes dévalent mes joues. Il avance avec mes affaires et se plante bien en face de moi.

T: Maintenant, tu fermes cette voiture et tu montes avec moi.

Totalement perdu, j'obtempère. On monte les étages silencieusement, on se contente de s'observer du coin de l'oeil. Il a peur que je parte en courant à la moindre occasion. Si seulement je le voulais ... Il pousse la porte entrouverte et se dirige dans le salon. Je le suis sans rien dire, et me pose dans la cuisine.

Dans le séjour, se trouve toujours ... Jörg. Bien qu'il soit notre père biologique, je n'arrive pas à empêcher ce frisson d'effroi lorsqu'il est là. Je tente de boire un verre d'eau le plus discrètement possible mais manque de chance ce dernier me rejoint.

J: Voilà mon deuxième fils.

Je me raidis à ces mots. "fils" ... Depuis quand n'avait-il pas utilisé cette distinction pour parler de moi ? De nous ? Je siffle entre mes dents.

B: Tu te souviens que tu en as deux maintenant ? Quelle mouche t'a piqué pour que te vienne cette illumination ?
J: Je constate que tu es heureux de me voir ...
B: Tu n'imagines pas à quel point ! Qu'est ce que tu veux ?
J: N'ai-je pas le droit de rendre une petite visite à mes deux fistons ?


Ne pas s'énerver ! Surtout rester calme. On inspire et on expire. J'ouvre la bouche pour lui répondre que la voix de Tom couvre la mienne.

T: Tu nous as vu maintenant si tu veux bien sortir, on a pas mal de chose à régler avec Bill.
J: Très bien, mais je repasserai. Je n'en ai pas fini avec toi Tom ...
T: Moi je crois que si.


Je ne peux m'empêcher de sourire fièrement, puis je les regarde se diriger vers l'entrée. Personnellement je ne me déplace pas, je n'aurai pas pû m'empêcher de vouloir lui briser le cou avant qu'il ne disparaisse dans le couloir !

Commençant sérieusement à avoir froid je me dirige dans ma chambre, sort des vêtements secs de mon armoire et me dirige dans la salle de bain. Le mieux serait que je prenne une douche mais ... Tom m'a bien fait comprendre que l'on avait pas fini de "discuter". Je prends quand même le temps de m'essuyer, puis enfile un bas de jogging trop large et un tee-shirt. Je retourne dans le salon et constate qu'il m'y attend.

Ma gorge se serre. On va encore se faire du mal à se hurler dessus. On va encore se déchirer sachant pertinement que l'un comme l'autre, nous avons de bonnes raisons de dire ou de faire ce qu'on a dit ou fait. Tentant de gagner quelques minutes, je m'exprime doucement.

B: Tu devrais aller te changer d'abord. Tu vas attraper la crève à rester dans tes fringues trempés.
T: Oui sûrement. Mais si jamais ça me garantissait que tu resterais, je préfèrerai encore les garder ...


Puis il disparait dans la salle de bain, me laissant totalement pantois dans le séjour. Je me laisse tomber sur le canapé et réfléchit à ses mots. Puis, imanquablement, une question survient: où est-elle ?
Je n'ai vu aucune de ses affaires dans la salle de bain. Ni même ici ... Rien n'indique qu'elle y est revenue depuis ...

T: Elle ne vit pas ici.

Je sursaute et fixe mon regard dans le sien. Avant ça, je me suis attardé à le détailler: son bas de pantalon tombant très bas, trop bas sur ses hanches me suggèrant ouvertement ce qui se trouve en dessous. Je déglutis bruyamment puis me concentre sur ce qu'il me dit.

T: Tu sais, j'ai vraiment essayé de t'en vouloir. Mais à chaque fois que je tentais de te hair, tout me revenait en pleine figure. Car, c'est à cause de moi que tu es partit. Parce que ... Je ne me souvenais pas.
B: Tom ... Ce n'est pas vraiment ça ... Je ...
T: J'ai lu ta lettre Bill. De bout en bout. Crois moi, ça n'a pas été simple, j'ai bien cru que j'allais arrêter en court de route. Et pourtant j'ai tout lu. Je ne pouvais pas m'arrêter. Il fallait que je comprenne ce qui t'a poussé à partir ... Et j'ai compris une chose. La vie n'a pas été juste avec nous. Tu as souffert pour nous deux. Tu as tout gardé pour toi en voulant me préserver. Tu n'aurais jamais dû subir tout ça. Et c'est là où je m'en veux de ne pas avoir été là. D'avoir brisé cette promesse que je t'ai faite il y a longtemps de ça. Bien avant mon accident.


Il s'est retourné de face à la fenêtre devant laquelle il s'était placé durant son discours.

T: Il est temps d'être honnête l'un envers l'autre tu ne penses pas ? Chacun de nous est responsable de ses propres erreurs. La tienne a été de croire que je pouvais aimer quelqu'un d'autre. La mienne a été d'avoir oublié à quel point je t'aimais.


Puis il est partit s'enfermer dans sa chambre. Sans rien ajouter de plus. Sans faire plus de bruit. J'ai juste entendu sa porte grincer avant de se fermer. Me laissant seul avec moi même toujours assis sur le canapé. Je me suis alors levé comme un robot et me suis également diriger dans ma chambre. Tel un automate je me suis glissé sous la couette. C'est alors que j'ai constaté l'odeur qu'avaient les draps. La sienne ... Mes yeux se sont fermés automatiquement et mes poumons se sont glonflés d'air. J'ai soupiré avant de me mettre encore une fois à pleurer.

Tout ça n'a servi à rien.

Pov Tom

Je me couche sur le dos et fixe le plafond. Je l'entends pleurer de l'autre côté du mur. S'il savait comme je suis désolé de cette situation. Mais je suis encore plus désolé de penser qu'elle est totalement justifiée. Je ne veux plus de mensonges. Plus de secret. Je veux pouvoir tout reprendre avec lui, et jamais on ne pourra y arriver si on continue de se cacher des choses comme ça. Fuir ne l'aidera pas. Ne nous aidera pas. Et moi je sais que grâce à mes souvenirs qui reviennent, je pourrai lui montrer qu'il ne m'a pas perdu comme il le pense.

Me mettant sur le ventre, la tête dans l'oreiller, je respire son odeur, qui commence malheureusement à se dissiper. Je ferme les yeux et tombe petit à petit dans les bras de Morphée.

Fin Pov Tom


Je suis réveillé par un bruit de vaiselle cassée provenant de la cuisine. Ouvrant un oeil puis deux, je m'extirpe du lit en regardant l'heure. 8h30. Fatigué, je me passe les mains sur le visage et sors de la chambre. Je vois Tom s'activer à préparer le petit déjeuner. Enfin s'activait. Là, il ramasse plutôt les morceaux d'assiette éparpillés sur le carrelage. Je le rejoint lentement et lui dit bonjour.

T: Bouges pas! Y'a des morceaux partout!


Ouais moi aussi j'ai bien dormi. Ca va ... Je lui tourne le dos et m'installe sur un des tabourets du bar. Je plaque une nouvelle fois mes mains sur mon visage et tente de me réveiller. Mais je le suis immédiatement lorsque je sens ses lèvres se poser sur le haut de mon crâne.

T: Sinon bonjour ...

Mes yeux s'écarquillent et mes joues s'empourprent rapidement. Je souris timidement et me contente de me déplacer pour l'aider à finir. Il accueille mon geste avec politesse et on s'installe en silence pour manger les pan-cake qu'il a fait.

Ce début de journée prend l'allure de celles qui constituaient notre quotidien. Et sincèrement, c'est extrêmement plaisant, limite rassurant. J'ai l'impression d'entrer dans un cocon chaud, qui vous prends au bide et qui vous donne la sensation que tout va bien. Mais cette sensation s'interromp rapidement lorsque le téléphone se met à sonner et que Tom s'exclame.

T: Jörg ! Salut ...

Je m'étouffe à moitié avec mon morceau de crèpe et attends.

T: Non, ça ne va pas être possible. Non ... Comprends qu'on travaille. Tu ne peux pas passer comme ça ... Comment ça "comment va Aurélie" ?

Je relève la tête, choqué par ce que j'entends. Ne me dites pas ... Me dites pas qu'il a OSE !! Je me lève précipitament et arrache presque le téléphone des mains de mon frère.

B: Comment as-tu pû faire ça espèce d'ordure !! Je te savais mauvais mais pas à ce point là !! Ca ne t'as pas suffit il y a 3 ans ? Tu veux absolument que tout ce merdier recommence ?!

Lorsque je l'entends rire au bout du fil je raccroche la ligne et compose immédiatement un nouveau numéro sous les yeux médusés de mon double.
Un bip ... Deux bip ... Puis une voix ensommeillée me réponds.

- Oui ?
B: P'pa ! C'est moi. Tu peux venir ... Il est revenu.


La ligne s'est retrouvée immédiatement coupée. J'ai reposé le combiné sur sa base et me suis tourné vers Tom. Blanc comme un linge.

T: Tu ... Tu peux m'expliquer ce qui se passe ?
B: ... C'est ... Compliqué.
T: JE M'EN FOU JE VEUX SAVOIR !! Ca me concerne je crois !! C'est quoi le rapport avec il y a 3 ans ? Bill !!


Il vient de me prendre par les épaules et commence à me secouer. Je ne peux pas ... Je ne peux pas lui avouer ça ... Mais les mots m'échappent.

B: Il ... Il a tenté de me tuer il y a trois ans. Voilà le rapport.

Il me lâche immédiatement et plaque sa main sur sa bouche. Et oui mon Tomi, ton cher papa biologique a tenté de me tuer lorsqu'il a compris que jamais il n'aurait de descendance. Il a toujours cru que c'était de ma faute si tu étais toi aussi devenu gay. Ou tout du moins si tu ne fréquentais plus aucune fille. Mais tu ne l'as jamais su et je ne voulais pas que tu le saches ...

B: Je suis désolé ...

# Posté le dimanche 19 avril 2009 04:22

Modifié le dimanche 19 avril 2009 08:11

... Chapitre 25 ...

... Chapitre 25 ...
Bonsoir tout le monde !!

A titre de comparaison, le chapitre précédent faisait environ 5 pages word taille 10. Celui ci en fait 7 pleines !!! O.O Me suis lâchée xD
Bonne lecture et dites moi honnêtement ce que vous en pensez !
Bisous tout le monde !

Stef
ps: en lien, la musique qui m'a inspiré le chap ^^


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Berlin, le 18 avril 2008
*



C'est une véritable catastrophe ! Déjà que notre vie n'était pas assez chiante et compliquée, voilà maintenant que le destin en rajoute une couche. Nous sommes à l'appartement, Tom en face de moi, Gordon à ma droite. Ils discutent calmement ... Enfin, ils essayent tout du moins.

T: Ne me demandes pas de me calmer ! Pourquoi vous m'avez caché ça ?!
G: Tom, s'il te plait. Tu aurais voulu qu'on te l'annonce comment ?
T: Je sais pas ! Avec des mots peut-être !


Son ton est sarcastique et extrêmement cassant. Ca m'en soulève l'estomac ! Je vois bien que papa tente de le calmer mais rien n'y fait. Il s'énerve de plus en plus à chaque parole prononcée par Gordon ou moi. Mes larmes montent et me piquent les yeux. J'ai même l'impression qu'avant de parvenir la frontière de mes cils, elles ont resserré ma gorge comme deux mains de fer.

B: Tom ...
T: Non c'est bon n'en rajoute pas !


Mes yeux s'écarquillent sous la surprise tandis que mes sanglots éclatent. Je ne le vois pas se lever pour se poster devant la fenêtre. Je l'entends juste hurler contre nous. Contre notre silence. Contre cet égoïsme sans nom qui nous a possédé durant ces 3 années. Je sens la main de mon père se poser sur mon épaule qui continue malgré elle à tressauter.

G: Ecoute Tom, si nous ne t'avons rien dit de cette histoire à l'époque, c'est pour la simple et bonne raison, que ... Que tu as toujours été proche de ... Ton père.
T: Ne l'appelles plus comme ça !!!


Un hoquet plaintif s'échappe de moi. Voilà pourquoi nous lui avions caché cette affaire ... Je ne voulais pas le privé de lui ...

G: Tu comprends maintenant pourquoi Bill a tout fait pour étouffer cette histoire d'aggression ? Il savait très bien, et acceptait sans peine, les relations que tu avais avec lui. Il en était heureux puisque tu l'étais. Il ne voulait simplement pas tout gâcher.

Je pose mes yeux sur mon double et le regarde. Ses yeux rencontrent les miens et me transpercent sans ménagement. Ils m'incendient le coeur d'une chaleur beaucoup trop forte à supporter. Je commence à suffoquer tant je me sens mal, oppressé. Et la distance qu'il maintient entre nous continue de me déchirer. Papa se tait mais garde toujours sa main posée sur moi. Je sens qu'il ne peut plus rien faire pour moi, que ça va être à moi de le convaincre du bien fondé de notre comportement.

Il m'embrasse la tempe avant de dire un "au revoir" très mal accueilli par Tom. J'ai peur. Il me lance un dernier regard empli de courage et de désolation. Et moi je me mets à trembler comme une feuille. Les dés sont à nouveaux jetés. Et le pire dans tout ça, c'est que là je risque vraiment de tout perdre. De le perdre encore plus que maintenant. Si cela devait arriver je crois que le seul échappatoire qu'il va me rester sera de disparaitre de ce monde pourri dans lequel je vis.

Je me lève et vais le rejoindre près de la fenêtre. Je suis juste derrière lui, proche, vraiment proche et pourtant je trouve que cette distance est encore trop grande. Mais je me retiens de la combler, trop effrayé d'essuyer un refus. Ma main frôle son dos en remontant et se pose délicatement sur son épaule. Durant une seconde, le temps s'arrête. Il me laisse profiter du calme avant la tempête. De son odeur emplissant mes poumons, inondant mon coeur et brulant tout sur son passage.

B: Tom ... Ecoute moi ...

Il s'écarte violemment de moi. Se mettant bien en face de moi. Je vois alors que ses yeux inondent son visage de larmes. Je ne voulais pas que cela se passe comme ça.

T: Bill, ferme la ! Juste ferme la.
B: Mais ... Je dois t'expliquer ... Te prouver que ... je voulais pas te cacher ça ... Mais je pouvais pas te le dire. Vraiment pas. Je ... Tu as toujours été proche de lui. Même quand on était gosses. Je disais rien, je subissais juste ses reproches de ne pas être comme toi. De ne pas être TOI. Mais j'm'en fichais, tu étais heureux et ...
T: MAIS PUTAIN TA GUEULE !!!


Il vient de cogner de toutes ses forces dans le mur et malgré ses cris j'ai clairement entendu le bruit immonde de ses os craquer contre la cloison. Se tenant la main et pleurant un peu plus, il se recroqueville sur lui même. Et malgré sa violence, je m'approche encore plus de lui. Tant pis s'il me frappe. S'il me cogne dessus pour calmer sa colère. Tant pis parce que je l'aime.

Je le prends doucement dans mes bras légèrement effrayé tout de même. Mais à ma grande surprise il ne se débat pas. De sa main valide, il empoigne mon tee shirt et pleure dans mon cou. Je tente de l'apaiser, de calmer ses sanglots. Mes mains vont et viennent dans son dos secoué par les accélérations saccadées de sa respiration. Je me mets lentement à chanter ce que mon coeur hurle depuis des mois ...


Can you forgive me again ? Peux tu me pardonner encore ?
I don't know what I said Je ne sais pas ce que j'ai dit
But I didn't mean to hurt you Mais je ne voulais pas te blesser.

I heard the words come out J'entendais les mots sortir
I felt that I would die Je sentais que je voulais mourir
It hurt so much to hurt you C'est tellement blessant de te faire mal

Then you look at me Puis tu me regardes
You're not shouting anymore Tu ne cries plus
You're silently broken Tu souffres silencieusement

I'd give anything now Je donnerais n'importe quoi maintenant
To kill those words for you Pour effacer ces mots que je t'ai dit.

Each time I say something I regret I cry I don't want to lose you. Chaque fois je dis quelque chose que je regrette, je pleure « je ne veux pas te perdre ».
But somehow I know that you will never leave me, yeah. Mais d'une façon ou d'une autre, je sais que tu ne me quitteras jamais, yeah.

'Cause you were made for me Car tu es fait pour moi
Somehow I'll make you see D'une façon ou d'une autre, je te montrerai
How happy you make me Combien tu me rends heureux

I can't live this life Je ne peux pas vivre ma vie
Without you by my side Sans toi à mes côtés
I need you to survive J'ai besoin de toi pour survivre.

So stay with me Alors reste avec moi
You look in my eyes and I'm screaming inside that I'm sorry. Regarde moi dans les yeux et tu verras que je crie pardon à l'intérieur

And you forgive me again Et tu me pardonnes encore
You're my one true friend Tu es mon seul véritable ami
And I never meant to hurt you Et je n'ai jamais voulu te blesser.



Lorsque je m'arrête, je sens sa main me repousser doucement. Je m'écarte alors de lui et le regarde. Ses yeux se sont arrêtés de pleurer et ses larmes ont séché sur ses joues mais son regard est toujours aussi vide. Triste. Totalement absent. Le mien dérive sur ses lèvres. Rougies faute d'avoir été trop mordues, entrouvertes faute de vouloir se fermer, tentatrices faute d'avoir été si longtemps délaissées.

Instinctivement, les miennes se trouvent être maltraitées par mes dents. L'attraction est forte, trop forte. je n'ai qu'une envie : y regouter. Tout mon corps se souvient de la saveur qu'elles dégageaient, leur goût légèrement sucré, leurs contours ourlés et délicieux. Un frisson me prend alors que je me perds dans ce souffle qui balaye lentement mon visage. Ces effluves chaudes gorgées de café que j'inhale avec envie.

Lorsque mes yeux rencontrent à nouveau les siens, c'est pour constater qu'il oscille lui aussi entre mes lèvres et moi. L'ambiance vient de basculer passant d'une tension beaucoup trop palpable et explosive à une humeur plus intime... Mon visage tend à se rapprocher du sien, il veut se sceller, se retrouver plus proche qu'il ne l'est déjà. Il veut combler ce manque devenu trop grand avec le temps. Mais alors qu'il bouge encore de quelques centimètres, une peur irraisonnée survient et bloque tous mes gestes. Ma respiration se coupe laissant maintenant le choix à Tom de ce qu'il va se passer ou non. Lui seul peut décider de combler ou non cette infime distance qui perdure entre nous. Moi, je ne suis plus capable de rien, sinon d'attendre.

Sans le voir, je sens sa main caresser lentement mon bras, m'envoyant par la même occasion des milliers de décharge dans tout mon corps. Mon pouls s'accélère et devient de plus en plus irrégulier. Je m'étonne moi même que mes membres ne se soient pas encore mis à trembler. J'ai l'impression de tout découvrir. De tout redécouvrir. Que tout est nouveau. Et très franchement, j'suis littérallement paumé. Mes sens sont en alerte complète et une boule d'appréhension gonfle lentement au creu de mon ventre. Je m'abandonne dans cet océan chocolat, dans ces prunelles que je vois prendre vie peu à peu. Je les vois s'illuminer lentement, discrètement, pudiquement.

Et comme si toutes mes forces venaient de disparaitre, je sens mes muscles fondre, me faisant m'appuyer contre le corps de Tom, toujours assis au sol. Je n'ai jamais pu résister à ce regard. Un regard enfantin, perdu, qui ne cherche que le soutien, la preuve d'amour. Et j'en ai à revendre. Caché là au fond de moi. Il attend de pouvoir tout reprendre comme avant. L'aimer, l'aimer à en crever. Je ne veux pas briser ce drôle de moment, mais je ne peux pas m'empêcher de chuchotter.

B: Tom ...

Il ne me répond pas, plantant juste ses yeux dans les miens. Ce contact m'électrise et devient de plus en plus fort lorsque son visage se rapproche du mien. Sa main s'est posée sur mon épaule et si accroche, comme pour me prouver que je ne suis pas en train de rêver. Et je ne peux que soupirer de bien-être lorsque sa bouche se colle lentement à la mienne. Elle est timide mais possessive. Tom emprisonne ma lèvre inférieure entre les siennes et l'aspire doucement. Je ne suis plus que gémissement, mon ventre se tord alors que l'on a juste nos lèvres collées l'une à l'autre. Je tente de bouger légèrement lorsqu'il se recule brusquement en geignant. Je rougis, pris en faute et vais pour me relever. Mais je comprends qu'en réalité, c'est la douleur à sa main rougie et maintenant gonflée, qui a brisé notre baiser. Evitant son regard, je l'attrape doucement et passe délicatement mes doigts dessus. Il se met à frissoner et retient tant bien que mal un cri de douleur. Je l'oblige à se relever.

B: Il .. Il faut que tu ailles te faire osculter. Si ça se trouve tu l'as cassé. On ... On va aller s'habiller ..

Mes mots sortent mal. J'suis tellement mal à l'aise. Gêné au possible. Et lui ne parle pas. Ne cherche même pas à le faire d'ailleurs. Je m'enfuis littéralement dans ma chambre, ferme la porte et m'appuie contre elle.

POV Tom

Je vois clairement qu'il veut m'embrasser, et je devine qu'il a peur de le faire. Et je sais que de toute façon, c'est à moi de faire le premier pas. De lui montrer que tout est normal. Que tout est redevenu normal. Doucement, je m'approche de son visage et pose mes lèvres sur les siennes. Ce contact m'a tellement manqué. J'aspire délicatement sa bouche et je l'entends gémir ... Mais je casse brutalement cet échange lorsqu'une violente douleur me parvient de ma main.

Ses yeux s'excusent tandis que lui s'embrouille dans ses mots. Je n'ai même pas le temps de redescendre sur Terre qu'il s'est déjà enfermé dans la chambre. Je souris comme un niais et me dirige vers la porte. Je frappe doucement et attends qu'il me réponde. Mais je n'obtiens rien. J'ouvre alors lentement le battant et le vois recroquevillé derrière le lit. Je perds mon sourire et m'approche de lui. Il reprend sa litanie d'excuses ...

B: J'suis désolé ... J'suis vraiment désolé. Sois pas en colère s'il te plait ...

Je m'accroupi face à lui et pose ma main sur son genou.

T: Ca va aller ... Ca va aller.

Ma phrase est à double sens mais je pense qu'il ne va pas le comprendre comme tel. Je ne lui en veux pas ... Loin de là, je me reproche surtout le fait de n'avoir rien vu. Rien compris et rien deviné. Je me relève et lui tends la main pour qu'il fasse de même. Il ne l'attrape pas et fuit mon regard en allant directement devant le dressing. Je baisse la tête et sors pour aller me chercher des vêtements, que j'enfile tant bien que mal. Une boule au coeur ...

Je porte un oeil à ma main et celle ci a prise une horrible teinte bleue. J'ai vraiment tapé fort ...

B: Tom ? Tu .. Tu es prêt ?

Je me retourne et constate qu'il m'attends dans l'encadrure. J'hoche simplement la tête et lui emboite le pas. Il marche rapidement dans le couloir menant à l'ascenceur. Il m'évite, me fuit et pourtant il se retrouve coincé dans la même pièce que moi ... Le rendant encore plus mal à l'aise que toute à l'heure. Pourquoi ? Pourquoi a-t-il autant peur de moi ? Pourquoi se sent-il aussi mal ?

T: Bill ? Est ce que ça va ?
B: Hein ... ah euh oui oui ... Ta main ? Pas trop ...
T: Rooooh mais on s'en fout de ma main ! Toi, je veux savoir comment tu te sens TOI !


Il sursaute et plonge son regard dans le mien. Ses yeux s'excusent encore une fois mais il ne dit plus rien. Il sort rapidement de la cabine et se dirige vers la voiture. Je soupire, las et grimpe à ses côtés. Plus aucun mot n'est échangé jusqu'à l'arrivée à l'hôpital. N'arrive-t-il pas à lire à travers mes yeux comme avant ? Ne ressent-il plus ce lien si fort qui nous unissait ? On attérit dans la salle des urgences et on explique en omettant certains détails, le comment du pourquoi ma main ressemble à un gant de boxe.

Je suis rapidement pris en charge par un médecin, alors que Bill va s'assoire sur une chaise. Je me stoppe et le regarde en froncant les sourcils. Alors quoi ? C'est tout ? Il veut vraiment qu'on ne fasse plus comme avant ? Ma tête se met légèrement à tourner tant le choc émotionnel qui se profil est fort. Sa réaction ne se fait pas attendre, ses mains fines se referment sur mon bras ...

B: Tom ! Tomi, t'es sûr que ça va ?

Alors que le médecin se rapproche de moi, je me penche vers lui et pose ma tête sur son épaule.

T: Maintenant oui ...

J'aggrippe sa main et suis le docteur. Il reprend un peu confiance en lui et entre à ma suite dans le box. Je m'assois sur le lit et attends. Il me demande de lui montrer dans quel état se trouve mes doigts et au vu de sa tête, je comprends que j'ai vraiment dû taper fort. Il note sur son ordinateur une demande en salle de radiologie. Et lorsque j'en reviens avec les résultats sous le bras, c'est pour me faire engueuler d'avoir voulu me battre avec un mur !

Je ne réponds rien et attends qu'il ait fini de préparer son nécessaire à plâtre. Euuuh, j'veux bien qu'on m'immobilise la main mais de là à avoir un plâtre ... Je n'ai apparament pas le droit de protester et attends donc qu'il ait terminé. Je sers plusieurs fois les dents lorsqu'il m'oblige à bouger un peu mes doigts. Bill renforce alors sa prise sur moi. Je me tourne vers lui, et remarque son sourire timide. Je le lui retourne et attends patiemment que l'on se retrouve tous les deux.

Fin POV Tom


Je lui tiens la main, pour le réconforter tout d'abord, mais pour me rassurer également. Pour me prouver à moi même que je ne suis pas en train de rêver. J'ai l'impression d'être dans un autre monde. Monde dans lequel rien de ces derniers mois ne se serait passé. Je regarde le médecin lui empaqueter la main dans la résine bleue. Puis je ressere sa main dans la mienne tentant de lui montrer que je suis là et que si je le pouvais je lui prendrai une part de sa douleur.

On ressort en remerciant le docteur, puis je relache sa main pour aller payer les soins à l'accueil. Mais dès lors que je m'appuis contre le plan de travail, je sens un poids sur moi, me plaquant un peu plus contre le bois. Je tourne rapidement la tête et constate qu'il ne s'agit que de Tom, qui aparament est d'humeur très câline aujourd'hui. Je rougis et lui souris et me reconcentre sur ce que me dit la demoiselle.

Une fois dehors, on se regarde d'abord avant que je ne prenne la parole.

B: Tu te sens capable d'aller travailler ?
T: Oui t'en fais pas. j'en ai vu d'autre.
B: Peut-être, mais il est hors de question que tu poses ta main sur un appareil le temps que ça guérisse.
T: Bill ! Et je fais comment pour bosser ?
B: Ben tu bosses pas ... Et compte sur moi pour te surveiller !


Je lui fais une petite grimace avant de dévérouiller la voiture une nouvelle fois. Il rit et me rejoint. Il me regarde de ses yeux rieurs et tente de me faire changer d'avis. Mais ça ne marchera pas ! Ou pas !

B: Tom, arrête de me regarder comme ça ! C'est pour ton bien que je fais ça ...
T: Ouais pour ce que ça donne au final hein, vaudrait mieux que tu arrêtes ...


Ouch là ça fait mal ! Mon sourire se fane et disparait aussi vite qu'il est arrivé. Je baisse la tête mais une main me relève le visage.

T: J'suis désolé. Je ne voulais pas dire ça, c'est sortit tout seul. Désolé ...
B: Non ne t'excuses pas. J'ai fait pas mal d'erreur et crois moi j'm'en veux assez comme ça, alors s'il te plait, ne t'excuses pas.
T: Bill ...


Il n'ajoute rien et c'est tant mieux. Je sors de la place de parking et prends la direction de la boite. Nous sommes en retard d'au moins une heure, mais l'avantage d'être son propre patron, c'est qu'il n'y a personne pour vous engueuler. On pénètre en silence dans l'ascenceur lorsque mon cellulaire se met à sonner. Georg. Je le dis à Tom et décroche.

B: Oui ?
Ge: Bonjour, c'est pour te dire que les photos des shoots sont arrivées. Tu veux que je te les amène à l'appartement ? Comme ça tu les regarderas quand tu auras le temps.
B: Non c'est bon, nous sommes dans l'ascenceur là ... On arrive.
Ge: Oh ! Ok, dis, je sais que ça ne me regarde pas mais je m'inquiète ... Ca va mieux vous deux ?


Je plonge mon regard dans celui de mon jumeau et fond litérallement devant tant de sentiments.

B: Oui. Oui je pense que "mieux" est le bon mot.

Je n'ajoute rien et raccroche alors que le Ding nous indique que nous sommes arrivés au bon étage. Nous sortons sans bruit et nous dirigeons vers notre bureau. Cette sensation me donne est de sauter et de sourire comme un véritable débile. On se fait saluer par tous nos employés et collègues. Puis, je m'installe derrière mon bureau. Il s'installe en face de moi, sur son fauteuil géant. C'est décidé, envie de sourire. Je consulte mon agenda et constate que j'ai un shooting à faire dans nos locaux. Et ce dans ... 30 minutes.

B: Béb ... Tom ?

Foutu labsus ! Je m'emballe sûrement pour un rien encore. Et plutôt que de me ramasser à la cuiller je vais éviter de dire n'importe quoi !

B: J'ai un shoot dans 30 minutes, aparament tu étais le photographe, mais va falloir qu'on te trouve un remplaçant ... et vite si on veut pas être en retard.
T: Oui, on va faire vite. Mais ne compte pas sur moi pour regarder quelqu'un d'autre faire mon boulot ! Je ne peux peut-être pas porter mon appareil mais il y a une chose magnifique appelée Trépieds.


Il sourit, fier de sa réplique et se lève pour sortir. Je soupire, il a toujours été une véritable tête de mule ! Même avec une main cassée il va bosser. Va falloir que je l'assome pour qu'il se tienne tranquille. Moi qui pensais pouvoir reprendre une routine lentement ... Là j'ai tout d'un coup ... on s'embrasse le matin même -rien que d'y penser je rougis encore-, et on fait -presque- comme si tout était normal. Je sais bien que j'ai beaucoup de retenu. Je le sens mais je ne peux pas m'en empêcher. J'ai toujours cette peur de retomber de mon nuage sur lequel je me trouve quand je suis avec Tom.

T: Bon alors ! Tu viens ?

Je me lève et le suis rapidement. J'appréhende cette séance quand même mais ne dis rien. Je passe rapidement entre les mains de la coiffeuse et de la maquilleuse et regarde distraitement le portant. Encore et toujours le même style de vêtements. J'enfile rapidement un ensemble et me regarde dans la glace. Immonde, je suis totalement affreux. Je flotte dans le pantalon. Tom frappe et entre doucement. Il regarde la catastrophe que je suis, je le vois serrer les dents. Je baisse le regard et rougis alors qu'il ressort. Je termine rapidement, aidé d'une assistante et me place sur le pouf blanc au milieu de la salle.

Lorsque je lève le regard, c'est pour croiser les dizaines de ceux présents. Tous me regardent avec une certaine pitié. Cette façon d'observer les lignes beaucoup trop anguleuses de mon corps. Les apparitions saillantes de mes os. Tout ce qui prouve que je suis bien trop mince pour ma taille. Je bouge selon les demandes de mon frère alors qu'il prend tant bien que mal ses photos. Mais je suis de plus en plus mal à l'aise. Cette situation, totalement irréaliste, ces vêtements, trop grands pour moi, cette peur, étouffante. Malsaine. Et paralysante. Je sens monter une crise d'angoisse alors que je sais gérer le stress en général. Tom me réprimande lorsque je fais des gaffes mais je n'arrive pas à contrôler mes membres. Il hurle encore une fois, alors que j'ai failli tomber tellement ma tête me tourne, je sens encore plus le regard des autres sur moi.

T: Bill ! Tu peux te concentrer !?
B: Ui


Ma voix n'est qu'un murmure. Ses yeux me sondent avant qu'il n'hurle de nouveau.

T: OK ! TOUT LE MONDE DEHORS !!!

Je les regarde sortir un par un de la salle. Certains sont réticents, d'autres ne comprennent pas. Moi je suis un mélange des deux. Me retrouver seul avec Tom me fait peur. Je ne devrai pas et pourtant. Il ferme la porte derrière le dernier assistant et mon coeur accélère sa course dans ma poitrine. Je suis obligé de m'assoir lorsque ma vision se trouble alors que je compte à quand remonte mon dernier repas. J'hoquète de stupeur lorsque j'arrête mon calcul sur le chiffre 5. Cinq jours que je n'ai pas vraiment mangé. Juste grignotté deux trois cochonneries riches en sucre pour tenir le rythme.

Tom s'approche de moi et pose sa main sur mon épaule. Son contact me fait frissoner alors que je meurs dans cette salle surchauffée.

T: Est-ce que ça va ?
B: Hum ... Non pas vraiment.
T: Qu'est ce qu'il s'est passé ? Tout à coup tu as perdu tous tes moyens, ça ne te ressemble pourtant pas.
B: Je ... Je sais pas. J'me suis senti oppressé, le ... le ...


Les mots ne sortent pas. Ne veulent pas sortir. Car je sais qu'il va encore se mettre en colère contre moi. Et je ne le veux pas. Je ne peux pas lui avouer que ce qui m'a le plus gêné était le regard des autres ! Pour un mannequin ça serait vraiment une putain de grosse blague pas vraiment drôle !

T: C'est la façon dont ils te regardaient n'est ce pas ? Cette façon de te dévisager. De t'observer. Tu avais l'impression qu'ils voyaient au travers de tes vêtements, qu'ils décelaient le moindre de tes défauts malgré qu'ils étaient enfouis au fond de toi.

Il se déplace durant son monologue faisant courir sa main sur mon dos. Je suis totalement sous le choc !

T: Ou alors, c'est le fait que tu te rendes compte à quel point tu es maigre. Qu'en dis tu ? Ne serait-ce pas le noeud du problème ?

Mes yeux s'emplissent de larmes, il ... il a cerné ce que je ressentais. Sans même que je ne parle. Une envie de m'enfuir me prend alors je me dégage de son emprise et me dirige loin de lui.

B: Je suis ... immonde. Affreux à regarder ... Je ... Je vais arrêter ... De ...
T: Tu veux arrêter quoi ? Le métier qui te plait ? Je ne te comprends pas Bill ... Tu as tout ce dont tu rêves. Tu as travaillé dur pour te faire une place, un nom. Et tu voudrais arrêter ? Pour quelles raisons ? Ne me sors pas la carte du physique, ton corp est clairement ce qu'attendent les journaux. Un corps fin, anguleux, tentateur au possible ...


Sa voix s'est faite plus douce tandis que mon cerveau s'embrouille. Que cherches-tu à faire Tom ? Qu'attends-tu de moi ?

B: Ce ...
T: Mais ce n'est pas celui que je te préfère ? Ose le dire !
B: Tom ...
T: Putain Bill ! Je pensais avoir été clair hier !


Il vient de me rejoindre rapidement et de me plaquer contre le mur. J'hoquète sous le choc et plonge mon regard affolé dans le sien, calme. Je suis totalement perdu, effrayé, paniqué.

T: Dis le ! Dis ce que tu penses au fond de toi, là maintenant !

Mes larmes dévalent mes joues rougies. Mon coeur veut sortir de ma poitrine tellement il bat vite. Il en devient extrêment douloureux. Mes lèvres s'assèchent lorsque je pense à ce qu'il me demande de dire. Ses bras me serrent fort au niveau de mes épaules. Je suis complètement pris au piège entre lui et la cloison.

T: DIS-LE !!
B: Je ... Je t'aime Tom.


J'éclate alors en sanglot. Soulagé de l'avoir dit. Mais appeuré pour la même raison. Car ... Car j'ai l'impression que pour lui, ces mots n'ont plus le même sens que quand je les lui disais après son réveil. Je n'ai pas le temps de tergiverser longtemps que mes yeux se ferment. Peur, angoisse, amour, dépendance. Tout se mélange et me font me sentir étrange. Cotonneux, lointain, comme de plus en plus absent. La même sensation que j'ai de le perdre ...

T: Bill, regarde moi ! Je suis là maintenant, tu vois. Je suis là. Non tu ne vas pas me perdre ... Plus maintenant ... Plus maintenant ...

Il ponctue sa phrase en plaquant sa bouche à la mienne. Mes bras s'accrochent à son tee-shirt, seul moyen que j'ai de garder les pieds sur Terre. Le même baiser que ce matin se répète. Doux et désireux en même temps. A la différence que tout son corps se colle au mien. Je pleure toujours mouillant notre échange et lui donnant un goût de sel. Et alors que je pense qu'il va se décoller et arrêter, il s'écarte seulement pour me murmurer quelques mots ... « Moi aussi je t'aime » Avant de reprendre possession de moi. Je gémis doucement et il en profite pour venir carresser mes lèvres de sa langue. Je frissonne, totalement alerte de ses attentions. J'ouvre un peu plus ma bouche pour que mon muscle puisse aller retrouver le sien. Ils se touchent délicatement, timidement, fébrilement. C'est une totale redécouverte de l'autre. Comme après une longue absence. Je redécouvre le goût de Tom, sa saveur, son odeur. Je pousse un peu plus et entre en contact avec ses dents. Je glisse dessus ne m'y attardant pas et caresse rapidement son palai. Il a toujours aimé que je le fasse et ... Sa réaction ne se fait pas attendre. Il frissone contre moi tandis que je passe mes mains dans son dos. Un lent ballet s'amorce alors que je laisse échapper un cri plaintif.

Ce baiser a le goût du renouveau, la saveur d'un futur plus beau, un nouveau parcours qui sera fait à deux. Il sonne comme un adieu à cette vie triste emplie de solitude. Et je ne peux pas m'empêcher de pleurer ... Lui que j'aime en train de m'embrasser et moi dans ses bras, contre lui, à l'aimer à en crever !


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foliie-meurtiiere: Oui tu n'avais pas deviné mais tu n'étais pourtant pas si loin que ça. Tu n'avais pas l'action mais tu avais le personnage. C'est plus que ce que d'autre avait ! ^^
Bisous !

Merci à sgcmiaou; os-yaoi-hp-dm; ma-vie-avec-th-3x; thxannuairexyaoi; toi-moi-et-eux-nous-deux; feeblondiinette; fic--bill-and-tom; fiction-tokio-hotel901; Eliz ..

# Posté le lundi 25 mai 2009 12:16

Modifié le lundi 29 juin 2009 14:22

... Chapitre 26 ...

... Chapitre 26 ...
Bonjou tout le monde !!


Bonne lecture et dites moi honnêtement ce que vous en pensez !
Bisous tout le monde !

Stef


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Berlin, le 19 avril 2008





Mon corps est endolori et presque immobile. Je veux bouger, mais mes muscles sont trop douloureux. J'ouvre difficilement un oeil mais le referme tout aussi vite. La lumière du soleil m'agresse et me fait grogner. Aucun son ne filtre, rien ne s'élève. Juste le bruit sifflant de ma respiration qui se fait de plus en plus rapide. Mes paupières se soulèvent lentement de nouveau et me permettent de m'adapter à la forte luminosité. Lorsque mes iris rencontrent des murs, vitres et autres mobiliers une question me vient.
Où suis-je ?

Les parois sont lisses, blanches. Totalement immaculées. Rien n'a jamais sali ces parois si droites. Elles en deviennent irréelles. Je bascule ma tête sur le côté et ne vois rien d'autre que du blanc. Encore du blanc. Inspirant un grand coup je tente de me relever. Lorsque je me retrouve assis, ma tête tourne violement me forcant à fermer les yeux et à me cramponner au matelas. Je regarde, alerte, ce qui m'entoure et qui m'est inconnu. Je ne reconnais pas cet endroit, cette atmosphère beaucoup trop calme. Comme si tout était ... mort. Je me déplace lentement et je sens mes cheveux voleter sur mes épaules. Je ne sens que très peu le sol sous mes pieds pourtant nus alors qui devrait être froid.

Je m'approche doucement de la fenêtre et observe à l'extérieur. La luminosité est trop forte, tout est blanc à l'extérieur, je ne vois rien. Je m'éloigne et me tourne vers la porte. C'est vraiment étrange. Il n'y a aucun bruit, aucun signe qui m'indique où je suis. J'abaisse lentement la poignée et ouvre la cloison. Je sors pour me retrouver dans un couloir. Il ressemble vaguement à celui de l'hôpital. Je tourne sur moi même avant de prendre sur ma droite. Un sentiment de tristesse et d'incompréhension me prend. Je n'ai rien ni personne pour répondre à mes questions. Je marche toujours aussi lentement dans ce dédalle trop blanc. Trop vide. J'ai même l'impression qu'il est sans fin.

Je m'arrête un instant et pose ma main sur le mur, cherchant mon air dans cet endroit beaucoup trop silencieux pour moi. A un moment un bruit de pas se fait entendre et s'approche. Je scrute la venue de cette personne, avide de réponse à mes trop nombreuses questions. Et d'ailleurs ce n'est pas une mais deux personnes qui s'approchent à pas rapides sur ce carrelage. Je les percois plus que je ne les vois. Une fois qu'ils sont assez proches de moi, je peux entendre leurs voix ...

- Il est arrivé ici dans un état critique. Trop ... Même. Je ne sais pas si nous arriverons à le sauver ...

La voix du médecin est calme malgré les paroles peinibles qu'il prononce. Elle a le même timbre que celle de Mark. Les années de métier lui a permis de laisser de côté les sentiments et de ne prévilégier que le professionnel. Ce n'est pas le cas de la personne qui l'accompagne.

- Mais ... Mais. Comment ça vous ne pouvez rien faire ? Il .. Il y a forcément un moyen ... Je sais pas ...

Tom ! C'est la voix de Tom !! Je ne comprends pas ! Que fait-il ici ?

- On pourrait le nourir de force. Obliger son corps à reprendre des forces. Petit à petit. Ca serait très long ... Et sans aucune garantie. Il ... Il est vraiment faible Tom. Son organisme n'en peut plus. Il est épuisé avant l'heure. L'alcool, le stresse, les fêtes, son travail, la sous nutrition, la fatigue aussi ... Tout ces excès bénins pris un par un et qui en fin de compte font qu'au final, ils causent bien plus de dégâts qu'on ne l'imagine.
- C'est de ma faute tout ça. Je n'ai rien vu. J'voudrai tellement faire marche arrière, être là près de lui. Comme avant.


Je me mets bien face à eux et attends. Ils vont bien finir par me voir, là, planté au milieu du couloir. Mais ils se retournent en se mettant à courir lorsqu'un bip strident se met à hurler dans le silence. Je me mets à les suivre aussi rapidement que me le permettent mes muscles de plus en plus douloureux. J'entre dans une pièce plus colorée que tout ce que j'ai vu depuis mon réveil. Pas de soleil aveuglant, pas de mur blanc, juste un lit sur lequel repose un corps immobile. Des fils un peu partout branchés à ce dernier. Juste une ... chambre enfermant un corps en fin de vie.

Maintenant la question que je me pose c'est ... qui Tom est-il venu voir ? Je me mets à le questionner.

- Tom ? Tom qu'est ce qu'il se passe ? Qu'est ce que tu fais ici ? Et qu'est ce que je fais là aussi ?

Je n'obtiens aucune réponse. Juste un cri plaintif de lui. Je porte mon regard sur mon jumeau, dans les bras de notre père. Enfin .. De Gordon. Merde mais c'est quoi ce bordel !

- J't'en prie Tom, soit fort ! Il ne voudrait pas te voir comme ça ... Soit fort ...
- Mais c'est ma faute tout ça ... Ma faute. Si j'l'avais pas embrassé dans la salle de shoot, si on nous avait pas surpris, il n'aurait pas été aussi gêné, il n'aurait pas eu autant peur du regard des autres du fait de mon amnésie. Il n'aurait pas cherché à s'enfuir de l'agence ... Il ... Il serait encore là près de moi ...
- C'est pas ta faute !


Mais de quoi il parle ? Une douleur me prend au niveau du crâne ...

Flashback


B: Tommm ... Tomi. On ... On peut pas faire ça ici ... Si jamais les ...

Il me rend fou. Son odeur, son corps, son poids sur moi.

T: On s'en fout des autres. Je les ai fait sortir ...

Il appuis un peu plus son bassin contre le mien.

B: Humm .. Nom de dieu !

Je m'aggrippe un peu plus à ses épaules alors que ses lèvres viennent embrasser ma jugulaire. Je sens mon coeur battre n'importe comment. Mon ventre veut exploser, et mes paupières s'ouvrent et se ferment sans arrêt. Je vais claquer.

T: Je t'aime Bill ... Je t'aime.

A ces mots, de nouvelles larmes se mettent à couler. Mais au lieu de nous arrêter, elles ne font que nous rapprocher un peu plus. Mes mains descendent de son cou pour se faufiler sous son tee shirt, elles parcourent le bas de ses reins, passent lentement sur ses hanches et frôlent délicatement ses abdos.
Je suis totalement plaqué contre ce mur, étouffant sous l'amour qui coule dans mes veines et pourtant, je ne me suis jamais senti aussi vivant que maintenant.

Je commence à rouler du bassin sans vraiment comprendre ce qui se passe. C'est juste ... Mon corps qui répond au sien. Il grogne dans le baiser et ça ne fait que nous exiter un peu plus. Je sens ses doigts s'ouvrir sous mes fesses et appuyer dessus me faisant monter contre lui. Je me retrouve donc dans ses bras, dos au mur, totalement dépendant de lui. De lui tout entier. Il donne un coup vers le haut et je suis obligé de me mordre la langue pour étouffer le cri qui veux s'échapper de ma gorge. Je frissonne, tremble, attends. Je pose ma tête dans le creux de son cou et souffle lentement.

B: Tu ... Tu m'rends dingue Tomi. Tu ... Je t'aime.
-: Les mecs qu'est ce que vous ... Oh merde !


Je me détache rapidement de Tom. Merde merde merde !! Je plonge mon regard affolé dans le sien et panique. Ce sentiment s'amplifie alors que mes jambes se mettent à courir d'elles même pour me faire sortir de cette salle. Sortir de ce batiment. Sortir de cette vie.

Fin Flashback


Je reviens à la réalité. Enfin dans cette chambre où un faible chuchottement médical se fait entendre, hurlant aux oreilles des personnes présentes. Mon regard se pose sur Tom. Sur cet homme qui fait battre mon coeur. Qui fait naitre mon bonheur ...
Je me rapproche de lui et tente de poser ma main sur son épaule, sauf que mes yeux se posent sur le corps étendu dans les draps blancs. J'hurle de stupeur lorsque je me vois, moi, étendu là, tout blanc, tout raide ! Merde ! Putain de merde ! C'est un cauchemar que je suis en train de faire, il n'y a pas d'autre explication. Une violente douleur me vrille la tête lorsqu'un médecin passe sa lampe torche sur mes yeux.

- Il n'y a plus aucune réaction ... Nous ... Nous sommes désolés monsieurs Kaulitz ...
- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!


J'halète, tremblant et pleurant à chaude larme. C'est pas possible ! Je ne peux pas être ... mort !! Mon corps est secoué énergiquement, et moi ... moi je geins car je ne sens rien.

- Biiiiill !! Bill t'as pas le droit !! Tu peux pas m'faire ça !!

Non Tom tais toi j't'en prie !

- Réveilles toi ... J't'en supplie réveilles toi !!! Je fais quoi sans toi moi ?!

Je sens mon coeur s'emballer. Et comme si je sortais de l'eau, je prends une grande inspiration, gonflant au maximum mes poumons. Mes membres me font mal ... Vraiment mal.
Je tente de m'approcher de Tom, de lui faire sentir ma présence mais je suis comme aspiré ... Je recule. De plus en plus. Sortant de cette chambre. Reculant encore dans ces couloirs ... Je ne peux pas mourir ! Non ! Je sursaute et tente de me raccrocher à ce que je peux, mais cette sensation de tomber continue de s'emplifier. Et lorsque je rencontre le sol dur et froids je ne peux pas m'empêcher d'hurler ...

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!

Je me redresse dans ... mon lit. Il fait encore nuit, je tourne la tête vers mon réveil et constate qu'il n'est que o2hoo du matin. Lorsque je rencontre mon environnement habituel, me confirmant qu'il ne s'agissait que d'un cauchemar, je retombe lourdement contre mes oreillers. J'essuie mon vasage transpirant et tente de calmer ma respiration.

Je tends l'oreille et guette un bruit m'indiquant si Tom s'est réveillé ou non. Je ne sais pas si j'ai hurlé seulement dans mon rêve ou si les sons ont dépassés mes lèvres. Mais au vu du silence qu'il règne, j'en déduit que le seul hurlement qui s'est fait entendre est celui de mon coeur. Je sors de ma chambre en silence et me dirige toujours aussi fébrile de ce cauchemar dans la cuisine. Appuyé au bar se trouve Tom.

B: Tu ... Tu ne dors pas ?

Ma voix n'est qu'un murmure, ne voulant pas briser le calme qu'il règne dans l'appartement. Et surtout pour ne pas lui faire peur. Il relève la tête et me contemple.

T: Non. Mauvais rêve.
B: Toi aussi ?


Je suis surpris mais ne dit rien. Il me tapote le siège à côté de lui, m'invitant à m'y installer. Chose que je fais sans broncher. Il me tend sa tasse fumante de thé ... Je la prends et en le remerciant et en bois une gorgée. Je la lui rends après quelques minutes.

B: Tu veux en parler ?
T: Hum ... J'sais pas trop. J'aime pas parler de mes cauchemars ... Surtout quand ils ne concernent pas que moi.
B: Oh ... Okay.


Ca fait mal.

T: Ne va pas croire que je n'ai pas envie de te le confier, c'est juste que ça le rendrait ...
B: Réel ?
T: Ouais. Et le tiens ?
B: ... Je ... Je mourrai en fait.


Je n'ai rien à cacher sinon ma peine. Il lutte déjà pour retrouver une vie normale, je ne vais pas y rajouter mes sentiments un peu trop débordants. Cependant, je ne peux pas garder ce mauvais rêve pour moi ... J'peux vraiment pas.

T: Mais comment ?
B: Trop fatigué ... Trop épuisé ... Trop maigre. Et surtout trop seul. J'étais allongé sur un lit de mort à l'hôpital ... Tu étais là et Gordon aussi ... Le médecin listait mes problèmes de santé les uns après les autres et moi j'étais à côté de toi à te parler mais tu ne m'entendais pas ... J'étais déjà ... Partit.
T: Ce n'était qu'un cauchemar Bill ...


Il tente de me rassurer en me frottant le dos. Doucement, mes sens s'éveillent. Mes sens m'éveillent. Le souvenir de notre baiser dans le studio me revient en tête, faisant monter la chaleur au creux de mon ventre.

B: C'est confu en moi tu sais ... J'arrive pas à me convaincre qu'il ne s'agisse que d'un mauvais rêve... Je le ressens plus comme .. Un avertissement.
T: Un avertissement à quel sujet ? Au fait que tu te mettes en danger à ne pas manger ? Ou à ne pas te laisser aller ?


Mes joues rougissent rapidement alors que sa main chaude continue ses allers et retour dans mon dos. Il me devine toujours aussi bien. Enfin aussi bien qu'avant. Je vais pour parler qu'il me devance ...

T: Tu sais, je comprends très bien que je doive reconstruire ma vie. Mais retrouver ou non mes souvenirs ne doit pas t'empêcher de vivre la tienne. J'ai l'impression que tu te retiens pour je ne sais quelles raisons. Et je ne le veux pas. Je ne souhaite pas te voir dépérir un peu plus chaque jours comme tu es en train de le faire. Je ne le supporte pas, j'ai du mal à croire que tu veuilles t'effacer pour me permettre de revivre.
B: C'est pas ...
T: Je sais que c'est pas vraiment ça mais tu t'empêches de vivre car si je ne suis pas totalement moi, pour toi ce n'est pas la vie que tu souhaites pour moi, pour nous. J'me trompe ?
B: Non mais ...
T: Bill, peut-être que je ne retrouverai jamais les morceaux manquants de mon passé. Peut-être qu'ils resteront effacés à jamais de ma tête. Je sais que tu détiens les réponses à mes questions, et dieu sait que je me retiens de te poser le million qui me vient chaque jour, mais ce combat je dois le gagner ... Seul. En attendant, vis ta vie. Ne la survole pas.


Bien que tout ce qu'il me dise soit vrai, je ne peux empêcher mon cerveau de réfuter tout ça. De rejeter le fait qu'il ne veuille pas de mon aide. Qu'il puisse simplement imaginer abandonner. Ou même, imaginer que je puisse continuer mon petit bonhomme de chemin sans lui.
Je m'éloigne rapidement de lui en sentant monter une colère noire. Je me plante au mileu du salon et me retourne vers lui.

B: Comment peux tu oser dire ça ? Me ... Me demander de vivre presque sans toi ? Je ne veux pas !! Mais c'est quoi ce délir ?! Je cauchemarde encore c'est ça ? Ouais c'est forcément ça ...
T: Macky s'il te plait, calme toi une seconde et écoutes. Es-tu heureux de la vie que tu mènes en ce moment ? Sincèrement ?


Je réfléchis à sa question deux minutes. Si je suis heureux ? A vrai dire j'en sais rien. Je n'ai pas du me le demander depuis un moment d'ailleurs. Et lorsque je me remémore tout ce qu'il m'est arrivé de près comme de loin, la réponse sonne comme une évidence ...

B: Non.
T: Alors arrêtes de te mettre des barrières inutilement.


Il me rejoint lentement, m'attrape les mains et les sers entre les siennes chaudes. Le temps semble ralentir. S'étirer. Peut-être même par s'arrêter. J'en sais rien. Je suis juste tombé dans ces yeux. Ses yeux qui me dévorent lentement, progressivement.

T: Tu ne te rends pas compte de ce que tu perds à faire constamment attention comme ça. Tu passes à côté de tellement de choses. Des choses dont tu ne devrais pas avoir peur...

Je le regarde sans comprendre ce à quoi il fait allusion. Il me sourit simplement en retour, me faisant froncer un peu plus les sourcils. Il lâche une de mes mains et porte la deuxième à sa poitrine. Sur son coeur. Lorsque le contact s'établi, je ne peux m'empêcher de frissoner. L'envie, l'angoisse, le désir ... Tout se mélange encore une fois faisant monter en moi une frayeur lancinante.

B: J'ai tellement peur de te perdre encore une fois ... Je pourrais pas revivre ça tu sais. Ca m'a fait trop mal, ça me fait trop mal. J'arrive pas à vivre sans toi. J'y arrive pas. J'étais devenu l'ombre de moi même après ton accident. Encore plus lorsqu'on m'a annoncé que tu étais dans le coma. J'voulais plus rien. Sortir, manger, dormir. Plus rien ne me faisait envie. Je ...
T: Chuuut. Tu sens ça ?


Sous mes doigts, les battements de son coeur se font lents, mesurés, réguliers. Les miens sont vraiment à l'opposé. Totalement l'opposé. Je me concentre sur eux, tentant ainsi de me calmer alors que la voix de Tom s'élève de nouveau.

T: Il bat pour toi. Il bat grâce à toi. Dans les brumes de mon coma, je n'entendais que toi. Tu venais tous les jours me voir à l'hôpital me raconter tes journées. Je n'ai pas tout retenu, mais je sentais plus ta présence à mes côtés. Je distinguais mal celles des médecins et infirmières. Je crois qu'en fait, je ne voulais pas les retenir, seul toi comptais. Comme aujourd'hui d'ailleurs. Comme ça l'a toujours été.

Durant son monologue, ses doigts n'ont pas cessés de caresser les miens. Et mes yeux sont restés braqués sur ces derniers, totalement hypnotisés. Je les plonge ensuite dans les siens de nouveaux, j'ai envie de pleurer, d'hurler, de chanter, de sourire. En fait j'en sais rien de ce que je veux vraiment, seul lui m'importe.

B: Je ...
T: T'es pas obligé de parler. Juste écoutes et ressens. Je ne te demande pas de me répondre. Je veux juste que tu comprennes que tu te crées les souffrances que tu endures. Il ne tient qu'à toi d'arrêter de t'infliger tout ça.
B: Mais com ...
T: En reprenant ta vie comme avant. En faisant tout comme si rien ne s'était arrêté. En osant faire ce que ton coeur hurle de faire là maintenant.


On se regarde intensément sans rien dire. Sans respirer non plus. On ressemble à deux coincés du cul ainsi mais la situation dans laquelle on se trouve n'est pas forcément des plus plaisantes. C'est juste un mélange de stress, de surplus de bonheur, de manque, d'envie. J'écoute les battements de son coeur accélérer lentement sous ma paume et rapidement je me cale dans ses bras.

Je sens mes larmes monter une nouvelle fois alors que je le sers à l'en étouffer. Besoin de fondre en lui, de disparaitre contre lui. De tout faire pour remplir ce vide qui demeure en moi. Il me tient fort contre lui, respirant l'odeur de mes cheveux.

T: Mais s'il te plait, fait moi une promesse ... Ne me caches plus rien. Ne me ments plus. On devrait tout se dire, tout s'avouer. Pas se faire ce genre de secret.
B: Je ne voulais pas ...
T: Je sais. Mais comprends que ça m'a mis hors de moi. Tu te rends compte que j'aurai pu t'aider à vivre ça, ce combat contre Jörg. Au lieu de ça, tu as préféré me cacher ça, faire ça dans mon dos avec Gordon.
B: Je suis désolé Tom ... Vraiment.
T: Juste ... Plus de mensonge.


Il ponctue sa phrase en m'embrassant lentement la tempe. Je me colle un peu plus à lui si c'est possible et soupire de contentement. Je frissone d'envie lorsque ses doigts s'insinuent dans mes cheveux, me massant lentement la nuque. Je relève le visage ce qui fait qu'ils ne sont plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Mes yeux oscillent entre les siens et ses lèvres alors que j'hésite à bouger, à respirer. Je suis juste fébrile, comme fiévreux. Puis je me remémore ses mots "En osant faire ce que ton coeur hurle de faire là maintenant". Je ferme alors mes paupières tandis que je comble l'infime espace qui nous sépare.

Sa bouche contre la mienne, son souffle sur mon visage. Je bouge lentement évitant de toucher son plâtre et nous fait reculer doucement contre le sofa. On tombe dessus, moi sous lui et ses jambes entre les miennes. On rit un peu, puis on se regardent chaudement. Je comble une nouvelle fois ce trop grand vide entre nous alors qu'il gémit contre mes lèvres. Nos respirations s'accélèrent, nos coeurs également.
Je bouge sous son corps et ce mouvement le fait gémir un peu plus ... Mais je prends peur. Non pas peur, ce n'est pas le bon mot, mais je ne veux pas que ça aille trop vite. J'évite donc de trop frotter mon bassin au sien et me contente de lécher ses lèvres.

De lui même il laisse ma langue glisser dans sa bouche et retrouver la sienne. Un doux balet commence, lent, tendre. C'est comme si les secondes s'arrêtaient. Comme si tout se stoppait. Le monde, les gens, les emmerdes. Plus rien ne compte que nous et les délicieux bruits de succions qui s'échappent de notre étreinte. Le baiser se rompt presque naturellement lorsque le manque d'oxygène se fait véritablement sentir puis on se regarde.

T: Je t'aime Bill.

Seul un petit cri plaintif sort de ma gorge. Trop d'émotion, trop de bonheur. Trop de ... Trop. Je plonge mon visage dans son cou, respirant son odeur. Mais il se détache déjà de moi, se relevant complètement. S'enlevant du canapé. Une sensation de froid me prend alors que je le regarde en rougissant. Il me tend lentement ses mains que je saisis sans rien dire. Je me recolle aussitôt alors qu'il chuchotte à mon oreille ...

T: Aller, maintenant viens, on va dormir ...

C'est main dans la main et l'un contre l'autre que l'on se dirige vers ma chambre. Il ouvre la porte et me fait entrer avant de la refermer lentement derrière lui. Je m'installe rapidement sous ma couette et le regarde avec envie me rejoindre. Je sais très bien qu'il ne se passera rien ce soir, mais ... Mais j'ai comme l'impression de rêver éveillé.

Il se place sous l'édredon et se met face à moi. Sa main vient caresser ma joue alors que je ferme les yeux sous le contact. Je me rapproche et m'accroche à lui ...

B: Bonne nuit ...

Il ne me répond pas mais me prend dans ses bras. Oui bonne nuit ... Je t'aime mon Tomi.


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[réponses aux commentaires terminées ^^]


thxannuairexyaoi : Le fait que le décès de Bill soit aussi "réaliste" était tu te doutes très largement voulu ! xD

btgglove: Pour moi, Tom est quelqu'un de formidable. D'exceptionnel. Il possède une force incroyable ! C'est pour ça que je tente d'être le plus claire possible en ce qui le concerne. Il est la personne sur qui on peut compter. A qui on peut se confier quand ça ne va pas. Il instaure un sentiment de confiance. Je l'aime pour cette raison, quand je le regarde, je n'ai qu'une envie, plonger contre le lui pour qu'il me sert dans ses bras. ^^

obsession901: Je sais je sais ! Tu as souvent envie de me tuer ! xD j'sais pas pourquoi d'ailleurs ! Ouyi je malmène mes personnages mais c'est pour le bien de l'histoire que je fais ça ! xD Ouiiiiiiiiiiiiiiii je sais excuse plus que Bidon ! Mais fait semblant d'y croire toplait xDDDD
*s'enfuit*

quand-jsrai-grande : Pas de quoi ... je ne fais qu'écrire avec mon coeur ... Bon ma tête aussi mais c'est le coeur qui prime ! ^^

sgcmiaou os-yaoi-hp-dm tori-os jm-tokiohotel28 ma-vie-avec-th-3x toi-moi-nous-et-eux-nous-deux

# Posté le lundi 29 juin 2009 12:38

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 04:44

... Chapitre 27 ...

... Chapitre 27 ...
Hellooooooooooooo

Comme j'ai commencé à le dire dans mon article "News" j'suis pas mécontente d'être rentrée !
Sinon en ce qui concerne mon chapitre. Vous savez, en général quand j'écris, je fais en sorte qu'ils soient de la même longueur (environ 6 pages taille 10) afin de rendre le tout plus agréable et moins frustrant. On se dit qu'il y a la même quantité à chaque fois. Bien sur il y a déjà eu une exception avec le chapitre 25 qui en faisait 7.

Et ben accrochez vous, car ce chapitre ci fait 8 pages.
Et encore, la "journée" est loin d'être terminée. Je me suis donc confrontée à un dilemne. Car je vous avoue que cela m'embettait de couper à cet endroit ci, mais si j'avais continué, le chapitre aurait pu atteindre les 12 pages. U_U
Je suis donc en train de me demander si le chapitre suivant ne sera pas cette journée ci. Ce sera peut-être un genre de chapitre bonus du calendrier. ^-^

Je ne vous en dis pas plus, en précisant tout de même, que j'ai vraiment adoré l'écrire. Il sonne le nouveau, résonne le changement, bref, une bonne claque dans la routine !! =D

Bisous et bonne lecture !
Stef





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Berlin, le 20 avril 2008



Comme je l'avais dit, il ne s'est rien passé hier soir. L'envie était et est toujours là, plus forte et tentatrice que jamais mais ... Je ne sais pas. Quelque chose me bloque. Me ralentit, c'est pour celà que je suis aller dormir sur le lit de la deuxième chambre. Paniqué, et totalement soumis à cette étrange frayeur. A cette envie contradictoire de l'avoir contre moi une seconde pour l'éloigner la suivante. Oui je sais que c'est une sorte de fuite. Mais je n'arrive pas à m'empêcher d'avoir peur. De ressentir cette drôle de sensation au niveau de ma poitrine.

Elle me prend sans prévenir et fige tous mes gestes, toutes mes démarches. Je crois bien que Tom m'en veux. Il ne me le dit pas mais je sens bien que ce que je fais ne lui convient pas. Cependant, comment lui fait comprendre ce qui me gêne ? Je n'arrive même pas à mettre des mots sur ce que je ressens. Là il est dans la salle de bain. Il y est depuis un petit moment d'ailleurs. Moi je suis toujours devant ma tasse de café. J'attends. Quoi, j'en sais rien mais c'est limite si je n'attends pas qu'elle se vide toute seule.

POV Tom

Marre ! Ras le bol ! Sérieusement j'en ai ma claque !! A chaque fois que l'on fait un pas en avant, c'est pour qu'il en fasse trois en arrière ensuite. De me réveiller seul dans notre chambre m'a fait drôle mais pas autant que de le voir se lever de la chambre d'ami ! Je ne vais pas accepter encore longtemps son rejet. Je veux bien être patient, compréhensif et tout ce qu'on veut mais là je ne vais vraiment pas tenir ! Il est temps que ça change. Il faut que ça change !!

Je porte une nouvelle fois un oeil à mon reflet et arrange quelques dreads qui avaient bougés. Je cherche un moyen de provoquer une réaction qui aille dans le bon sens alors qu'une idée me vient à l'esprit alors que je sors de la salle d'eau.

Oui, les choses vont changer.

Fin POV Tom


T: Tu n'es pas encore prêt ?

Je sursaute devant mon café maintenant froids. Je n'ai même pas remarqué que je n'avais pas bougé de là. Trop perdu dans mes pensées, trop loin dans mes envies. Trop ... Trop à l'ouest tout court. J'adresse à Tom un sourire désolé et me lève pour jeter mon reste dans l'évier. Je disparais ensuite dans la salle d'eau et m'habille rapidement. Tant pis aujourd'hui ça sera bonnet sur la tête et maquillage léger.

* * *

11 h 3o et je suis toujours pendu au téléphone. Mon frère en face de moi, toujours plongé dans son travail.

T: Bill ? Tu peux me passer le book s'il te plait. J'ai un truc à vérifier.

Je lui passe ce qu'il me demande tout en écoutant d'une oreille distraite mon interlocuteur. La maison Elite voudrait que je travaille pour eux ainsi que quelqu'uns de nos modèles. Offre très alléchante surtout lorsque l'on prend en compte le chèque global que cela pourrait nous rapporter. Mais je ne sais pas. Cela m'obligerait à repartir de Berlin et m'installer pour 3 mois à Paris. Je pose mon regard sur Tom et le regarde travailler. On s'est toujours dit que le travail et la boite passait avant le reste, mais vu ce qu'il s'est passé la dernière fois, j'hésite très fortement.

B: J'ai pris note de votre offre. Envoyez moi un e-mail regroupant les noms des modèles que vous souhaitez engager et la durée des contrats. Je vous ferais part de notre décision rapidement. Merci, au revoir.

Je soupire en reposant le téléphone sur sa base et me laisse fondre contre le dossier de mon siège. Je ferme les yeux en inspirant trois fois. Puis j'entends de nouveau la voix de mon jumeau alors que je sens sa main sur ma nuque commencant un massage.

T: Qui était-ce ?
B : Elite model's look.
T: Qu'est ce qu'il voulait ? Wooow tu es tendu ! Relâche toi ...


Je lui raconte en détail ma conversation alors que je sens ses doigts se criper par moment sur ma peau. Lui non plus n'aime pas l'idée que je reparte de la maison. Mais il ne dit rien et continue ses mouvements sur moi. Quelques minutes plus tard il se détache et s'assoit sur le bord de mon bureau m'observant doucement.

T: Tu devrais y aller.

Hein ? Mais ... Que ...

B: Quoi ?
T: Tu devrais accepter ce contrat.
B: Mais ...
T: C'est une grosse opportunité. Un gros contrat qui va nous rapporter un max tant au point de vue de l'argent que de la renommée. Sincèrement tu devrais signer.


Je suis ... Choqué. Totalement stupéfait. Carrément sur le cul ! Je lui rappelle les détails et les clauses du contrat alors qu'il me coupe.

T: J'ai très bien compris que tu devais loger sur place à Paris. J'ai saisi tu sais. Mais la boite passe avant tout. Tu le sais aussi bien que moi.

Je ne saisis pas tout de ce qu'il me dit. J'suis paummé. Il me fait une crise du siècle et justifiée à la suite de mon départ précipité et là, il me force presque à partir.

B: A quoi tu joues ? Je ne te comprends pas. Vraiment pas. Ou tu veux en venir avec cette histoire ? Tu me reproches d'être parti, alors que c'était également dans l'intérêt de la boite, et là tu me pousses à accepter un contrat qui sûr me fera quitter Berlin. J'suis largué moi ! Explique moi ! Dis moi clairement ce que tu attends de moi parce que là ... J'suis vraiment ...
T: Je veux que tu fasses ce qui te semble juste. Pas ce qu'on attend de toi. Ecoutes simplement ton coeur.


Il quitte le bureau sur ses mots. Moi je le regarde partir sans rien dire. J'ai rien pigé de ce qu'il vient de se passer. Et je n'ai même pas le temps d'y réfléchir que mon téléphone sonne de nouveau. Putain de journée !

* * *

POV Tom

Je me dirige vers l'accueil de la boite, mon cellulaire collé à mon oreille. J'annule mes rendez vous de cet après midi en demandant expressement que Bill ne soit pas au courant de ça. Je demande également à l'hôtesse d'accueil si mon taxi est arrivé. Elle me répond poliement que oui et que ce dernier m'attends déjà dehors. Je m'y dirige alors rapidement et m'engouffre dedans en donnant l'adresse au chauffeur.

Par la vitre je peux voir Bill se mettre à la fenêtre de notre bureau. Je le vois observer ce taxi jaune et moi à l'intérieur. Je devine son froncement de sourcil, celui qui trahis sa nervosité et son étonnement. Je ressens au fond de moi son sentiment de peur et d'être perdu. Je sais que ce que je lui ai dit ne l'aide pas sur ce qu'il doit faire. Et que c'est en totale contradiction avec ma gueulante de l'autre fois. Mais je veux qu'il comprenne qu'il doit penser à lui d'abord, à ses envies. Peut-être que ça le décoincera par rapport à moi. Enfin, j'espère.

J'arrive rapidement à destination. Je paye et sors tout aussi vite. Je me fais accueillir par un vieille ami de longue date qui me salue rapidement avant de me faire entrer chez lui.


- Tom ! J'ai été surpris de ton appel. Tout va bien ? Comment va Bill ? La famille et tout et tout ?
T: Oui Andy rassure toi. Tout le monde va bien.
- Alors qu'est ce que je peux faire pour toi ? Car je suppose que ce n'est pas que pour taper la discute que tu es ici ?


J'ai toujours aimé son franc parler. Je lui souris franchement avant de répondre tout aussi honnetement à sa question. Il est totalement choqué et me demande de répéter. Je ris avant de m'éxécuter. Il s'assoit en me regardant avec des yeux ronds comme des ballons.

T: Les temps changent mon cher Andy. Et moi j'ai décidé de changer avec eux.
- Et ben ça ! C'est clair que c'est du changement ! Mais bon, c'est toi le patron ...


Oui, les temps changent ...

Fin POV Tom

Deux heures que Tom est partit. Qu'il est monté dans ce taxi sans me dire où il allait. J'ai essayé de l'appeller mais il n'a pas daigné décrocher. J'ai tenté de savoir par nos amis s'ils savaient où il était, personne ne le sait. Ou plutôt, personne ne veut me le dire. Enervé, je quitte le bureau pour foncer à l'hôpital. J'ai besoin de voir Mark. De parler avec lui, Gordon n'étant pas là. Il a emmené maman en vacances car on ne voulait pas qu'elle soit au courant de tout ce bazar avec Jörg.

Je roule rapidement, pressé d'arriver et une fois sur le parking je bip son mobile. Il m'annonce qu'il me rejoint dehors dans quelques minutes. Je le vois d'ailleurs sortir du grand hall vitré.

M: Bill ! Qu'est ce qu'il se passe ?
B: J'suis paumé, voilà ce qu'il se passe !
M: Comment ça ?


Avant que je ne lui réponde, je lui montre le café derrière nous et nous nous y dirigeons. On commande rapidement nos boissons et nous installons dans un coin.

B: J'comprends pas ce qu'il attend de moi. Il m'en veut d'être partit il y a deux mois, et voilà que là il me jarte limite de la ville.
M: Oui d'ailleurs, tu aurais pû au moins me prévenir moi ! J'ai du ramasser ton frère un soir parce qu'il n'allait vraiment pas bien.
B: J'suis désolé. Mais ... J'avais besoin de recul. De prendre le large. Tu sais j'avais la sensation d'étouffer ici. Je n'avais le contrôle sur rien, même pas sur ma propre vie. De partir ne m'a pas fait le bien que j'espérais, il n'a même pas guérie mes plaies. Je l'ai su quand je suis rentré. Mais je ne regrette pas d'être partit. Il fallait que je le fasse.
M: Et là tu me dis que Tom te pousse à refaire la même chose ? J'pige pas ...
B: Moi non plus ! J'ai reçu aujourd'hui un coup de fil d'une boite qui voudrait engager des mannequins de chez nous, moi y compris, et quand je lui ai dit que si j'acceptais je devrais vivre à Paris pour trois mois, il m'a juste dit que je devais signer.


Il est également surpris du comportement de Tom. Mais à croire qu'il a saisi quelque chose qui m'échappe encore, je le vois me sourire doucement. Il boit une gorgé de café avant de poser à nouveau ses yeux sur moi.

M: Il te fait simplement comprendre que tu dois faire ce qui te fait envie. Que si tu veux aller à Paris pour exécuter ce contrat tu dois y aller et ne pas te soucier d'autre chose que toi. Mais qu'au contraire si tu ne le souhaites pas, ne le fais pas. C'est aussi simple que ça. Il te fait confiance ...

Je médite ce qu'il vient de me dire. Je pèse le pour et le contre de tout ça longuement et en viens à une nouvelle énigme.

B: Je ne sais pas si c'est vraiment ce que je veux. Tout est flou en ce moment, la seule chose qui soit à peu près constante en moi, c'est le fait d'être proche de lui. Mais même ça je me l'interdit.
M: Pourquoi ? Ne me dit pas que tu as peur de lui !
B: Non. J'ai peur de moi.


Ma voix a baissé d'un octave. J'me sens vraiment honteux. Honteux à l'idée de me dévoiler de la sorte même si les mots sortent presque d'eux mêmes.

M: Tu n'as pas à avoir honte de ce que tu ressens pour lui voyons ! Pourquoi tu te reproches ça ?
B: Je ne veux pas être trop proche de lui car je sais très bien que je pourrai vite ... Dérapper. Je ne contrôle plus grand chose le concernant. C'est limite s'il ne m'invite pas à le violer sur place le matin lorsqu'il fait exprès de se trimballer en simple sous vêtement devant moi !


Mes joues rougissent fortement après que les mots soient sortis de ma bouche. Il est la première personne à qui je parle de mes pulsions. Autre que Tom avant, puisqu'il était le principal concerné. Et lui se met à rire.

M: Bill ! Tu n'as à être gêné par ça ... Je sais ce que c'est quand même. Ecoutes, peut-être que justement il souhaite te provoquer. Te montrer que même si les choses ont quelque peu changé, tu n'as plus à te retenir avec lui. Il t'aime. Sincèrement. Et je sais que tu l'aimes aussi. Alors pourquoi tu te compliques la vie ?

Je ne réponds rien. Qu'est ce que je pourrais bien ajouter à ça ? On continue notre discussion, lorsque revient sur le tapis ce fameux contrat d'un million et demi d'euros. La somme est plus que conséquante et il serait vraiment bête de ma part de la refuser. Seulement ... Pourrais-je laisser Tom encore une fois derrière moi ?

* * *

POV Tom

Je quitte Andy après l'avoir remercié beaucoup de fois. Il m'a donné un sacré de coup de pouce. Même si les choses ne bougent pas encore du côté de Bill, au moins du mien, ça fait du bien de se dire que demain sera forcément différent d'aujourd'hui. Personnellement, je ne sais pas quoi faire pour qu'il réagisse. Dans le bon sens s'entend. Je prends mon téléphone et l'appelle, voir ainsi où il se trouve. Ce n'est d'ailleurs qu'après deux rappels qu'il décroche enfin.

Je suis obligé de le décoller de mon oreille tellement il hurle et attends qu'il daigne baisser la voix. Mais alors que je pensais qu'il allait me laisser en placer une, il repart de plus belle dans une hystérie à peine voilée.

T: DU CALME BILL !!


Pour le coup, ça l'a stoppé net dans sa crise. Je profite du silence qu'il en suit avant de prendre à nouveau la parole, doucement, calmement.

T: Déjà, je voudrais te dire que j'suis désolé d'avoir quitté le bureau aussi vite ce midi. Je sais bien que presque quatre heures après, mes excuses sont quelque peu nulles mais bon ... J'avais un rendez vous urgent que je ne pouvais pas décaller.
B: ...
T: Tu étais plutôt débordé ce matin il me semble ? Je ne voulais pas en rajouter en te faisant part de mon programme qui venait de changer et qui ne te concernait pas de façon directe. Tu te doutes que le cas contraire tu aurais été le premier avertit.
B: ...
T: Sincèrement, qu'aurais-tu fait si tu avais su où je devais me rendre ? Exactement, tu aurais tout aussi vite plongé dans la voiture pour me rejoindre.
B: ...
T: Non, je n'ai pas dit que tu n'en avais pas le droit juste que je pense que tu n'avais pas besoin de m'accompagner. Non, je ne fais pas de cachotteries.


Je ne peux m'empêcher de sourire en coin. Mon frère peut-être tellement possessif, et mignon pour les mêmes raisons, par moment.

T: Non je ne vais pas tarder à rentrer à l'appart. Tu es où toi ?
B: ...
T: Non non, ne t'en fais pas pour moi, je vais me débrouiller pour rentrer. Je ne suis pas loin. Au pire je rentre à pieds.
B: ...
T: Bill ! Arrête de t'en faire pour moi comme ça. J'apprécie, énormément, mais tu t'en fais trop.
B: ...
T: D'accord. A toute à l'heure. Je t'aime.


Je raccroche après avoir entendu son timide et tendre "je t'aime aussi". Il n'est pas rassuré de ne pas savoir où je suis et surtout ce que je fais. Mais je suis sûr que ça ne pourra pas nous faire de tords. C'est donc d'un pas léger que je prends la direction du centre ville. Si je me débrouille bien je pourrais être rentré dans seulement 3o minutes.

Je rabats ma capuche sur ma tête et enfouis mes mains dans mes poches avant de quitter cette place qui contient maintenant une partie de mon passé et pas encore tout à fait mon futur.

Fin POV Tom


Je range mon mobile dans ma poche arrière de mon pantalon. Mark me sourit et m'interroge du regard. Je lui dis simplement que je vais rentrer, qu'il faut que je passe encore au bureau, ayant des dossiers à récupérer. Il me salut avant de me rabattre encore une fois les oreilles sur les frayeurs que je me fais tout seul.

Digne d'un ado en pleine crise d'indentité, je lui tire ma langue perçée et ris avant de monter dans ma voiture. J'arrive assez rapidement à l'agence et récupère mes affaires tout aussi vite avant de dire au revoir à tous nos employés. Je ne cesse de penser à cette longue discussion que nous avons eu. Parler avec Mark est d'un véritable réconfort. Son discours passe au deçà de tout jugement, de tout pré-jugés. Tout aussi plein de bons conseils que de bétises, je me sens toujours plus léger quand je le quitte.

Alors que je m'arrête à un feu rouge à seulement deux minutes de mon point d'arrivée. Je crois voir Aurélie ainsi que mon ... Jörg. Je fronce les sourcils - constatant qu'il n'y a personne - avant de démarrer sous les coups de klaxon qui me sont destinés. Je ne peux m'empêcher de me demander ce qu'il va nous préparer encore ? C'est dans un tourbillon de question que j'arrive sur le parking. Je grimpe rapidement les étages, toujours dans mes pensées et ne sors mon trousseau que dans un état presque second.

Il va falloir que je me résigne à faire ce que je voulais éviter au plus. Lancer une procédure contre notre "père" nous permettrait d'être enfin tranquilles. Mais pour combien de temps ? Combien de temps la justice nous ferait-elle gagner ? Un an ? Deux ? Plus ? Ou au contraire, jugerait-elle que cette histoire n'est que broutille insignifiante qui ne mérite pas de sentence ? Et alors que je vais pour introduire la clé dans la serrure, la porte s'ouvre automatiquement me faisant sursauter.

Mais la suprise de cette ouverture soudaine n'est rien comparée à celle que me cause la personne responsable de ça. Mes yeux s'écarquillent et un hoquet de stupeur s'échappe de ma gorge. Je reste immobile durant au moins deux minutes avant de commencer à parler ... Enfin de tenter de parler.

B: Que ... Qu'est ... Que ...
T: Allez rentre.


Tom me tire par le bras et referme la porte derrière moi tout en riant de ma tête. Moi immédiatement, mes yeux se reposent sur la sienne. Je l'observe, de haut en bas et de bas en haut. Je scrute, cherche, ce qu'il reste de celui que j'ai toujours connu. J'y retrouve son visage, ses yeux, la chaleur de son regard, ses vêtements, tout y est et pourtant ... Il n'est plus le même.

B: Qu'est ... Mais ...

Il explose de rire. Je referme la bouche, boudeur et vexé au possible alors qu'il me prend dans ses bras.
Instantanément, je fonds contre lui, alors que mes narines inspirent son odeur. Ses lèvres frôlent ma peau qui chauffe au fur et à mesure de leur doux voyage. Elles s'arrêtent près de mon oreille, tandis que mon coeur commence une course effrénée. Elles embrassent mon lobe, m'électrisant avant de murmurer ...

T: Alors ? Comment tu trouves ?

Mes bras s'accrochent à ses épaules tandis que je cherche mes mots. Il pose sa bouche contre la peau brûlante de mon cou, et au lieu de sortir des mots la mienne ne laisse s'échapper qu'un gémissement contenu. Magnifique, beau, un mec à se ...

B: Damner.

Il appuit plus fort son baiser sur moi à ce murmure. Ca le change énormément mais pourtant il garde cette identité qui lui est propre. Je me détache de lui et l'observe une nouvelle fois. Il est vraiment ... J'en sais rien. Je suis à court d'adjectif en fait. Je me contente alors de lui sourire. Il me le retourne et on va s'assoir dans le canapé.

Sur la table basse, se trouve des facicules de la ville de Paris. Je fronce les sourcils tandis que lui ne dit rien, faisant mine de ne pas les voir. Ne voulant pas gâcher ce moment, je ne dis rien non plus. On s'installe collés l'un à l'autre alors que ma main se pose sur ses cheveux. Précausionneusement. Comme si j'avais peur de briser ce qui se trouve sous mes doigts. C'est juste ... Etrange. Et étrangement attirant. Affreusement magnifique.

Je replis mes jambes sous moi, les faisant cogner contre les cuisses de Tom. Ce dernier me regarde l'observer, le détailler. Et doucement sa paume vient carresser ma joue. Je ferme les yeux sous le contact et continue de ressentir ces replis sous ma peau. Je l'aime tellement. Tellement que je pourrai faire n'importe quoi pour le garder. Même quitte à passer ma vie à tenter de faire pardonner mes erreurs. N'y tenant plus je pose mes lèvres sur les siennes dans un contact léger, doux puis me sépare de nouveau.

Ses pupilles se mettent à briller d'une intense lueur et les miennes doivent être dans le même état. Lentement je passe alors mes jambes sur lui, me retrouvant maintenant à califourchon sur ses cuisses. Je lui retire son bandeau et passe mes deux mains sur son crâne tandis qu'il se met à parler.

T: Tu as l'air d'aimer ...
B: hum ... Oui. Enormément.
T: Je suis content alors.


Doucement, je fais descendre mes caresses, son cou, ses épaules, ses flans. Loin d'être timides, elles passent sous son tee-shirt pour remonter, s'attardant volontairement sur les monts de ses abdos, mes iris toujours plongés dans les siens.

T: Bill ?
B: shhhht. Ne dis rien s'il te plait.


Délicatement, je viens l'embrasser. Mes lèvres bougent lentement contre les siennes, amoureuses, aimantes, douces. Il me laisse faire tandis que je commence à me frotter à lui. Mes doigts le découvrent, le redécouvrent. Tout mon corps le réclame, le quémande donc je me colle encore plus à lui. Ses mains se posent sur mes hanches et me serrent fort. Prenant mon temps, je relève son vêtement trop large, nous obligeant à se détacher pour l'enlever totalement.

Plutôt que de nous recoller l'un à l'autre je prends le temps de l'observer avec fièvre. Son corps me donnant tellement envie, je me mords la lèvre lorsque mon index retrace une petite cicatrice sur son flanc droit. Je plonge mes yeux à nouveau dans les siens alors qu'il m'enlève mon tee-shirt. Fébrile, je frissonne lorsque le tissu quitte mon épiderme bouillant. Les paroles de Mark tournent sans arrêt dans ma tête auxquelles s'ajoutent celles de Tom. Ne plus avoir peur de ce que je peux ressentir pour lui ... Ne plus m'empêcher de l'aimer totalement, sans limite.

T: Tu es sûr ?

Je ne réponds pas, je pose simplement ma tête contre la sienne, front contre front et respire calmement. Tout aussi calmement, je dégraffe sa ceinture et les boutons de son baggy. Tout n'est que lenteur, et tout n'est que bonheur. Je respire son odeur, je ressens contre mon torse, les battements de son coeur. Sur ma peau, je sens le souffle de sa respiration qui se sacade alors que je descends de lui pour lui retirer son pantalon.

Mon coeur s'affole également lorsque je défais également ma boucle et que j'ouvre doucement mon jean. Seulement ses mains viennent emprisonner les miennes afin de tout stopper. Sentant une douce et âpre panique monter en moi, je capte son regard. Seulement, dans le sien, je n'y lis que de l'amour. J'abandonne alors ce sentiment de frayeur et le laisse faire. Délicatement, je sens ses doigts s'insinuer entre le vêtement et mon boxer pour le tirer vers le bas. Je ne peux empêcher mes joues de rougrir alors que je m'enlève complètement de ce méli-mélo froissé.

Rapidement, je me rassois sur lui et colle de nouveau ma bouche à la sienne, déjà en manque. Ma bouche s'ouvre lentement pour que ma langue vienne caresser ses lèvres. Ces dernières s'entre-ouvrent doucement pour découvrir un muscle mutin qui se met à jouer avec le mien. Ils se retrouvent un moment entre nos visages avant que Tom pousse contre moi pour prendre le dessus. Je souris à travers le baiser et le laisse prendre les commandes. Quelques secondes plus tard, je sens mon percing voyager doucement, valdinguer un coup à droite, l'autre coup à gauche. Toujours dans une valse lente et ennivrante, ses mains resserent un peu plus leur prise sur mes hanches.

Commencant un mouvement de bascule, mon bassin se frotte au sien, échauffant nos membres comprimés dans nos sous-vêtements. Et plus je me sens durcir et plus je ralentis. Chose qui apparament n'est pas du goût de Tom qui me force à accélérer le mouvement en appuyant plus fort sur ses mains.

B: Non ... Pas ... Humm .. Pas plus vite.
T: C'est ... hmmm ... C'est une torture ce que tu fais.
B: Je veux ... Juste que ça duuuuuuuure ...


Mon dernier mot a eu du mal à sortir étant donné que je me suis totalement écrasé contre Tom. Fiévreux il recolle rapidement ses lèvres aux miennes. Je contrôle comme je peux mes déhambulations alors que je frissonne de plus en plus. Son plâtre me rappe complètement la peau et je sens d'ailleurs qu'elle me chauffe horriblement. Ses mains descendent ensuite sur mes fesses et les pincent me prouvant que ce rythme ne lui convient absolument pas. En réponse je mords sa langue entre mes dents. Il se recule alors de moi et me dévisage ...

T: Ah tu veux jouer ?

Je ne lui réponds qu'avec un sourire narquois. Je me sens alors partir en arrière en même temps qu'il s'allonge de tout son long sur moi. Je soupire de bien être en sentant son poids peser agréablement sur mes muscles. Il donne un coup sec et rapide me faisant gémir fortement. Mes mains passent sous ses bras pour se rejoindre au niveau de ses omoplates. J'y plante plus ou moins mes ongles alors que ses accoups se font tantôt brusques tantôt doux.

B: Han ... C'pas ... pas possible.
T: De ... De quoi ?
B: D'être aussi ... hmmmmmm ... Beau.
T: Haaaannn ...


Je vois sa tête venir s'enfouir dans mon cou, où ses lèvres chaudes et humides embrassent tout ce qu'elles trouvent. Je lui offre alors plus de surface, qu'il s'empresse d'ailleurs de couvrir de baiser. A ce rythme là, on ne va pas tenir encore très longtemps alors que je souhaite que ce moment dure longtemps. Besoin de l'avoir contre moi, besoin de le sentir sur moi, besoin d'avoir son odeur ... Tom est un besoin que je n'arriverais jamais à assouvir complètement.

Et plus les secondes passent et plus je me sens partir. C'est dans un tremblement que je souille mon sous-vêtement, alors qu'un long gémissement rauque s'est échappé de ma gorge. Ma tête tourne, mon coeur s'est emballé, a décollé et est très loin de mon corps, et mes yeux se plongent dans ceux de Tom. Besoin de le voir, de me prouver que je ne rêve pas. Que je ne rêve plus. Il me sourit alors qu'il continue de bouger sur moi, de s'écraser de tout son poids, me faisant haleter. Et c'est toujours yeux dans les yeux qu'il jouit lui aussi dans son boxer.

Sur nos peaux, on peut voir que l'on a mutuellement la chair de poule, preuve récente du bonheur qui vient de nous traverser. Je le sers contre moi pour ne pas perdre sa chaleur et j'embrasse son derrière d'oreille avant de murmurer ce qui me semble primordial après ce genre de moment.

B: Je t'aime Tom ... Je t'aime.
T: Je t'aime aussi mon coeur.


Je fonds littéralement à l'entente du surnom qu'il m'avait attribué lorsque l'on s'était mis ensemble. Les larmes me montent aux yeux mais je les retiens et me contente de respirer l'odeur que dégage ses cheveux. Et sans que l'on ne s'en rende compte, on s'endort sur le canapé.

* * *

POV Tom

J'ouvre un oeil, et constate que je suis toujours allongé sur Bill. A la vue de cet être toujours endormi sous moi, je souris comme un gogole et tente de me relever le plus discrètement possible. Il gigote un peu, geint mais n'ouvre pas les yeux. Devant moi j'observe les prospectus de Paris. C'est moi qui les ais mis là, attendant qu'il prenne une décision.

J'espère au fond de moi, qu'il va rester ici, même si j'avoue que cette envie n'est que purement égoïste. J'ai toujours cette attraction quand il est là qui m'est de plus en plus difficile de ne pas céder. Cependant, je pense à la boite, au travail que l'on a fourni pour en arriver là, à nos employés, à nos amis. Je réfléchis à tout ça et me dit que malgré ça, je le veux contre moi.

Silencieusement, je vais me prendre une douche rapide afin de mettre des vêtements propres. Je dois avouer que ne plus avoir de dreads me fait drôle mais c'est un gain de temps énorme sous la douche. J'en sors en seulement cinq minutes et retourne dans le salon pour voir mon frère penché sur les fameuses brochures. Je signale mon arrivée par un timide raclement de gorge.

T: Hey ..
B: Hey ... Ca fait longtemps que tu es debout ?
T: Non, juste dix minutes.


Je le rejoins et passe ma main dans ses cheveux. Il ronrone presque avant que je ne dépose mes lèvres contre les siennes. Seulement, le goût de ce baiser est différent, moins sûr, plus incertain, limite craintif. Ce baiser me fait peur.

T: Est ce que ça va ?
B: Oui oui, je suis juste ... en train de réfléchir. Peut-être même trop comme d'habitude.


Il me fait un sourire timide et crispé alors que je le dévore du regard. Il se lève du sofa et se poste devant la baie vitrée. Je peux ainsi observer son dos, ses muscles trop fins, et ses os trop saillants. Je me mords l'intérieur des joues pour empêcher mes mots de dépasser mes pensées.

T: Et qu'est ce qui te mets dans cet état ? Ce n'est pas ...
B: NON ! Non pas du tout, je ne regrette pas. Je ... J'en avais terriblement envie. C'est ce foutu contrat qui me bouffe le cerveau.


On y vient. Je le rejoins lentement alors que je le vois porter un ongle à sa bouche. Signe montrant qu'il est vraiment très nerveux.

T: Tu as pris une décision ou pas encore ?

Il se mords la lèvre en plongeant son regard dans le mien.

B: J'y ai réfléchi toute la journée. Ca m'a hanté, il fallait que je pèse le pour et le contre. Je devais savoir où sont mes priorités. Je suis allé voir Mark cet après-midi, j'en ai pas mal parlé avec lui ... Et il m'a bien aidé.
T: Et au final ? Tu vas suivre ses conseils ? Penser à ce que tu veux en premier ?
B: Oui. C'est pour ça que je ... J'ai décidé ... De signer ce contrat.


Mon coeur tombe au fin fond de mes orteils, produisant un horrible bruit de verre brisé. Anéanti, je suis totalement anéanti ! Pourquoi rien ne va comme ça devrait se passer ? Mes yeux s'embuent alors que plus un son ne s'échappe de moi. Ma respiration se coupe alors que le temps semble s'arrêter aussi ... Quand est ce que ce cauchemar va prendre fin ?





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[réponses aux coms terminées ^^]



fiction-tokio-hotel901: Oui, Bill progresse. C'est tant mieux tu me diras, je crois qu'il était temps. N'empêche que pour lui, c'est pas forcément très évident. Il ne sait pas quoi faire. Il ne sait plus quoi faire. Il a peur de faire une connerie et de le regretter ensuite. Pour Tom, ouais j'me mets à la page ! xD Mark est très important, il est en quelque sorte la soupape des jumeaux. Il le sera encore par la suite d'ailleurs !
En tout cas merci de ne pas vouloir me tuer c'est gentil ^^
J't'aime

quand-jsrai-grande: Tu te poses les bonnes questions ! Et tu devines aussi, que s'il part, ils ne tiendront pas longtemps. Maintenant la question est : sera-t-il capable de partir ? Merci pour le lemon ... ^^
Bisous

traumen-v0n-miir: Mdr !!! Oui je sais, un pas en avant 3 en arrière ! Tu m'diras y'a un proverbe qui dit "reculer pour mieux sauter". Cependant, ça devient compliquer entre eux. Il ne faut pas oublier qu'ils ont des obligations et que dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veux ! Le problème entre ces deux là, c'est qu'ils ne savent pas quoi faire au bon moment .... Oui je sais Bill se complique la vie, mais au moins lorsqu'il est face à son propre bonheur, il en profite deux fois plus =P
J't'aime aussi <3

toi-moi-et-eux-nous-deux: Moi sadique ? C'est une blague ? xD Bon ok j'me tais ! Nan mais sérieusement, j'suis sadique ? O.O En quoi ? XDDD
Bisous

Et merci aussi à fic--bill-and-tom m-tokiohotel28 os-yaoi-hp-dm

# Posté le dimanche 16 août 2009 06:26

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 04:06

... Chapitre 28 ...

... Chapitre 28 ...
Coucou tout le monde !

Je voudrais commencer cet article tout d'abord en souhaitant un très bon anniversaire à nos jumeaux adorés. Je leurs souhaite tout plein de bonnes choses pour leur 20ème anniversaire ! Qu'ils profitent de cette journée qui est la leurs !!

Voilà, sinon maintenant mon chapitre ! =)
Il est pas mal long également. Un peu moins que le 27 mais de pas de beaucoup. De plus il s'agit de la même journée !! Il s'agit donc de la suite directe du chapitre précédent !

J'espère qu'elle vous plaira autant que le dernier chapitre ^^
J'vous embrasse et je vous remercie encore pour tout vos coms ! =')
Stef




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Berlin, le 20 avril 2008




Je viens de lancer cette bombe, alors qu'à peine les mots sortis de ma bouche, je tente de me rapprocher de Tom. Lui préfère repousser ma main et s'éloigner de moi.

T: Tu ... Tu peux répéter ? Naaaan attends, c'est bon tais-toi !
B: C'est ... Il faut qu'on en parle !


Il commence à faire les cent pas, alors que j'entoure mes bras de mes mains. Il tourne comme un lion en cage, et marmonne des choses qu'il est le seul à comprendre.

T: Ouais ... Nan ! T'es pas sérieux, tu te fous de moi c'est ça ?

Il plante son regard larmoyant dans le mien, alors que je sens la déchirure de son coeur au niveau de ma poitrine. Elle me la tord dans tous les sens et me fait suffoquer.

B: Non, c'est très sérieux. Comme tu l'as dit, ce contrat est une chance pour la boite. Pour nos employés et nos amis. Je dois avant tout penser à ça ... Je n'ai pas le droit d'être égoïste et ne pas réfléchir à eux dans cette prise de décision ...
T: C'est ce que je te reproche !! Tu serais prêt à te laisser écraser par un train si ça pouvait rendre service aux autres ! Merde à la fin !


Il part s'enfermer dans la salle de bain alors que ses larmes ont commencé à dévaler ses joues. Non, je ne voulais pas qu'il pleure ! Il ne doit pas ...

B: TOM ! Sors de la dedans !
T: Nan !!!
B: Ouvre la porte ! On va pas parler à travers ... J'aime pas ...
T: J'en ai marre Bill ! Marre !


Il sort en trombe pour retourner dans le salon, je le suis alors qu'il continue d'hurler.

T: Pourquoi rien ne va comme je voudrais que ça aille ?! Hein tu peux me le dire toi ? Pourquoi quand je souhaite Noir, on me sort Blanc !

Je me mords la langue avant de répondre.

B: La vie n'est pas qu'en noir et blanc Tom ! C'est bien plus compliqué que ça ... C'est ..
T: C'est clair qu'elle est complexe ma vie avec le lot de simplicité que t'y ajoutes !
B: Alors quoi ?! C'est de ma faute c'est ça ? Ne me rends pas responsable de tout !! Je veux bien admettre que j'y ais une part mais ne m'accuses pas de tous tes problèmes !


Il pointe un doigt rageur sur moi en continuant de déverser ses maux sur moi.

T: Une part ? Une part ? Non mais je rêve ! Tu es une part entière de ma vie j'te signale ! Alors excuse moi mais oui tu es responsable du mal que tu me fais !
B: Mais quel mal ? De ne pas être près de toi ? De ne pas te toucher ? J'm'en fais aussi j'te rassure ! Mais tu penses que c'est simple aussi pour moi ?
T: Je sais pas, vu que tu ne me dis rien ! J'suis pas dans ta tête ! Je ne peux pas deviner ce que tu me caches !!
B: Mais je ne te cache rien ! Tu débloques !!
T: Ah je débloque ? C'est la meilleure ! Tu peux me dire pourquoi tu es parti dormir dans la chambre d'ami dans ce cas ? J'étais si dérangeant que ça cette nuit ?


Je me bloque, me braque et me tais. Il marque un point. Plusieurs points même. Je joue avec mon percing nerveusement, cherchant une réponse censée à sa question. Mais en ai-je vraiment une ? Je ne peux d'ailleurs que murmurer mes tristes justifications.

B: Ce n'est pas ... Pas toi. C'est moi.
T: Tu peux répéter plus fort s'il te plait. J'suis pas certain d'avoir bien compris.


Je tape du pied comme un gamin, pestant contre sa mauvaise foi.

B: C'est moi qui ais un problème ! J'le sais ça ! Mais j'y peux rien ... J'arrive pas ... A changer ça ... Cette peur que j'ai de te perdre ! Tu vas pas me la reprocher quand même !
T: Si et tu sais pourquoi ? Car tu te laisses bouffer par elle ! Merde à la fin Bill !! Moi aussi j'ai peur de te perdre ! Tous les jours, toutes les heures ! Chaque seconde je me demande si tu m'aimes ! Ca m'empêche pas de venir te voir, de te prendre dans mes bras, de vouloir t'embrasser ... De vivre avec toi tout simplement !
B: Ca parait tellement simple ... Sauf que je ne suis pas toi !! Je ne suis pas comme toi ! Aussi sûr de moi, aussi fort ! Je suis comme je suis !
T: Oui, tu es faible face à tes propres peurs, tu ne cherches pas à les combattre. Tu préfères de loin la fuite. Beaucoup plus sécurisante, sans dommage, ou presque.


Je couine devant l'exactitude de ses paroles. Je maltraite ma lèvre alors que je plonge mes yeux dans les siens. Tellement de choses passent aux travers de ses prunelles.

T: Sauf que tu n'es pas le seul à avoir à donner ton avis. C'est la chose que je ne pige pas ! Tu donnes l'impression d'agencer ta vie en fonction des autres mais où je suis moi la dedans ? OU JE SUIS BORDEL ? QUELLE EST LA PLACE QUE TU ME DONNES DANS TA PUTAIN DE VIE BILL ?
B: Tu es le plus important à mes yeux ... Tu es ma vie Tom.
T: Ce n'est pas l'impression que tu donnes. Sinon tu ne partirais pas encore une fois.
B: Je ne ...
T: Tu me punis c'est ça ? De quoi ?! Qu'est ce que j'ai bien pu faire ou pas faire pour que tu me fasses ça ?
B: Ce n'est pas ça ... Je ne ... Signe pas ce contrat dans le but de te punir ! Je n'ai aucune raison de faire une chose pareil ! Tu es fou !
T: Alors pourquoi ?! Pourquoi tout ça ?


Sa voix s'est amoindrie pour ne ressembler qu'à un petit filet s'échappant de ses lèvres. Je tente une nouvelle approche, en espérant que cette fois il ne me repoussera pas. Mais toujours sur la défensive, il se place derrière le canapé, s'en servant comme d'une barrière.

B: C'est l'avenir de la boite qui est en jeu ! Comme tu l'as dit, c'est une chance pour nous ! Je sais que ce que tu m'as dit ce matin c'était pour me faire réfléchir. Que tu me fais confiance pour prendre la bonne décision et ...
T: Et c'est raté !
B: Tom ...


Je m'affale lourdement sur l'un des fauteuils me prenant la tête dans mes mains. Pourquoi cela tourne toujours à la dispute ? Pourquoi rien n'est comme avant ?

B: Je ne sais plus comment me comporter avec toi. Plus du tout. J'ai beau chercher dans mes souvenirs ... Je ..
T: JE N'EN AI PLUS MOI !!! Arrêtes de chercher les réponses dans le passé Bill !!
B: Mais c'est là qu'elles sont j'en suis sûr ! Les morceaux manquants de ta mémoire vont revenir ...
T: MERDE BILL !!


Je le vois courir dans la chambre pour en revenir les bras chargés des albums. Là ça sent pas bon du tout !
Il balance tout sur le sofa et me les montre du doigt.

T: Et oui, ils étaient mal planqués. Ou alors tu les as négligement laissés là pour que je les trouve un jour ...
B: Quand ?
T: Depuis que tu as pris la fuite la première fois. Je faisais le ménage et je suis tombé dessus. Enfin disons qu'ils me sont tombés dessus pour être franc ! Pas malin de les avoir mis dans les draps propres.
B: Tom écoute moi. C'était les ordres du médecin. Tu devais retrouver la mémoire par toi même ! Il fallait éviter que tu vois ça avant que tu ne sois prêt pour ... ça.


Il se mord les lèvres, réfléchissant surement à ce que je viens de lui dire.

T: Cela ne change rien au problème Bill !
B: Mais comment ça ?! Quel problème ?
T: Tu aimes ce Tom ? Celui des photos n'est ce pas ?
B: Mais Tom ... Bien sûr que je t'aime ! C'est quoi cette question ?


Je commence à paniquer. Qu'est ce qu'il me fait ?

T: Non, tu n'as pas compris ! Le Tom de tes souvenirs, celui qui est sur les photos ! Il te manque pas vrai ?
B: Oui mais tu es ...
T: NON ! Je ne suis pas lui. Je ne serai plus jamais lui !! J'ai changé Bill ! L'accident, le coma, l'amnésie m'ont changé ! Arrêtes de te voiler la face la dessus !! Et toi aussi tu as changé ! Le temps ne s'est pas figé pendant tous ces mois ! Loin de là ! Alors merde, oublies ce Tom du passé ...


Je me lève et cours le prendre dans mes bras. Besoin de le rassurer, de lui faire comprendre que je suis quand même là ...

B: Je ne suis pas d'accord avec toi. Ce Tom que tu me demandes d'oublier ... C'est comme me demander d'arracher un bout de moi, un bout de toi. Je ne peux pas, ni ne veux faire ça. Il fait parti de toi. Même s'il n'est plus là à la surface, il l'est au fond de toi.

Il s'accroche à moi en pleurant à chaudes larmes. Mais il se détache rapidement, s'éloignant de nouveau.

T: Alors pourquoi ? Pourquoi tu ne veux plus de moi ?
B: Mais bien sur que si je veux de toi ! J'arrive pas à croire que tu puisses dire des choses pareils ! Surtout après ça !! Merde comment tu peux douter de ce que je ressens pour toi !
T: Oh arrêtes ton char !
B: Pardon ? O_O
T: C'était facile pour toi ! Hop on joue à frotti frotta en sachant très bien que tu prendrais la direction de Paris pour 3 mois !


Je ne réfléchis même pas à ce que je fais que ma main part s'écraser sur sa joue en un bruit sec. Je porte mes yeux sur lui, alors qu'ils s'embuent rapidement. J'hallucine ! Il n'a pas dit ça ? Pitié dites moi qu'il n'a pas osé dire une chose pareil ?

B: Ta gueule ! Franchement si c'est pour dire des conneries plus grosses que toi, tu ferais mieux de la fermer ! J'hallucine ! Je ...
T: Comment as tu osé me frapper ?
B: Comment as tu pu penser ça ?! Ca me déçois terriblement ! Ca me ... Putainnnnnnnnnnn !!


Je tente de ne pas dégommer le fauteuil, car je risque de me faire plus mal que je n'ai déjà au niveau de la poitrine ! Je sers les poings alors que tous mes muscles se tendent. J'en reviens pas. Je ... Alors comme ça c'est tout ce que ça représente pour lui ?

B: Tu penses que c'est pour cette raison que j'ai ... enfin qu'on a ... eu ce rapport ? Parce que je risque de partir ? Tu vois, j'ai pas pensé que tu pouvais interprété ce rapprochement de cette façon et tu sais quoi ? Ca m'fait mal ! Mal de constater que pour toi ce qu'il s'est passé n'était que du sexe !
T: Ce n'est pas que du sexe avec toi ! Tu le sais très bien ! Mais ces autres ... mecs. Ces Bimbos ...


Il se penche sous les albums pour me jeter au visage les magazines People qui avaient couverts les évènements et où j'apparaissais ...

B: Tu ne me fais pas confiance c'est ça ?
T: ...
B: Alors c'est bien ça ! Moi qui pensais que tu avais foi en nous ... Merde putain ça fait mal ! Déjà que d'apprendre que deux ans de notre vie est partie aux oubliettes ça m'a détruit mais de comprendre que même toi, à l'heure actuelle, tu ne crois pas en notre histoire ... Ca ... Merde Tom !!


Il s'approche de moi. Et c'est à mon tour de l'éviter. Il est devenu le chat et moi la souris qui l'évite. Je n'en reviens pas ... Je ne m'en serais jamais douté ... Non pas lui. Il ne peut pas douter de nous comme ça ... Il ... Non ! On ne s'est pas battu pour qu'il hésite sur mes sentiments ...

T: C'est en eux que je n'ai pas confiance ! Eux et leurs sales pattes !
B: Ca revient au même ! Tu penses que je ne suis pas capable de refuser une avance ? D'éviter les attouchements ? J'suis pas une Nympho non plus ! Ni même une pute !!


Je m'assois de nouveau lorsque je sens que ma tête me tourne de trop. Je n'ai pas déjeuné encore aujourd'hui ... J'suis une calamité. J'ai promis à Mark de me prendre en main aussi de ce côté là, mais j'suis pas foutu de faire ça correctement. Paniqué il accourt vers moi. Je le stoppe rapidement.

B: STOP ! Tu bouges pas ! C'est bon on va pas faire genre tout va s'arranger en changant de sujet comme ça ! J'sais pas quoi faire pour te prouver que je ne t'ai jamais trompé, que je n'en ai jamais eu l'intention et que je ne le ferais jamais.

Il s'arrête juste devant moi et s'accroupit. J'évite son regard le plus possible mais il me force à le regarder avec sa main valide. Immédiatement, mes yeux se posent sur sa joue maintenant rouge. Sur sa peau on peut voir l'empreinte de mes doigts bagués.

B: Arrêtes, c'est bon. Ca sert à rien. J'vois pas ce que je peux faire pour changer le fait que tu ne nous fasses pas confiance ...
T: Je te l'ai dit Bill, ce n'est pas toi. Ni moi. Ce sont les autres. Tu n'as pas l'air de te rendre compte du désir que tu provoques chez les gens. Hommes comme femmes d'ailleurs ...
B: Et toi tu n'arrives pas à imprimer que tu es le seul que j'aime ... Le seul que j'aimerai ...


On s'observe longuement comme ça. Sondant les prunelles de l'autre. Toute ma colère a disparue ne laissant plus qu'une sensation de profonde tristesse et de fatigue. Lui aussi semble dans le même état que moi. Nous n'avons jamais aimé nous hurler dessus.

B: Comment tu veux que je te prouve la sincérité de ce que je te dis, redis et ressents ?
T: Epouse moi !


Je m'étrangle avec ma salive. Quoi ? J'ai bien entendu ?

B: Qu'est ce que tu viens de dire ? O_O
T: Epouse moi ! Je sais qu'on ne peut pas vraiment officialiser cet engagement mais .. Epouse moi !


Alors là ... j'suis ...


POV Tom

Les mots sont sortis naturellement de ma bouche. Comme s'ils étaient une évidence même. Et après coup, oui ils le sont. Je sais très bien que l'on peut pas se pacser, ni rien, mais je veux qu'il comprenne l'ampleur de la demande.

T: J'veux te prouver que je n'appartiens qu'à toi ! Et que tu n'appartiens qu'à moi.
B: ... Je ... Mais ... Euhh ...


Je ris nerveusement lorsque je me rends compte qu'il peut très bien me dire non. Non pas parce qu'il ne m'aime pas mais parce qu'il ne le souhaite tout simplement pas ... Et lorsque je vois ses larmes couler, un flash me vient ...

[Flashback]

Nous sommes tous les deux allongés dans notre lit. La chaleur de la pièce nous enveloppe agréablement. Son odeur se mélange à la mienne, alors que je me colle encore plus à lui. Les câlins après l'amour ont toujours fait partie de notre habitude. Une sorte de routine à laquelle on ne dérogeait jamais. Et à laquelle on succombait avec délice.

- Tom ...
- Oui mon coeur ?
- Tu sais ce que je regrette à notre situation ? Qu'on soit jumeaux ...
- Pourquoi ?


Je me détache un peu de lui pour que je puisse observer son visage. Ses traits sont tirés et sérieux malgré la rougeur encore présente sur ses joues.

- On ne pourra jamais être un couple normal. S'afficher de façon normale. Se marier, avoir des enfants, avoir une véritable vie de famille ...
- Tu es ma famille Bill. Je ne regrette pas mon choix à ce niveau là. Pour ce qui est des enfants, je pense qu'on a le temps de voir venir les choses. Et je ne savais pas que tu voulais te marier ?


J'observe son teint rouge prendre un peu plus d'ampleur.

- C'est juste que j'y pense de plus en plus ces derniers temps, en plus je sais que c'est pas ton truc ce genre de cérémonies ... Je ... Mais j'aime nous imaginer ... C'est ...

Je rougis à ces mots et le sers contre moi. Je respire son odeur avant de me pencher près de son oreille pour lui murmurer cette douce promesse.

- Un jour, on se mariera. Et qu'importe qu'on soit frères, jumeaux et que ce soit interdit. Un jour on le fera ...

[fin flashback]


Je cligne des yeux plusieurs fois avant de comprendre que ma petite escapade dans le passé est terminée. Bill me sonde, sentant surement mon malaise.

B: Tom, est ce que ça va ?
T: Je ... J'te l'avais promis ...


Ma voix se barre. Diminue. Jusqu'à même disparaitre. De quand date ce souvenir ? Je cherche dans ma mémoire mais déjà les bribes de ce moment s'effacent ... Paniqué, je plonge mon regard dans le sien, espérant y trouver les réponses à mes questions.

B: De .. De quoi est-ce que tu parles ?
T: Se ... Se marier. J'te l'avais promis ... J't'avais fait la promesse qu'on le ferait ... C'est pour ça que tu pleures ?


Je le vois ocher légèrement la tête, confirmant ma pensée. Je me mords les lèvres pour ne pas pleurer ... Trop d'émotions m'étreignent le coeur et la douleur provoquée par ces flashs est toujours aussi forte.

T: Je ne sais pas de quand ça date ... Je ... Je ne m'en souviens pas. J'sais même pas si c'était le matin ou le soir ... Je ...
B: Shhhht.


Il pose son doigt sur mes lèvres, doigt que je m'empresse d'embrasser, alors qu'il prend une grande inspiration ...

B: Ce ... moment, était le plus beau de toute ma vie. C'était la veille de notre anniversaire. On venait de passer une agréable soirée qui s'était finie en tête à tête ... Discutant des derniers préparatifs pour la petite fête qu'on avait organisé pour le lendemain soir. Papa et maman, nous avaient quitté depuis plusieurs heures, et on s'était retrouvés ... On a fait l'amour ce soir là ... Et ce sujet était venu sur le tapis ... J'avais besoin de te faire partager cette envie qui me prenait depuis quelques temps. Et je crois que j'aurai du me taire ce jour là ...

Ses larmes dévalent à nouveau ses joues. Je ne les comprends pas ... Je ... Je vais pour demander la raison de ses perles salées qu'il enchaine à nouveau.

B: Car, tu es sorti le lendemain pour acheter cette foutu bague ! Tu voulais me faire plaisir en choisisant un anneau pour cette putain d'idée de mariage. Tu avais dit vouloir profiter de l'occasion pour mettre toute notre famille au courant. Et tu es sorti de la maison. Sauf ... Sauf que tu n'es jamais revenu ...

Un hocquet le coupe dans son monologue alors que je respire difficilement, ce souvenir nous a ramenés au jour de mon accident !

B: Et j'm'en veux ! Si tu savais comme j'm'en veux !! Car si j'avais pas ouvert la bouche, tu ne serais pas sorti ce jour là ... Et rien ne se serait passé ... J'suis désolé Tom ... Je ...
T: Oh Bill !


Je le tire vers moi l'obligeant à descendre du fauteuil dans lequel il était assis. Je le sers contre moi à l'en étouffer et tente de calmer ses sanglots. Voilà pourquoi il a toujours cru que mon accident était de sa faute ! Qu'il était responsable de mon coma ... Je le rassure par des mots tendres, je promène mes mains dans son dos nu alors que ses mains s'accrochent à mes épaules.

Je le sens tressaillir de plus en plus contre moi. Respirant plus bruyament au fur et à mesure du temps qui passe. Je présens une crise d'angoisse venir pointer son horrible nez. Et j'ai beau tenter de le calmer rien y fait, il pleure de plus en plus ... Je redouble de "shhhht calme toi" mais il ne semble pas disposé à s'arrêter. Ses muscles se raidissent par intermittence alors qu'il commence à faire des pauses respiratoires. Tentant de ne pas paniquer, je l'écarte doucement de moi alors que lui prends peur ... Peur que je le rejette peut-être. Ou peur d'être abandonné, délaissé, après la dispute que l'on vient d'avoir ...

Je le force à s'allonger et me place à ses côtés au dessus de lui. Je plante mon regard dans le sien et lui intime de se calmer. Je place ma main sur son coeur et constate avec effroi qu'il bat bien trop vite.

T: Mon coeur, calme toi ! Respire avec moi ...


Je tente tout ce qui me passe par la tête pour qu'il reprenne le contrôle mais mes efforts échouent lorsqu'il hoquete de plus en plus fort. J'essaye de me rappeler ce que les pompiers m'avaient expliqué lors de la dernière crise qu'il avait faite. Mais ma panique embrouille mon cerveau alors que je ne dois rien montrer de mon état à Bill, pour ne pas en rajouter.

Je respire bruyament afin qu'il puisse calquer sa respiration sur la mienne et cela à l'air de fonctionner. Il suit tant bien que mal mes inspirations et expirations alors que je le vois fermer les yeux.

T: Bill, regarde moi ! Surtout tu n'arrêtes pas de me regarder ... Inspire ... Expire. Doucement ... Tu t'en sors super bien ... Continues ...


Je lui parle comme ça pendant de longues minutes alors qu'un flash me rappelle que pour dégager correctement ses bronches je dois appuyer sur son sternum ... Seulement la dernière fois, le pompier n'y était pas allé de mains mortes ... Et sincèrement, j'ai vraiment trop peur de me rater. Je porte alors une nouvelle fois mon regard sur lui et constate que sa poitrine se soulève plus régulièrement. Je l'encourage alors plus fortement et presse ma main sur la sienne ... Vite que cette crise cesse ...

Et lorsqu'il gémit mon prénom, me prouvant qu'il a repris le contôle de son corps, je ne peux retenir mes larmes. Larmes de soulagement surtout mais larmes de fatigue aussi. Je me colle à lui à même le sol et respire son odeur. Je ne bouge plus, profitant juste de ce drôle de moment. J'essuie ensuite mes joues avant de lui faire le même traitement. Il me sourit faiblement alors que je l'aide à se relever. On se met debout lentement, je guette le moindre de ses gestes voulant éviter qu'il ne s'écroule. Il s'assoit précausionneusement dans le fauteuil de nouveau alors que je cours à la cuisine lui chercher un verre d'eau.

B: Merci. Ca va aller Tom ... Tu peux respirer calmement.

Je reprends mon souffle et continue de l'observer. Il me refait un sourire timide, et je fonds. Je m'effondre au sol en face de lui, et pose mon dos contre la table basse. Je repasse toute la scène dans ma tête et me dit qu'on a encore une fois éviter le pire. En fait, j'en viens à me demander si on ne se fait pas plus de mal que de bien tous les deux ... Je sors de ces idées pessimistes lorsque je sens ses doigts se poser sur ma joue ...

B: Est-ce que ça va ?
T: C'est plutôt à moi de te poser la question ...
B: Peut-être mais c'est moi qui ais demandé en premier ...


Je ris quelque peu avant de le rassurer. Oui personnellement je vais bien. Maintenant, est ce que c'est suffisant pour dire haut et fort que ça va ? Je n'en suis pas sûr du tout ... En fait, je ne suis plus sûr de rien ... Ai-je bien fait de faire cette demande ? Je pense, enfin je crois. On en avait parlé ... C'était son souhait pour nous ... Et je pense que j'étais heureux qu'il m'en parle. Sauf que le fait que je ne me souvienne pas de comment j'étais à ce moment là me fait douter sur le comment je dois agir.

Lorsque je cherche dans ma mémoire, je n'ai rien ... Rien qui ne me revienne à part peut-être cette étrange sensation de chaleur au creux de mon ventre. Comme un fourmillement silencieux qui se déplacerait lentement, me rendant tout chose. Oui c'était vraiment la meilleure chose à faire ...
Je pose mon regard dans le sien et constate qu'il ne faisait que m'observer depuis toute à l'heure. Gêné, je me relève et me poste devant la baie vitrée. Je regarde la nuit ensevellir la ville, observant toutes les lumières s'allumer au fur et à mesure. J'entends Bill poser son verre sur le bois de la table et je sens ses mains passer sur mes flancs pour se rejoindre au niveau de mon ventre.

Quelques secondes après je sens ses lèvres embrasser mon épaule. Je frissonne me colle encore plus à lui. Je soupire de bien être alors qu'il chuchotte à mon oreille.

B: Est ... Est-ce que tu veux bien reposer la question ?


Il dessere son emprise sur moi, me permettant de me retourner, me retrouvant donc face à lui. Je plonge avec délice dans son regard alors que ma bouche forme de façon naturelle une nouvelle fois, cette phrase murmurée avec timidité.

T: Est-ce que tu veux bien m'épouser ?


Un sourire nait immédiatement sur son visage alors que ses yeux se ferment. Lorsqu'il les rouvrent c'est pour que je constate qu'ils sont embués et près à déborder.

B: Oui ... Mille fois oui.

Je le sers contre moi en l'embrassant avec passion. Une nouvelle page se tourne ce soir ... L'avenir nous réserve encore tellement de chose. Mais moins qu'hier et surtout plus demain ...

# Posté le mardi 01 septembre 2009 12:57

Modifié le mardi 01 septembre 2009 14:49