... Chapitre 14 ...

... Chapitre 14 ...


Coucou !!!
Bonne lecture tout le monde ..
Ah si dernière chose ... vous aurez droit à un petit aperçu du "monde de Tom" ... Ne vous en faites pas si on ne voit pas grand chose .. ce n'est que le début.
Je dirai même ... Bienvenue.

Stef
Y'a du nouveau dessus ...




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Berlin, le 13 février 2008





En panique. Je suis totalement en panique. Je viens de me réveiller en sursaut, en me claquant mentalement. Tom rentre avec moi aujourd'hui mais rien n'est prêt pour l'accueillir. Chiasse !! Je récupère silencieusement mon téléphone afin de me rendre compte de l'heure qu'il est. Bon ça va il n'est que 9 heures. Je vais pouvoir partir afin de préparer la chambre et lui prendre des vêtements propres. Je m'habille en silence, passe rapidement dans la salle de bain et sort de la pièce après avoir déposé un baiser sur le front de mon ange. Mais je n'ai pas fait un pas dans le couloir que je re-rentre immédiatement. Je ne vais pas partir sans lui dire où je vais, sinon je sens qu'on court droit à la cata. J'écris rapidement puis pose ce morceau de papier bien en évidence à côté de sa tête. Je reprends ensuite le chemin de la maison un petit sourire collé aux lèvres. Une fois arrivé à destination, je me défais de ma veste que je laisse sur la table puis je me dirige rapidement dans le bureau et prends une boite. Commence alors l'effacement de deux ans de vie de couple, deux ans de pur bonheur. Oui il y'a eu des disputes comme chez tout le monde d'ailleurs ... mais bon sang jamais une vie à deux ne m'avait rendu aussi heureux. Au fur et à mesure que je fais disparaitre ces photos, je sens une boule se former au fond de ma gorge. J'ai l'impression d'arracher une part de moi-même en déposant les cadres les uns sur les autres. Et ce sentiment s'accentue encore plus lorsque je referme le couvercle, me coupant totalement de notre passé. Je ne peux retenir un soupir de tristesse. Je cherche ensuite un endroit afin de la cacher et décide de l'entreposer sous le sommier. Après l'avoir bien dissimuler sous notre ... mon lit, je tente de me relever. Mais je m'écroule à genoux contre ce dernier rapidement. Je n'y arrive pas !! Je n'arrive pas à me faire à l'idée qu'il va maintenant s'agir de MA chambre et de MON lit. Qu'il ne dormira plus contre moi ... que je ne sentirai plus son souffle tiède dans mon cou faisant danser mes cheveux... que ses mains ne m'entoureront plus de cette façon sur-protectrice qu'il prenait avec moi !! Ca fait si mal.

Lentement mes doigts commencent à glisser sur la couette, l'effleurant à peine. Et là me vient en tête la sensation du tissu sur nos corps dénudés et enlacés. Les larmes me montent aux yeux malgré que je sais que rien n'en sortira. De toute façon, ils se ferment d'eux mêmes lorsque ma peau frotte contre un de tes T-Shirts. Un que j'ai dû laisser trainer pour sentir ta présence près de moi. Immédiatement, je le porte à mon visage et commence à remplir longuement mes poumons. Et même s'il sent plus la lessive que ton odeur, il me fait toujours le même effet. Je soupire de nouveau. Au début ça devait ressembler à un soupir de bonheur, mais comme le fruit d'une fatalité divine, il s'est rapidement transformé en gémissement de douleur. Pourquoi ... pourquoi est-ce si dur ..?? Je me remets péniblement sur pieds et commence à sortir des vêtements pour lui. Avant d'entreprendre le déplacement du reste de ses habits dans l'autre armoire. Chaque aller et retour que j'effectue résonne dans mon crâne. Aussi fortement que le retentissement d'un gong. Je ne peux d'ailleurs pas m'empêcher de soupirer une nouvelle fois lorsque je constate que j'ai terminé. La boule qui était jusqu'alors à la limite du supportable explose, me donnant largement envie de vomir. Mon estomac se tord alors qu'il n'y a rien à en faire sortir. Je me pli en deux puis m'assois sur ce lit impeccable mais vide. Vide d'histoire. N'y tenant plus je sors rapidement de la pièce, pour m'effondrer tristement sur le canapé. Tout est silencieux ... aucun bruit, rien. Mais si on écoute bien, on pourrait entendre les rires de mon amour. Ils impreignent les murs et ressortent en hurlant. J'ai beau regarder partout, je nous revois dans la vie de tous les jours ... dans la cuisine, le salon devant un film ... partout. Je secoue la tête. Fou, je deviens totalement cinglé. Voilà que je pense à lui comme s'il était ... mort. Je sursaute lorsque mon portable se met à sonner. Je décroche sans même regarder qui m'appelle.

B: Allo ..??

Aucune réponse, juste une respiration saccadée. Je réitère ma question ..

B: Allooo ..??
?: Bill ..


Cette voix ... ce ton. Ma gorge se serre à nouveau. Elle transpire la solitude, la peine, la tristesse. Elle me porte un coup au coeur, alors que ce dernier n'est déjà pas au meilleur de sa forme.

B: Oui Tomi .. je suis là.
T: J'ai ... j'ai peur. Tu viens quand me chercher ..?
B: Je repars de la maison. Je n'en ai pas pour longtemps, je t'apporte de quoi t'habiller. Tu as besoin d'autre chose ..??
T: Toi.


Ce n'était qu'un murmure mais mon coeur rate un battement. Ne pas pleurer, ne pas pleurer. Je surventile mes yeux de ma main libre puis réponds.

B: Je fais vite, promis.

J'attends qu'il soit un peu plus rassuré et entends qu'il a raccroché.

>> * <<


Pov Tom

Je viens de reposer le combiné. J'ai froid, j'ai peur. Je me sens vide. J'ai aussi envie de pleurer et j'ignore la raison et ça me rend encore plus triste. Lorsque je me suis réveillé, j'espérai le voir près de moi, mais j'ai dû me satisfaire de ces quelques mots griffonés à la va vite. Oh je ne lui en veux pas ... mais je ne peux pas m'empêcher d'être effrayé à l'idée qu'il ne revienne pas. Qu'il me laisse ici tout seul. Que je suis bête de penser ça, il est près de moi depuis que je suis dans le coma !! Pourquoi est-ce qu'il voudrait m'abandonner maintenant..?? Parce que tu ne te souviens pas de ces deux dernières années me souffle une voix dans ma tête. Non !! Il a dit que c'était pas grave, que ça reviendrait !! Et que jamais il me laisserait tomber. Entre ce que les gens disent et font, il y a une énorme différence Tom. Noooooooooooon c'est pas vrai ... Bill a toujours tenu ses promesses .. Je me mets à trembler de froid, je me lève afin de récupérer une polaire dans la petite armoire et je me pose dans le fauteuil devant la fenêtre. Mais je n'arrive pas à me réchauffer. Rien à faire, je commence à frotter mes mains l'une contre l'autre puis je passe rapidement aux bras. Mais je tremble de plus en plus. Je me lève lentement et surtout difficilement. Je ne comprends pas ce qu'il m'arrive ... J'entre dans la salle de bain et m'arrête devant le miroir. Je m'observe .. détaillant chaque parcelle de mon visage. Je remarque immédiatement que je n'ai pas mon perçing d'origine. Je passe lentement mes doigts dessus, puis sur mes lèvres. Elles dérivent ensuite sur ma mâchoire .. en fait tout y passe. Je tire, pousse, déforme comme si maltraiter ainsi ma peau allait faire revenir mes souvenirs. Au travers de la glace, mon regard tombe sur le radiateur, je me retourne et m'accroupi contre ce dernier. Il faut que je me réchauffe. Je tourne le bouton pour mettre la température maximale et remonte mes jambes contre moi. Je sens mes vêtements frais contre la céramique chaude ... mais pourquoi je continue de trembler ..?? J'ai toujours aussi froids.

T: Bill ... Bill j't'en prie me laisse pas ...

Je ne peux pas m'empêcher de l'appeler même si je sais qu'il ne m'entend pas. Mon corps commence à se balancer au rythme de mes larmes qui coulent. Je ne contrôle plus rien, mes muscles bougent d'eux mêmes. Je me sens nul ... il a dit qu'il se dépêchait de revenir ... alors pourquoi j'ai autant la trouille ..?? Imagine il ne revient pas .. Nooooon, tu mens !! Ca fait longtemps qu'il devrait être là... Il va venir, il me l'a dit ...


T: Il me l'a dit ... il me l'a dit ...

Fin Pov Tom

>> * <<


Je suis une nouvelle fois dans l'hôpital. Je grimpe rapidement les étages et entre dans la chambre après avoir frappé. Personne. PERSONNE ?! Je me précipite dans la salle de bain et reste choqué à l'entrée de celle ci. Tom est recrocquevillé contre ce minuscule radiateur, en pleurs. Je m'approche doucement de lui et m'abaisse à son niveau. Sa tête est posée sur ses genoux et ses yeux fixent ses pieds. Ca fait mal de le voir comme ça.

B: Tom ...

Ma voix n'est qu'un murmure. J'ai peur de l'effrayer si je parle plus fort .. mais il ne me répond pas. Je pose alors lentement ma main sur un de ses bras, et c'est à ce moment là qu'il relève les yeux vers moi.

B: Tommi, qu'est ce qu'il t'arrive ...??

Ma voix est angoissée, il est en nage et pourtant il reste collé sur ce point chaud. Il continue de se balancer et de me regarder mais ses iris ne me distinguent pas. Il me regarde sans me voir. Je le secoue un peu, il cligne des paupières et parle doucement.

T: Bill ... t'es revenu ..??
B: Oui je suis là ...


Je n'ai pas le temps de dire ouf qu'il est dans mes bras me faisant tomber assis sur le carrelage froids. Sa tête disparait dans mes cheveux et son souffle me chatouille. Il me sert tellement qu'on dirait qu'il va m'étouffer. Mais je ne dessère pas son étreinte, je sens qu'il en a trop besoin.

B: Hey' ça va ..??
T: J'ai froids ...


Froids .?? Mais il est bouillant !! Je tente de me décoller de lui afin de poser ma main sur son front mais dès qu'il me sent m'éloigner un peu .. il me sert encore plus fort. Je lui frotte le dos puis lui murmure de se reveler. Une fois debout, je sèche ses larmes et lui dit que je vais chercher ses vêtements propres, il acquiesse et je sors alors rapidement. De nouveau dans la salle de bain je constate qu'il m'attend .. nu. Beug intense. Mes joues s'empourprent rapidement. Et je dois faire un effort sur-humain pour ne pas lui sauter dessus. Je lui tends le sac, gêné de sa non pudeur puis ressort de la pièce. Je referme la porte doucement, m'adosse dessus et souffle un bon coup. Je marmonne pour moi même que si ça va être ça tous les jours une fois à l'appart, je vais finir par le violer sur place moi !! Puis je range les deux trois bricoles d'affaires qui nous appartiennent. Tout est prêt, il ne manque plus que ...

T: Bill ..??

Je me retourne et ouvre de grand yeux. Il .. est ... tout simplement ... magnifique !! Il doit avoir compris car il penche sa tête avant de me sourire. Je secoue la mienne afin de revenir sur Terre puis il s'avance vers moi.

T: Comment je suis ...??

Question stupide !! Mais quelle question stupide !! Suffit de regarder mon air de poisson lune en dehors de l'eau pour deviner la réponse.

B: Tout bonnement parfait.
T: Merci, c'est toi qui a choisi, c'est toi qui a bon goûts.


Je ne sais pas quoi répondre .. que c'est mon travail, que ce n'est pas une question de goût ou tout simplement parce que c'est lui ..?? Je crois d'ailleurs que je ne vais pas relever.

B: On y va ..??
T: Ui ..


Ca voix est légèrement troublée, la peur je suppose. J'attrape nos sacs d'une main tandis que j'ouvre la porte de l'autre. Il m'enlève un sac de sur mes épaules et je l'en remercie en souriant. Sourire qu'il me rend. On passe rapidement voir le médecin qui nous salue chaleureusement, il en vient même à avoir les yeux brillants. Ne me dites pas qu'il va pleurer quand même !? On se sourit, on blague puis une fois les "au revoir" prononcés, on se dirige vers le parking. Et là, c'est à son tour de rester en arrêt. Il en lache même le sac.

T: Bi-bill ..?? Tu .. tu fais quoi comme métier déjà ..??

Je pose mon regard sur lui et rit. Je dévérouille le coffre puis l'ouvre. J'y dépose mes sacs et reviens vers lui, qui n'a toujours pas bougé. Je choppe le sien à terre et lui murmure ma réponse à l'oreille.

B: Je suis styliste et mannequin à mes heures ...

Puis je pars le ranger aux côtés des autres. Entre temps j'ai largement entendu son "au putain" et son "c'est pas possible". Je souris pour moi même puis lui demande de bien vouloir s'installer dans la voiture afin que l'on puisse rentrer. Chose qu'il fait sans broncher. Je démarre sous ses yeux envieux puis la route défile. Je roule assez doucement, pour qu'il est le temps de voir ce qui l'entoure. Ses iris cherchent, scrutent et je l'entends murmurer des paroles qu'il est le seul à connaitre. Mais je me doute qu'il se sent perdu .. ça se voit. Mais surtout ça se ressent.

Pov Tom

J'y crois pas. Mon frère est mannequin !! Et en plus il a une voiture de rêve !! Et .. et moi, je sais pas, je sais plus. J'ai beau regarder les batiments autours de moi, je ne me souviens pas. Oui je les reconnais, mais il leurs manque quelque chose. Il leurs manque une histoire, un passé. Chose qui me fait également défaut et qui fait que, à mes yeux ce ne sont que de simples immeubles. Il se gare lentement devant l'un deux. J'ai de petits flashs, mais pas d'images. Juste une drôle de sensation. Je le vois me regarder du coin de l'oeil. Il s'inquiète pour moi, et je me sens nul car je ne le mérite pas. Je suis un boulet pour lui, il a dû prendre beaucoup de retard dans son travail à cause de moi ... Il descend et je fais de même. Et là une envie de vomir me prend. Je me tord et tout ressort. Je l'entends arriver rapidement vers moi, tandis que mon estomac se vide du peu qu'il contenait. Il me tient les dreads d'une main tandis que l'autre me frotte le dos. Doux frissons et mes joues se colorent rapidement. Je ne sais d'ailleurs pas pourquoi ce geste me fait rougir. Peut-être est-ce dû à cette impression de déjà vu qui se balade en moi. Je me relève après que mes spasmes se soient calmés puis le regarde. Je tente de le rassurer ...

T: C'est bon c'est passé. Ca va t'en fais pas.

Il ne me répond pas et se contente de me sourire. Mais ce coup ci je ne peux pas le lui rendre. Je m'écarte de lui puis lève alors les yeux vers cet endroit, essayant de deviner à quel étage se trouve notre appartement. A première vue et sans vraiment grande conviction je penche pour le dernier. Je redescends mon regard pour croiser celui brillant de mon jumeau. Il oche lentement la tête puis se dirige vers nos bagages. Aparament j'ai visé juste. Je prends un des sacs qu'il me tend puis entre dans le hall en silence. Je l'attends, il appelle l'ascenseur puis nous regardons les numéros défiler lentement. Et alors qu'il va pour ouvrir la porte, je le stoppe. Ma main tremble, et il doit sûrement se demander ce qu'il m'arrive. Mais en fait je ne sais pas, je crois ... je crois que ça va trop vite. Je pose le sac et me calle contre le mur en face de la porte. Je m'accroupi en le regardant mettre la clé dans la serrure. Non non non .. Bill attends .. je suis pas ... prêt. Mon coeur commence à s'emballer et ma respiration aussi. Je cherche mon air tandis que ma tête se met à tourner. Je le vois en face de moi et me parler mais je n'entends pas ce qu'il me dit .. j'ai beau me concentrer .. je ne distingue plus rien ...

Fin Pov Tom


Et merde !! Il vient de s'évanouir. Je crois qu'il a pas supporté le trop plein d'émotions .. J'ouvre la porte puis reviens vers lui. Je passe une de mes mains sous ses genoux tandis que l'autre passe dans son dos. Je me relève lentement .. pouah .. c'est qu'il pèse son poids mon ange. Mon premier réflexe est de l'emmener dans notre chambre ... mais j'arrête mon geste une fois devant la porte. Je le regarde alors tristement tandis que je prends la direction de la chambre d'amis. Je le dépose plus lentement possible puis lui colle un baiser aérien sur le front avant de sortir en silence. Je me charge de rentrer les sacs et les laisses dans la salle. Je vais m'affaler sur le divan en soupirant. Je sors mon portable et le pose sur la table basse. Je choppe la télécommande et mets une chaine, n'importe laquelle. Mais ça me gave rapidement et j'éteints l'écran. Je me dirige alors vers la salle de musique, j'y retrouve mon piano .. et là c'est comme si j'entrais dans ma bulle. Il n'y a plus rien d'autre qui compte ... juste lui et moi. Sauf que maintenant je ne suis plus seul. Je m'assois en silence tandis que mes doigts frôlent les touches. Et comme poussé par un sentiment qui n'est pas le mien, je commence à jouer. Lentement au début et de plus en plus rapidement ensuite. Je joue une mélodie composée par Tom .. et mes larmes montent. Mais je n'ai pas le droit de craquer, je dois tenir pour lui car il a et va avoir encore plus besoin de moi. Mais j'ai si mal au fond de moi ...


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Réponses aux commentaires:

A dym54 : Vraiment merci de ton commentaire. Ton avis sur ma fic me fait plaisir. Et en ce qui concerne mon âge ... j'ai 21 ans. Tu sais j'ai droit au même refrain sur le fait que Tokio Hotel n'est pas de mon âge patati patata .. mais bon personnellement, je suis et reste fan et je dis merde au gens que ça dérange !! xD Leurs avis favorables ou non ne m'empêcheront pas de continuer d'écouter la musique qui me plait. Ca n'a jamais été le cas et ça ne le sera jamais. Et en ce qui concerne ma suite la réponse est au dessus. Encore un peu de patience elle sera là d'ici vendredi maximum. Le temps de la relecture et du répondage [vive le français xD] aux commentaires du chapitre précédent !!
Bises

oublie-moi-483: Tu trouves qu'il n'y a pas assez de dialogues ? Je vais essayer d'y remédier dans ce cas. Le côté nian-nian de notre dréadé ne sera que passager par contre. Donc profites-en avant que son comportement ne change. ^^ Oui Bill dormira avec Tom mais ce dernier ne trouvera pas de photo compromettante. C'est bête hein !! xD
Bisous

xx-fiikth-xx: Oui tu me connais. Rien ne sera simple pour les deux. Mais avoue c'est mieux que si c'était beaucoup plus rapide. =P En tout cas ... va falloir qu'ils s'accrochent les deux twins ... ^-^
Bisous

foliie-meurtriiere: Et oui, la petite voix de Tom n'est pas très appreciée et je crois qu'au fil des chapitres elle le sera encore moins. *regarde en l'air et sourit innocement*
Alors, tu as mis le doigt sur un truc qui va me servir par la suite. Oui en effet, disons que Tom va se rendre compte que même si ses souvenirs sont absents, son corps, à la différence de son cerveau, va se souvenir des caresses de Bill. Bon signe ou mauvais ? Ca reste à prouver. ^-^

o0-x-soth2-x-o0: Oui il est logique de voir que Tom veut se souvenir de son passé. Le sentiment d'abandon qu'il ressens envers Bill sera développé par la suite car on va se rendre compte qu'il ne vient pas forcément QUE de Tom. Dans un sens, Bill aussi a peur que Tom n'accepte pas le souvenir de leur relation et qu'il parte.
Je suis contente d'être une de tes fics coup de coeur !! Ca me touche !! =')

henkkei: Loin de moi l'idée de te tuer !! xD J'irai plus doucement la prochaine fois !! Je suis contente que le POV Tom te plaise ... c'est le premier mais pas le dernier loin de là !! =)
Bisous Veli j't'aime fort !!

tokiohotel-fiktion: Envoie moi la facture !!! xD J't'enverrai un chèque Mdr. Ravie que ça te plaise toujours autant !! =)

mein-hertz-fur-dich: Non non non, ce n'est pas ihnumain. Mes fin de chapitres sont très bien comme elles sont. Les tiennes en revanche ... là c'est carrément l'horreur !! U_U
Si on se sent aussi mal que les perso alors c'est que j'ai rempli mon contrat. =) Et j'en suis plus que contente. =D Et arrête de me remercier d'écrire ... ça me gêne beaucoup !!! =$
Bisous

lalivedecassi: Y'a pas de mal. SI j'ai fait cette review sur le concert c'était justement pour le faire un peu partager avec celles et ceux qui n'ont malheureusement pas pû y aller. Ne t'en fais pas je ne me sens pas offusquée que tu n'y ais pas mis de commentaire.
Ca parait pas simple d'écrire une YAOI comme la mienne ? O_O. Me voilà bien, car je suis incapable de te dire "oui" ou "non". Je n'éprouve pas de difficultés mais ce n'est pas non plus instinctif. Enfin ça dépend des moments. En tout cas mes idées me viennent de mon cerveau un peu bizarre !! xD Elles germent et attendent juste d'être remaniées afin d'être compréhensible pour vous. ^^ Voilà .. Bisous

tori-th: Merci de ton com. Tu as raison, la situation est et sera problématique pour les deux. Ce qui fait qu'elle sera deux fois plus longue à être résolue. Et oui, ça me permet de faire tenir l'intrigue un petit moment encore. ^^-^^
En ce qui concerne la personne sans nom, elle sera encore inconnue un petit moment. Mais elle va chamboulée pas mal de chose, alors ne soyez pas trop pressée qu'elle arrive. Enfin moi j'dis ça .. c'est pour vous hein !! Lol.
L'état de Tom te fait penser à un roseau ? Excellente comparaison ... même si je n'y avais pas pensé.

traumen-v0n-miir: Les larmes sont primordiales dans cette fic. Elle ne sera pas pleurnicharde non plus faut pas t'en faire. ^^ Bisous je t'aime <3

moilaptitepuce: Bienvenue à toi !!! Je suis contente que ma fic te plaise, vraiment !! =') Oui j'aime écrire, j'aime vraiment ça. Que ce soit des fics ou des poèmes, écrire est devenu au fil du temps une thérapie. Donc je ne m'arrêterai pas de ci tôt. =) Rassurée ? Bises

Et merci à tokiohotel-amour-fanfic; ma-vie-avec-th-3x; x-retten-mich-xx; katykaulitz; je-suis-cupide; xox-tokio-hotel-xox; x-p-a-n-d-a-x; n0-reason-0o; bleibtxmitxmir; annuaiire-yaoi-fic-th; deutsch-lehrer; th-bloodtears-th; sgcmiaou; Juicy; ohne-verstehen-yaoi

# Posté le mercredi 25 juin 2008 12:23

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 19:19

... Chapitre 15 ...

... Chapitre 15 ...


Eh, juste un bonne lecture avec ce chapitre que j'ai vraiment aimé écrire !!! ^-^

Bisous

Stef



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Berlin, le 14 février 2008



Il est bientôt minuit et demi passé. Et je tourne encore en rond dans l'appartement. Je marche de long en large et même parfois en travers. Triturant mes doigts nerveusement. Un tel point que je me demande comment je fais pour ne pas les décrocher. Mes yeux ne se fixent sur aucun objet, préférant de loin de se perdre dans le vague et l'horizon. Sauf que .. l'horizon m'ennuie, m'affaiblie et me détruit. Toujours là à provoquer en moi cette envie de fuite, comme s'il était le seul échappatoire de cette vie. Mais tout n'est qu'illusion. Car après tout, on pourrait tout quitter, partir loin, mais les souvenirs sont ancrés en nous tels des empreintes marquées au fer rouge et on aurait beau courir le plus vite possible, ils nous rattraperaient bien trop facilement. Et puis il faut bien admettre qu'on le veut aussi. On peut dire tout ce qu'on veut, on cherche toujours une part de souffrance dans notre vie. Je m'affale sur le canapé, me laissant choire comme une grosse baleine. Usé, je suis totalement usé. Fatigué aussi mais je n'arrive pas à dormir. Aucun bruit ne dérange le silence installé en maître. Sauf peut-être un gargouillement bien sonore. Je n'ai pas mangé de la journée. Je n'ai pas trouvé le courage de dîner seul, surtout pas après ses faibles "j'ai pas faim" murmurés au travers de cette cloison de bois. Rien qu'en repensant aux intonations de sa voix, j'en frissone. Il était si triste, si désemparé. J'aurai tout fait pour le rejoindre. Mais je l'ai laissé seul dans cette chambre qui n'est pas la sienne, seul dans ce vide qu'il tente de combler. C'est donc désespérément seul que je l'ai laissé pleurer. Je me suis fait violence pour ne pas aller le consoler. Il a sûrement dû s'endormir à ce moment là. Car depuis, aucun son ne filtre sous la porte. Je pose ma tête sur le haut du dossier et ferme les yeux. Qu'est ce que je dois faire ? Je ne sais pas .. je ne sais plus. Je n'ai plus aucun repère de ce que j'ai le droit de faire ou pas. C'est con, je sais. Mais je me vois plus revenir à n'être qu'un simple jumeau, on est tellement plus que ça .. A cette pensée ma gorge se noue, je secoue tristement la tête que je tourne violement lorsque sa porte se met à grincer. Elle me laisse entrevoir son corp dénudé grâce au filet de lumière diffusé par la petite lampe de chevet. Il sort et se dirige tout penaud vers moi. Je le regarde faire sans rien dire. Je pense savoir ce qu'il veut mais j'attends qu'il me le demande. Chose qu'il hésite fortement à faire au vue de son regard. Je cherche ce dernier du mien et une fois qu'ils sont accrochés, un petit sourire nait sur son visage.

T: J'arrive pas à dormir. Et .. et je me demandais si tu ..

Un blanc.

B: Si je ?

Je sais ce qu'il attend de moi. Et ça me fait énormément plaisir, mais je dois le laisser oser demander. Ou alors faut qu'il me le fasse comprendre par des gestes. Mais même ça, il ne le fait pas. Bien au contraire.

T: Non c'est pas grave. Bonne nuit.

Je le vois disparaitre limite en courant, mais arrivé devant sa porte il s'arrête. Ses épaules tressaillent rapidement avant qu'il ne revienne rapidement vers moi. Il me regarde, me détaille puis attrape une de mes mains afin que je me relève. Le contact de sa main sur mon poignet est si plaisant ... Mais il la retire rapidement. J'avale difficilement ma salive et le regarde. J'aimerai tellement savoir ce qu'il ressent, comme avant. Mais je sais bien que c'est impossible, enfin pas tant que son esprit sera dans le brouillard des souvenirs manquants.

Pov Tom

Pourquoi ai-je frissonné à son contact ? Je ne sais pas. Mais c'était si ... troublant. Je n'ose même plus croiser son regard et s'il l'avait vu ? Faut pas que je pense à ça ! Aller on respire un bon coup et ça ira mieux ensuite. Je lève lentement mon regard et tombe immédiatement dans le sien, il est ... attendri ? Faut que j'arrête de me faire des films moi !


T: En fait, si .. tu veux bien me faire .. visiter s'il te plait ?

Il ne dit rien, et moi non plus. Il continue juste de me regarder et moi je me sens rougir sous le poids de ses iris qui me scrutent. Mais étrangement, la sensation n'est pas gênante, elle est même agréable. Comme un bain chaud .. Arrête tes conneries Tom ! C'est pas comme s'il en avait vraiment à faire de toi ! Il te regarde comme un fou, un dérangé. Tu mens !! Tu te rends compte que tu rougis juste parce qu'il te regarde ? C'est ton frère bordel !! TAIS-TOI !! Je plaque rapidement mes mains sur mes oreilles, ne voulant plus entendre cette voix !

B: Tom ? Tom, qu'est ce qu'il y a ?
T: Bill ... aide moi à faire taire cette voix j't'en prie !!


Merde !! Le voilà qui me regarde comme si j'étais aliéné !! Mais je suis pas fou, je l'entends ..

B: Tom, regarde moi. Il n'y a personne d'autre ici ..

Je le vois me montrer les pièces qui nous entourent. Je t'en supplie, crois moi ptit frère. Je recule tandis que lui s'avance lentement vers moi. Il te prend pour un malade mental .. ce que tu es mon cher Tom.

T: TAIS-TOI !!!

Je hurle à plein poumons tandis que mes larmes se mettent à couler. Je percute le mur derrière moi et m'y accroupi rapidement en plaquant toujours mes mains sur mes oreilles. Pourquoi moi ? Je le vois s'accroupir devant moi ..

T: J'suis pas fou .. pas fou. Elle est là .. toujours à me rabaisser.
B: Qui ça ? La voix ?
T: JE SUIS PAS FOU !! Elle est dans ma tête .. mais j'suis pas cinglé ..


Je me remets à me balancer d'avant en arrière en faisant frapper mon dos. Une douleur s'y propage mais je ne m'arrête pas. Mais j'y suis obligé quand ses mains me plaquent les épaules contre ce dernier. Mes yeux se plantent dans les siens, et je tente de comprendre ce qu'il me dit.

B: Je sais que tu n'es pas fou !!

J'éclate en sanglot et le tire contre moi. Noyant mes larmes dans son épaule dénudée. J'écarte presque avec violence ses cheveux tandis que mon nez se frotte brutalement à son cou. Mais il ne dit rien et se contente de m'entourer de ses bras.

B: Shhht, je suis là Tomi. Ca va aller ..

Je sens alors ses mains commencer à monter et descendre dans mon dos, me faisant frissoner au niveau de mes reins, tandis qu'une douce chaleur se propage dans mon ventre. Et comme encore une fois pour tout gâcher, je m'attends à entendre une nouvelle fois cette voix naisillarde. Mais non rien ne vient. Me faisant encore plus douter de ma santé mentale. Je me frotte contre lui, emplissant mes poumons de son odeur corporelle. Un doux mélange enhivrant. Mes pleurs se calment petits à petits lorsqu'il commence à fredonner une chanson. Chanson de notre enfance, celle que nous chantait notre mère lorsqu'on faisait un cauchemar. Je ressers mon étreinte à limite nous étouffer. Mais on ne bouge pas, restant étroitement liés. Presque embriqués l'un dans l'autre. Son souffle carressant doucement ma peau, provoque une avalanche de drôles de sensations, telles que douce apréhension, accélération cardiaque et flashs flous d'images sans réel sens à mes yeux. Et lorsqu'il termine le dernier vers de la chanson, je ne sais pas ce qu'il me prend mais mes lèvres se posent délicatement sur sa jugulaire, où je sens son coeur pulser rapidement son sang. Elle se déposent tel un remerciement silencieux. Mais je crois que ce geste signifie autre chose ... une chose que je n'arrive pas à comprendre. Je n'ai pas le temps de chercher sa signification que mon estomac se tord de plaisir lorsque les siennes reproduisent la même action. Je suis bien, tellement bien que me je sens partir dans les lymbes du sommeil, mon petit frère veillant sur moi.

Fin Pov Tom


Je sens son corp s'alourdir contre le mien. Sa respiration se fait plus longue. Et moi je soupire de soulagement. Même si je n'ai pas tout saisis ce qu'il vient de se passer. Tom entend des voix ? Attendez une seconde, ça arrive à tout le monde d'avoir une petite voix dans sa tête qui nous parle .. ça s'appelle la conscience nan ? Mais alors pourquoi la sienne lui ferait autant peur? Encore des questions qui resteront sans réponse. Je me décolle de lui lentement et l'observe un moment. Un léger sourire se dessinant sur mes lèvres. De mes doigts tremblant je dégage une dread qui lui barait le visage encore rougit de sa crise de larmes. Il est si beau malgré tout. Je me relève et attrape ses jambes afin de le porter. Sa prise sur mes épaules se fait plus forte alors j'en profite pour passer une jambe de chaque côté de moi, collant mon torse au sien. Sa peau nue sur la mienne me fait trembler de désir et je suis obligé de me claquer mentalement pour calmer mes ardeurs. J'avance lentement, et pousse d'un coup de coude la porte de sa chambre. C'est là que je constate qu'il n'a pas déballé ses affaires des sacs et que le lit est encore fait. Il ne s'y est pas étendu une seule seconde. De savoir ça, me fait drôle. Peut-être sent-il que ce n'est pas sa chambre, son lit. Cette idée rallume la petite lueur d'espoir qui était en train de mourir au fond de moi. Je le dépose le plus doucement possible dans les draps et il gémit longuement, m'ensserant plus fortement. Je me retrouve donc assis voire limite couché sur lui tandis que je tente de rabattre la couette sur son corp. J'attends que sa prise se tarisse mais il semble toujours autant vouloir s'accrocher. Je passe alors mes mains sur les siennes afin de les délier et de pouvoir le laisser dormir mais il m'en empêche en remuant sa tête de gauche à droite dans mon cou.

T: Reste, s'il te plait.

Murmure attendrissant. Désir grimpant. Je ne suis pas sûr d'être capable de tenir en sachant qu'il est à moitié nu sous moi. Il doit même sentir mon hésitation, à sa façon de gigoter, tentant sûrement de m'installer dans son lit.

T: S'il te plait ... s'il te plait.

Douce litanie. Renaissance d'une violente envie. Les souvenirs de sa première fois me reviennent presque violement en tête. Je ne voulais pas le faire, ne désirant pas le blesser. Je me sentais étrangement maladroit. Et il m'avait attendri avec ses iris plein de désir pour moi, son envie de moi. Et j'y voyais mon envie de lui. D'être en lui. Je n'avais alors pas pû lui résister plus longtemps et cette nuit là, fut une des plus mémorables, tout, en lui faisait corp avec moi. Je ressentais pour la première fois ce que lui vivait à chacun de nos rapports. Chaleur grisante au creux de mon ventre. Bonheur enhivrant au niveau de mon coeur. Nos mains qui se cherchaient et se liaient pour mieux se séparer ensuite. Ses yeux pleuraient de joie alors qu'il continuait de s'ouvrir pour moi, pour nous. Il n'a d'ailleurs pas été le seul à pleurer cette soirée là. J'avais été ému par tout ce qu'il m'avait dit, par tous ce qu'il m'avait montré. Faisant grandir ce sentiment de complicité entre nous. Nos bouches ne faisant qu'une, nos souffles en total synchronicité. Et nos corps qui se mouvaient de façon lente et profonde, créant une douce musique. Musique de chambre, musique aux douces couleurs d'ambre. Mais ce soir je ne dois pas me laisser tenter. Non, je n'en ai pas le droit. Mais je perds toute notion de vouloir lorsqu'il se remet à pleurer contre moi, comme si c'était son dernier recourt.

T: Bill ... me laisse pas. S'il te plait ...

Plainte déchirante et ma volonté vole en éclat. Je me mords l'intérieur de la joue alors que mon corp longe le sien entrant dans les draps. Je le sens soupirer et se coller à moi. Son être avide du mien, et moi je ne peux rien faire. Ne pouvant être que faible face à lui. Mais c'est si plaisant. Et je m'endors peu de temps après lui, emplissant mes narines de son odeur, emplissant mon coeur de sa chaleur.

>> * <<


Pov Tom

Mal au crâne. J'ai terriblement mal à la tête. Je tente de bouger pour me lever, mais un poids sur mon torse m'en empêche. J'ouvre rapidement les yeux et la forte luminosité m'agresse. Je baisse mon regard et constate que Bill dort encore, à moitié avachit sur moi. Un petit sourire nait sur mon visage. Alors il ne m'a pas laissé cette nuit. A cette pensée je rougit un peu de honte. Honte de ne pas être capable de dormir seul, honte d'être si dépendant de lui. Et surtout honte de me rendre compte que je ne suis presque rien sans lui. Il détient la clef de mon passé, de notre passé. Car j'en suis convaincu, Bill tient un rôle important dans la partie manquante de ma vie. Mais je sais qu'il ne me dira rien, et je le comprends. Ce n'est pas à lui de me fournir les réponses, c'est à moi et moi seul de les trouver. Et pour ça je l'admire. Je me dégage lentement et décide de lui préparer le petit déjeuner. Je fouille le plus discrètement dans un des sacs à la recherche d'un baggy puis sort sans bruit de la chambre. Je regarde autours de moi et me dirige vers ce qui nous sert de cuisine. Je souris encore une fois en constatant la décoration d'ensemble de l'appartement. Du Bill tout craché. Rien n'est laissé au hasard, et tout s'embrique parfaitement. Tout comme le choix des couleurs. On retrouve une teinte commune dans chaque pièce qui se touche donnant l'impression d'une profondeur continuelle. Mais j'y vois aussi mes goûts, comme certains styles de mobilier. Le canapé blanc .. ce n'est pas lui qui aurait choisit cette teinte. Ca j'en suis certain. Tout comme le lustre. Mais je remarque qu'à nous deux, nous avons sû, encore une fois, trouvé l'équilibre presque parfait de nos deux tempéraments. Puis je me retourne et entre dans la cuisine. Bon maintenant c'est pas l'tout d'y être. Faut trouver où se trouve chaque chose. J'ouvre le premier placard devant moi et vois les tasses, verres et bols. J'ai de la chance sur ce coup là. J'en sors deux mugs que je pose sur le plan de travail. Puis pars à la recherche des sachets de thé, ou café ou chocolat. Bref ce qui nous sert à petit déjeuner d'habitude quoi. Mais là, ça se complique. J'trouve que dalle !! >.< Bon on respire un bon coup et on recommence. Je ferme les yeux un moment, et là, ça me vient d'un coup. Placard de gauche au dessus de l'évier. Mes paupières s'ouvrent rapidement et je me jète presque sur la porte, l'ouvrant rapidement. En face de moi se trouve toutes les boites de tisanes, thé, dosette à café, chocolat possibles et imaginable. D'ailleurs j'en rigole. A croire qu'on en fait la collection !! J'observe un moment les différentes sortes puis optent pour deux chocolats liegois. Non, pas deux. Bill n'aime pas trop le chocolat dès le matin, je vais plutôt lui faire un café moka. J'attrape la sachet adapté et le met dans la machine. Je regarde presque admiratif, le liquide noir couler lentement dans la tasse. Je la récupère et la pose aux côtés de la mienne. Puis je les fixe, me demandant ce qu'il pourrait bien manquer à ça.


T: Qu'est ce qu'on prend d'habitude ?

Oui oui, je m'adresse aux tasses, comme si ces dernières pouvaient me répondre. Je suis barge, mais content. Alors on le dira pas hein. Bon réfléchissons deux minutes. Peut-être qu'on prenait du jus d'oranges. Non, j'ai pas le souvenir de ça. Déjà gosses on en prenait pas. Des gâteaux ? Oui, ça je crois que oui. J'ouvre un placard et tombe face aux ... bouteilles d'huiles d'Olives et autres. Yeuuuuurk ça va pas le faire.

?: Placard de droite pour les buiscuits.

Je sursaute et me retourne rapidement. Bill est face à moi, seulement vêtu d'un bas de joggins tombant très bas sur ses hanches. J'avais pas fait attention à ça cette nuit mais ... wow. Je lui tourne le dos pour ne pas qu'il remarque que mes joues ont pris une très ambarassante couleur rosée. Mais merde quoi !! Je flash sur mon frangin ou quoi !? Faut que je trouve un truc à dire moi ...

T: Euuuuh, je .. J't'ai pas réveillé ?
B: Non, rassure toi.


Je l'entends se déplacer. Je reste immobile, attendant qu'il ait fini. Mes muscles sont tendus et se tendent encore plus lorsque je sens ses lèvres à demi ouvertes et chaudes se déposer sur ma joue. Mes yeux s'écarquillent alors que cette dernière s'enflamme alors qu'il va s'assoir sur un des tabourets du bar. Je suppose qu'il me regarde finir de tout préparer. Mes mains, devenues fébriles, sortent deux ou trois paquets de gâteaux. Ma peau me chauffe. C'est comme s'il ne s'était pas détaché de moi, que sa bouche était toujours sur moi. Ca.ne.va.vraiment.pas ! Qu'est ce qu'il m'arrive ? Je ... J'ai comme l'impression que tout ce qui vient de se passer est du déjà vécu. Cette sensation de fourmillement au creux de l'estomac alors qu'il m'embrasse. Puis des flashs: moi préparant le petit déjeûner, moi durant la vie de tous les jours. Etourdissante sensation de déjà vu, elle m'en donne la nausée. Un haut de coeur me prend violement.

B: Tom ?

Chier, il l'a vu. Inspire, expire. Je ne veux pas qu'il se fasse constament du soucis pour moi. Je pose mes mains à plat sur le plan de travail face à moi et tente de calmer tout ça. Je me colle un sourire aux lèvres puis essaye d'être le plus naturel possible.

T: C'est prêt !

Je ne m'avise même pas de croiser son regard. J'ai trop peur de me rendre compte qu'il a très bien compris mon mensonge. Je suis maintenant à ses côtés, alors qu'il récupère le plateau de mes mains. Je ne le regarde toujours pas.

B: Tu n'as pas trop galéré pour tout trouver ?
T: Pour les mugs non. Mais alors le reste ...


Ma voix est faible. Je n'aime pas ça, de ne pas être capable d'être moins dur envers moi même. Je sais qu'il faudra du temps pour que tout me revienne, mais j'espère toujours un miracle. Je vais pour prendre son café, mais sa main accroche la mienne et la maintient. Contact troublant. Début de frissonnement.

B: Ne sois pas si sévère envers toi même Tomi. Laisse faire le temps. Tout reviendra. Et peu importe si c'est demain, dans une semaine ou dans un an. Je serai toujours là ... là, à répondre à tes questions. Là à essuyer tes peines. Je serai là comme on l'a toujours été l'un pour l'autre depuis qu'on est né.

Je ne dis rien d'autre. De toutes façons qu'est ce que je pourrai rajouter à ça ?

Oh, Bill si tu savais ce qui se trame au fond de moi, je crois que tu prendrais la fuite dès maintenant. Et ça je ne le veux pas. Je suis sûrement égoiste de penser ça, mais j'ai trop besoin de toi. Vraiment trop .. J't'en prie, ne me laisse pas ...

Je lève les yeux et tombe directement dans les siens. Mais j'ai tellement peur d'y voir de la peine que j'enfouie ma tête dans son cou. Les larmes me montent et je ne fais rien pour les retenir, puis elle redoublent quand je pense que la journée de ne fai que commencer et qu'il va devoir aller travailler et donc me laisser seul. Je me sens pitoyable mais ce sentiment vole en éclat lorsque je sens ses bras m'ensserer. Encore cette douce sensation de chaleur, comme la tiédeur d'une pluie d'été. C'est bon, doux, c'est juste ... Lui.



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Réponses aux commentaires :



xx-fiikth-xx: Je suis super contente que ce chapitre t'ait plu à ce point !!! =') Mais tu imprimes mes chapitres ? =O Ca veut dire que si tu les laisses trainer tout le monde peut tomber dessus !! xD Je déconne !!! Ca me touche beaucoup !!! Oui il faut se méfier avec moi !! Je ne suis pas méchante, mais je pars du principe que "chaque chose prend du temps". Là, remarque on fait de petits pas vers la guérison de Tom. Cependant, si j'y arrive trop vite, je ne vois plus l'intérêt d'écrire. J'ai un tas de choses à dire et décrire sur le ressenti de Tom dans sa recherche de souvenir. Car quoi qu'on dise, c'est loin d'être facile à vivre. Quand une personne te regarde de ses yeux tristes car tu ne te souviens pas d'elle alors que vous êtes sencés être proches, tu te sens super mal. Et pour la voix bizarre du téléphone ... Ca va être "LA" plus grosse erreur de Tom .. Oula j'en dis trop !! xD Merci !!!

th-bloodtears-th: Mon pseudo sadisme ? O_O Mais je ne suis pas sadique voyons !!! (A) Alors, Tom ne se rappelle toujours pas qu'il avait des sentiments autres que fraternaux pour Bill. Cependant, oui il se rend compte de drôles de sensations. C'est ce qu'on appelle la mémoire du corp. Lui se souvient très bien de ces deux années. Le fait que ce soit si tôt est normal, car en réalité ils ont toujours été là. Maintenant, tu as mis le doigt sur le concept des prochains chapitres ... l'un va vouloir y aller doucement et l'autre va vouloir prendre la fuite. ^-^ Bisous et merci de ton com !!!

foliie-meurtriiere: TOI !!! Tu m'as trop manqué !!! Oui, je suis désolée de t'avoir fait peur, U_U. La voix de Tom, sera encore là un looooooooooooooooooooong moment. Elle va encore plus foutre la merde par la suite !! *rire sadique* Tu as envie de gueulé devant ton pc ? Wow !!! Mdr Mais te torture pas trop la tête non plus hein !! Cependant, je suis ok pour ce que tu as mis dans ton com. OUI Tom va faire beaucoup souffrir Bill à cause d'une fille. Le comment, sera dans deux ou trois chapitre je ne sais pas encore. Mais oui, je pense qu'on aura droit au pire.

oublie-moi-483: J'avais pas trop le temps de répondre aux coms ... Mais maintenant c'est réparé !! ^-^ Alors, en fait, Tom fait ce geste sans comprendre pourquoi. Comme un réflexe. =) En ce qui concerne ton idée du débarquement d'une personne importante pour Bill, pour que Tom se souvienne. Tu verras que dans le prochain chap' le concept est là mais pas de cette façon !! =D En tout cas, merci de tes coms !!

minitokio: Ben je n'avais plus de nouvelle U_U. Mais pour le prochain tu seras prévenue =D !! Je suis contente que ça te plaise ... A la base c'est toi qui a voulu que j'en fasse une fiction ... =P !! Essaye toujours pour les messages mentaux ... xD Mais bon courage quand même !! Bisous !!

tori-th: Oui j'ai vraiment aimé ce chapitre. On sent qu'ils sont sur le bon chemin. Certe il sera encore long et sinueux mais c'est le bon. Les souvenirs de Tom vont effectivement revenir assez rapidement, pas tous bien entendu mais la plupart oui. Je n'en dis pas trop car sinon je vais vendre la mèche, mais certains moments de sa vie vont être bloqués par sa conscience ... En ce qui concerne l'optimisme de ce chapitre, oui j'ai voulu introduire le sentiment de base qui va dominer pour la suite. Maintenant que Tom reprend vie dans son "chez lui" l'histoire n'est plus aussi morose qu'elle l'était avant. Certe il y aura des hauts et des bas mais principalement l'humeur de nos deux amoureux sera au beau fixe. Et OUI, ce chapitre transpire mon état physique et mental. ^-^ Bisous et merci de ton com !!!

mein-hertz-fur-dich: Non tu n'as pas mal compris ce chapitre !! =) Tom se sent vraiment perdu mais se rend compte qu'il n'est pas tout seul. Je suis une artiste ? O_O Euuuuuuh non je n'irai pas jusqu'à dire ça. J'écris simplement ce que je pense et ressents, c'est vous qui faites le reste.

Et merci aussi à bleibtxmitxmir; x-mein-welt-dreht-sich-x; ma-vie-avec-th-3x; tokiohotel-amour-fanfic; x-retten-mich-xx; lalivedecassi; roxamand; ohne-verstehen-yaoi; henkkei; katykaulitz; n0-reason-0o; th-fur-immer-liebe-th; je-suis-cupide; th-twins-story-th




# Posté le mardi 08 juillet 2008 13:25

Modifié le vendredi 31 octobre 2008 19:21

... Chapitre 16 ...

... Chapitre 16 ...




Coucou tout le monde !!

Bien voilà, je viens de finir de répondre à vos merveilleux coms donc je vous poste le nouveau chapitre !!!
Juste une petite mise en garde, prévoyez sûr'ment les mouchoirs, un passage de la fic pourrait peut-être provoquer quelques larmes. ENJOY !!

Bises
Stef


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Berlin, le 15 février 2008






Je suis au bureau et récupère tous mes dossiers les plus important. J'ai décidé de travailler de la maison. Ne voulant pas rendre Tom encore plus mal qu'il ne l'est déjà. Il a eu dû mal à me laisser partir hier, il retenait ses larmes et tentait de me convaincre qu'il arriverait à s'en sortir seul à la maison. Je savais qu'il ne le pensait pas le moins du monde mais je ne voulais pas qu'il ait l'impression que je le pense incapable de se débrouiller. Mais jamais je n'aurai cru que la séparation allait être aussi difficile. J'ai d'ailleurs senti mes larmes montées lorsqu'il a refermé lentement la porte sur moi. Ce matin encore, ça n'a pas été simple, mais il a quand même eu le courage de me regarder jusqu'à ce que je monte dans la voiture. Il m'a fait un timide signe de la main puis il a disparu. Bien sûr il ne sait pas ce que je projette, il ne le saura que quand je franchirai la porte de l'appartement. Je mets un dernier dossier dans ma sacoche puis appelle Gustav à l'interphone. Il ne tarde pas à rappliquer dans mon bureau.

Gu: Tu as besoin de quelque chose ?
B: Ouais. Dis, je ne trouve pas le projet de la nouvelle agence de pub. Tu saurais pas où il est ?
Gu: Si je sais. C'est Georg qui l'a. Il n'a pas encore finit de te taper le rapport. Tu veux que je lui dise de te l'envoyer dès que c'est fait ?
B: S'il te plait.
Gu: Je note. Autre chose ?
B: Oui, tu pourras filtrer les appels ? Je veux pouvoir m'occuper de Tom sans laisser totalement la boite sans surveillance.
Gu: Pas de problème.
B: Merci, t'es un chef !!
Gu: D'ailleurs comment il va ?


Je réfléchis un moment. Comment va Tom ? C'est une bonne question, il va mieux sans pourtant aller bien. Le fait de ne plus être à l'hôpital le rend moins sûr de lui mais pourtant, il est plus serein. Est ce que ça suffit à dire qu'il va bien ? Je n'en suis pas sûr.

B: Ben .. Il va. C'est pas facile, il se sent perdu malgré qu'il soit entouré des meubles qu'il a choisis lui même. J'crois pas qu'il s'en souvienne non plus. Mais ça reviendra.

Enfin j'espère. Gus me tape gentiment l'épaule, puis je quitte mon bureau, une bonne grosse réserve de dossiers sous le bras. Je suis maintenant devant l'ascenceur. Je jète un dernier coup d'oeil derrière moi, puis cours récupérer un truc auquel je n'avais pas penser. Le classeur et le book de Tom. Peut-être qu'il voudra regarder un peu ce qu'il faisait. Et que ça l'aidera ...

>> * <<


Pov Tom

Bill vient de partir pour sa journée de boulot. Je pousse un soupir de soulagement et vais pouvoir laisser mes joues me brûler sans qu'il le voit. Je le regarde s'installer au volant et le voit me faire un petit signe de la main, auquel je réponds. Mais à peine, la voiture quitte le coin de la rue que je me précipite dans la salle de bain. Je me fixe un moment, scrutant chaque parcelle de mon visage et m'arrêtant sur mes joues plus que rouge. Réfléchissons une seconde ... Je rougis quand Bill me touche, quand Bill me regarde, quand Bill a un tant soit peu d'attention envers moi -ce qui veux dire à chaque fois qu'il est là- bref, je suis en émoi dès qu'il s'agit de Bill. Merde mais c'est la catastrophe !! J'fais quoi moi maintenant ? Je suis à la recherche de mes souvenirs et je ramasse quoi ? Le comportement d'une collégienne pucelle en kiff sur un beau mec. Sauf que JE suis déjà un mec et que le beau goss en question c'est MON FRERE !! Cherchez l'erreur ! Je suis dans le pétrain mais un truc de malade. Et avec la non possibilité d'en parler à qui que se soit !! J'me vois pas trop aller dire cash "euh écoute j'ai besoin de savoir un truc, j'crois j'ressens des trucs pas très catholiques envers mon frère. Dis, c'est normal ?" J'vous jure, j'mérite pas ça.

Je détache mes yeux de leur reflet puis décide de prendre une douche. Ca ne pourra pas me faire de mal. J'allume le jet d'eau chaude à fond et me glisse dans la cabine. Ca me brule mais je reste en dessous, j'ai toujours aimé ça. Je n'en ressors que quand je vois mes jambes et surtout mes pieds devenir rouges écrevisses. Je prends la serviette de Bill et m'enroule dedans, elle porte son odeur de gel douche. J'en prends une autre pour envelopper mes dreads et sors de la salle d'eau. Je vais récupérer un boxer propre et enfile un bas de jogging ainsi qu'un débardeur. Je ne sais pas ce que j'ai envie de faire. En fait j'ai pas envie de grand chose. Je décide quand même de bouger et m'installe sur le canapé et réfléchis. Si Bill est mannequin et styliste, il travaille donc dans une agence. Et moi dans tout ça je fais quoi ? Je ne crois pas être mannequin comme lui, non je n'ai pas le physique pour, alors ... qu'est ce que je pourrai faire de ma vie ? Je joins mes mains et entrelace mes doigts, je les fixe et tente de me rappeler, mais rien. Je ferme alors mes yeux et me concentre, mais rien à faire ... Je ne distingue que des éclairs ... Comme ... Comme les répétitions d'éclat de stromboscope. Je me lève et décide de faire le tour de l'appartement. J'ai tout visité sauf trois pièces. Deux dont les portes étaient fermées et la dernière est la chambre de Bill. Je ne pense pas qu'elles étaient pourtant condamnées mais je ne me sentais pas capable d'y aller. Là, je sais pas ...

Je prends mon courage d'une main et pose l'autre sur la première clenche, l'abaisse lentement découvrant ce qui se trouve derrière. Une sorte de bureau géant, sauf qu'il n'y en a pas un mais deux l'un en face de l'autre. Et je dois avouer qu'ils sont immenses. Je m'avance lentement et regarde les différentes feuilles étalées sur le premier. Des croquis de vêtements, des esquisses de défilés. J'y reconnais les traits de caractère de mon jumeau, tout dans les formes des silouettes le trahis. Il a toujours eu ce déterminisme, cette idée de perfection. Et tout ça apparait clairement dans ses dessins. Je souris lorsque je tombe sur un portrait de nous. Ca, ce n'est pas au bon endroit !! Je continue ma petite fouille improvisée et ne rencontre que des ébauches non terminées. Après tout, c'est logique si elles sont encore à la maison. Je me dirige ensuite vers ce que je suppose être le mien de bureau. C'est le même foutoir mais mes doigts ne peinent pas à passer sur le papier. Je regarde attentivement ce qui s'offre à moi, et tombe des nus. Des photos, beaucoup de photos. Pour la plupart de Bill mais également d'autres personnes. Certaines sont ravissantes mais la plus belle d'entre elles est incontestablement ma moitié. J'en prends une en particulier et la détaille. Elle a été prise ici, à l'appartement. Dans sa chambre ... A cette pensée je me mets à rougir comme un con. Alors comme ça, Bill utilise notre appartement pour organiser ses séances ? Pourquoi le fait d'imaginer ça me met autant mal-à-l'aise ? J'ai soudainement mal au coeur, comme si un sentiment de possessivité et de jalousie me l'étreignait. Je n'y avais pas penser avant mais du fait de son métier, Bill est observé par plein de gens, et je ... Je ne le supporte pas. J'allais pour tout bazarder que mes yeux se porte sur le coin droit de la photo, là où se trouve la "marque" du photographe: "T.K". J'en lâche tout. Merde alors ... C'est ... C'est moi qui ai prise cette image ? Mais ... Mais ... Je scrute les autres et remarque qu'elles portent toutes mes initiales. Alors ... Alors ça veut dire que je suis photographe ? Un énorme sourire nait et s'étire sur mon visage !! Je fais quelque chose dans ma vie, et pas n'importe quoi !!

Je sors de cette pièce avec un coeur gonflé de fierté, nous qui n'étions ni bons ni mauvais à l'école, nous avons réussis dans ce que nous voulions. Je me poste devant l'autre porte et l'ouvre. Et je dois dire que je ne m'attendais pas à ça non plus: une salle de musique. Des guitares partout et un piano. J'entre doucement, et c'est comme si je respirais à nouveau. Mes doigts frôlent chaque gratte les unes après les autres, puis je m'assois devant le clavier. Mes gestes se reproduisent avant que mes yeux se posent sur les partitions en face de moi. J'attrape les feuilles et détaille la mélodie qui s'y trouve retranscrite. Cette ... Nan ... C'est pas possible ... Elle me rappelle vaguement quelque chose. Presque instinctivement mes mains se placent et commencent à bouger sur les touches, reproduisant fidèlement les enchainements. J'arrive même à les jouer les yeux fermés, je ... C'est moi qui l'ai composée. J'en suis presque certain, et je crois même que je l'ai inventée pour Bill. Un nouveau sourire nait sur mon visage ... Bill... Il me manque. Mes lèvres se détendent lorsque des images apparaissent derrières mes paupières toujours closes. Je ne distingue pas tout, les images étant trop floues mais je me revois devant ce même piano. En plus de ça, j'entends la voix de Bill sur cette mélodie. Mais j'ai beau essayer de comprendre les paroles, je n'ai que des "hum-hummm". Que d'ailleurs je chante à haute voix. Des frissons me prennent tandis que des larmes me viennent. Je ne sais pas pourquoi étant donné que j'ignore tout du texte qui l'accompagne mais les paroles sont importantes, je le sens. Elles étreignent mon coeur dans une plainte douloureuse mais je n'arrête pas de jouer parce que malgré çà, je me sens bien.


Fin Pov Tom

>> * <<


Je suis en chemin pour l'appartement. Je ne comprends pas que je sois coincé dans des bouchons à seulement 10h30 !! Mais c'est du grand n'importe quoi ! Je peste contre mon volant et souffle un bon coup. Puis dès que l'occasion se présente je prends une rue parallèle afin de me sortir de ce merdier. C'est toujours quand on est pressé qu'on trouve que le reste du monde va trop lentement. A une intersection j'arrive à prendre la tangente mais quelques secondes plus tards je me fait couper la route par deux camions de pompiers. Je les suis du regard un instant pendant que dans ma tête résonne un "pas à droite .. pas à droite..." Malheureusement pour moi, les deux camions prennent cette direction. Instinctivement, j'accélère voulant me persuader que tout va bien et que ce n'est pas à l'appartement qu'ils vont. Autant dire que mon coeur bat tellement vite qu'il en est douloureux et que j'ai de plus en plus de mal à respirer. Pitié, faites que Tom aille bien, et que c'est vraiment pas là qu'il y a un problème !! J'arrive peu de temps après sur le parking et constate que les pompiers sont bien là. C'est la panique !!! Je sors en trombe de la voiture et tente de m'approcher mais un agent m'en empêche. Je tente alors au moins de savoir ce qui se passe.

P: Ecoutez, pour le moment vous ne pouvez pas entrer. Plusieurs de mes hommes sont en interventions.
B: Mais qu'est ce qui se passe ?
P: Un voisin a appelé car il entendait de drôles de bruits puis plus rien. Il a frappé et voulu entrer afin de voir si tout allait bien, mais il n'a obtenu aucune réponse.


Je suis de plus en plus affolé en repensant aux crises de Tom. Les hurlements qu'il a poussé, n'étaient pas des plus discrets et ... Je dois avouer que si jamais je n'avais pas été là, je pense qu'il aurait fini par être violent. Merde .. Mes larmes commencent à venir et j'arrive difficilement à rester en place. Le sentiment de culpabilité de l'avoir laissé seul encore ce matin alors qu'il n'allait pas forcément très bien revient. Il revient en pire !! Je me sens coupable, affreusement coupable. Tout est de ma faute, son accident, son coma, et maintenant ses crises. Je pleure. Le chef des pompiers tente de ma rassurer.

P: Vous habitez quel appartement ?
B: Au dernier ... dernier étage.


Ma voix a du mal à sortir, je suis vraiment paniqué et celà s'entend. Je commence même à trembler.

B: S'il ... S'il vous plait .. Dites moi que ce n'est pas à cet étage le problème.

Je suis littéralement collé à ses lèvres attendant la sentence. Il me regarde d'ailleurs avec des yeux tristes en entendant ma voix devenue si faible.

P: Je suis désolé.

Voilà la seule chose qu'il ait réussi à me dire, me faisant ainsi clairement comprendre que mes peurs sont maintenant vérifiées. Pardonne moi mon ange ... Pardonne moi ... Je m'écarte de lui afin de m'isoler quelques mètres plus loin. Ma tête part immédiatement se cacher dans mes mains qui s'inondent de larmes. Dans une prière muette, je lève mes yeux vers nos fenêtres. Là où il se tenait ce matin encore, mais personne ne s'y trouve. Mes larmes redoublent d'intensité et des spasmes me prennent. Je me sens con de chialer comme ça, mais je n'arrive pas à m'en empêcher. Si jamais il lui arrivait encore quelque chose je ne me le pardonnerai jamais. Déjà que ...

?: Euh ... Bill ?

Je relève ma tête rapidement à l'entente de mon prénom mais retombe aussi vite quand je constate qu'il ne s'agit que de l'homme de toute à l'heure. D'ailleurs comment connait-il mon prénom ...

B: Comment vous connaissez mon ...

Il ne me répond pas et m'intime silencieusement de me lever. Chose que je fais difficilement, mes pleurs me brouillant toujours la vue. Il m'emmène à l'arrière d'un des deux camions, dont les portes sont ouvertes. Alors ça y est c'est fini ? Je m'attends au pire, voir Tom dans une camisole ou autre truc du genre. Je m'en pince même tellement fort les lèvres que je crois qu'elles vont avoir du mal à bouger ensuite. Mes paupières se ferment sous le coup de l'angoisse, j'appréhende énormément ce que je vais voir ... Mes larmes reviennent à la charge alors qu'une main se pose sur mon épaule. Encore le pompier qui veut sûr'ment "m'aider" ... Mais je me trompe. La main posée sur moi répand en moi une drôle de sensation. Elle dérive même sur une de mes joues afin d'enlever les trainées de maquillage qui doivent très largement s'y trouver. Ces doigts ... ce sont SES doigts. J'ouvre les yeux en grand de stupeur et tombe immédiatement dans ses prunelles noisettes. Sa deuxième main, rejoint la première dans sa tâche de "nettoyage" tandis que l'on se détaille toujours. Je tente de parler ...

B: T..Tom ?


Il me fait un timide sourire en guise de réponse. Pas de camisole, pas de sangles de maintient, il est libre. Totalement autonome de ses mouvements. Et moi, je ne contrôle plus les miens. Ni une, ni deux je me jète dans ses bras, le serrant contre moi. Je veux me prouver qu'il est bien là, que je ne rêve pas.

T: J'suis là. Tout va bien.
B: Tu ... Tu vas ..
T: Oui je vais bien.


Je sens ses mains monter et descendre dans mon dos, avant qu'une d'entre elles vienne se nicher dans mes cheveux. Ses caresses me font perdre pieds tandis que mes doigts s'accrochent fermement à son tee-shirt. Ce dernier d'ailleurs se retrouve rapidement trempé.

B: J'ai cru .. J'ai cru que c'était toi ...
T: Calmes toi ... c'est fini. C'est la petite vieille d'à côté qui a fait un malaise, c'est moi qui ai fait venir les pompiers. Bill, regarde moi.


Je me décolle à regret de lui pour replonger une nouvelle fois mes iris dans les siennes. Je ne les ai plus vus aussi brillantes depuis avant l'accident. Cette pensée me met du baume au coeur alors qu'il me parle de sa petite matinée au début tranquille et qui a finie mouvementée avec la pauvre mamie qui a pété sa durite. Je ris à moitié quand il me sort une connerie made in mon ange mais m'arrête brusquement lorsqu'il me dépose un rapide smack sur les lèvres. Mais je n'ai pas le temps de comprendre quoi que se soit d'autre que sa tête disparait dans mon cou. Je me mets à sourire comme un mongolien et me contente de le serrer encore plus contre moi. Aujourd'hui, même si je n'ai pas retrouvé mon amant, j'ai au moins eu droit à mon grand frère, celui qui me consolait quand ça n'allait pas. Qui prenait toujours soin de moi dans les pires moments. Il ne manque plus que quelques mots pour que tout soit parfait ... Mais je n'ose les prononcer ... Oh et puis merde, après tout, je ne dirai que la vérité.

B: Je t'aime Tom ...
T: Je t'aime aussi ptit frère.


Si tu savais ce que je donnerai pour qu'ils aient de nouveau le sens qu'ils avaient pris depuis deux ans. Je pourrai même te donner ma vie ...


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Réponses aux commentaires :



loreleil591: En effet, je fais partie du peu d'auteur(e)s "Tokio Hotel" de plus de 14 ans. Je l'avoue ... xD Tu parles Charles moi non plus je ne me trouve pas vieille xD !! J'ai encore le temps avant de me tartiner de crème anti-rides !! Mdr. En tout cas je suis contente que ma fic te plaise !!!

oublie-moi-483: Mais j'ai fait un effort !!! Oui bon ok peut-être pas. Mais tu ne peux pas m'en vouloir de vous faire ressentir ce que moi je ressens quand j'écris cette histoire. xD Tu veux que quelqu'un débarque ? T'en fais pas, c'est au programme et crois moi que ça va foutre le bordel !!! Mouhahahah

tori-th: Et ouis tu as vu. Je n'allais pas être si méchante que ça. Le pauvre Tom. Déjà qu'avec moi ils ont pas finis d'en baver, si en plus je lui rajoute ça, là on a pas fini. xD Oui on avance un peu dans ses souvenirs. Ca va se continuer dans le prochain chapter aussi. Mais là on avance ...

xo--ox : Je suis contente que ça te plaise. Pour la suite j'y travaille. =)

criitikeuz: Tu sais que je t'aime toi !! <3 Oui c'est normal d'avoir eu peur. C'était fait pour. Tu m'aurais dit que tu avais ris là j'aurai vraiment pas compris xD. La prochaine fois je te file de l'eau avant de balancer mon chapitre. Bisous je t'aime <3

foliie-meurtriiere: J'suis toute triste je n'ai plus de tes nouvelles. Oui bon ok moi non plus j'en donne plus. Mais Snif' *se mouche* Pour en revenir à tes coms ... Je suis ravie, contente, émue tout ce que tu veux que tu aimes toujours autant ma fic. Pour ce qui est des photos et surtout de celle ci ... je t'avouerai qu'elle est vraiment magnifique. =) Pour le coup de la crise ... ça va pas toujours être au tour de Tom qu'il va arriver une merde, le pauvre. xD Laisse le respirer. Bon pas trop longtemps quand même sinon c'est pas marrant *SBAAF* ok ok j'arrête. Bisous

th-bloodtears-th: Y'a pas de pbm pour le retard. Je ne chronomètre pas les gens ... xD. Oui on sent qu'il va en chier. Tu m'diras, c'est l'interêt de la fic quand même. Si c'est trop simple je ne vois pas l'intérêt. xD
Merci du com.

minitokio: Naaaaaaaaaaaaaaan ça marche pas xD !!! Mdr Mais non j'suis pas mourute !! xD J'suis comme la mauvaise herbe je résiste. *SBAAAF* ok maggle.

lalivedecassi: Euh ben là c'est à moi de ne pas savoir quoi dire. =$

Et merci aussi à deedoo; xox-tokio-hotel-xox; je-suis-cupide; ma-vie-avec-th-3x; deutsch-lehrer; n0-reason-0o; bleibtxmitxmir; henkkei; tokiohotel-amour-fanfic; katykaulitz; x-mein-welt-dreht-sich-x; th-fur-immer-liebe-th; xx-fiikth-xx; x-retten-mich-xx

# Posté le mercredi 13 août 2008 05:26

Modifié le dimanche 19 octobre 2008 15:06

... Chapitre 17 ...

... Chapitre 17 ...



Je suis inscrite sur deux nouveaux annuaires, et serait-il possible que dans votre grande générosité, vous alliez donner votre avis ainsi que de mettre une note sur 20 à ma fiction ? Oui ? Merci !!
C'est par là ====> X <==== et là ==> ** <==

Bisous à toutes !!!
Stef

ps: Bon vu comment ça se goupille, je ne sais pas si le dessin entrera en jeu dans ce chapitre. Tout ce que je sais c'est je vais finir par demander une sponsorisation de le part de Kleenex !!! T___T J'me sens mal d'écrire ce que j'écris mais c'est pour le bien de mes persos. Mai oui aller on y crois trop. Préparez sûr'ment les mouchoirs !!

Edit du 25/1o :: Voici un chapitre presque uniquement basé sur Tom ... Nous verrons comment lui vis cette situation ... Bonne lecture !!

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Berlin, le 16 février 2008.




J'ouvre difficilement un oeil tout en m'étirant lentement dans ma couette. Je pose mon regard sur le radio réveil et constate qu'il n'est que huit heures. Je grogne contre moi même et me lève. Mais à peine je pose les pieds par terre que je sens mon estomac remonter dans ma gorge. Je me précipite dans les toillettes et régurgite mon repas de la veille. Je m'accroupis à côté de la cuvette et tente de calmer les spasmes et ainsi éviter de vomir de la bile, mais ça ne marche pas et je me repenche au dessus des WC. Après avoir fini de recracher le maigre contenu que j'avais, je m'assois contre le rebord de la baignoire. Vidé, vanné. Puis j'entends un faible "toc toc" et la porte s'ouvre laissant apparaitre Tom. Il ne dit rien, je pense qu'il a sûr'ment entendu les bruits que j'ai fait bien malgré moi et je crois que mon aspect matinal montre clairement que ça va pas super. Je le vois s'approcher lentement, prendre un gant de toilette qu'il passe sous l'eau tiède avant de se pencher vers moi et de me le passer sur le visage. Je ne bouge pas, restant totalement interdit. Depuis ... Depuis longtemps il n'avait pas été si ... près de moi, à prendre soin de moi. J'en ai les larmes aux yeux et la fatigue fait que je n'arrive pas à les contenir. Elles dévalent mes joues rougies par ce contact rapproché et cette situation. Trouble délicieux en moi, corps en émoi. J'ai chaud, j'ai froid. Mon état devient celui d'une personne fiévreuse. Fiévreuse d'amour fou pour son autre moitié. Comment est-il possible d'aimer autant un homme ? De l'aimer à un tel point que lorsqu'il vous sourit tout vous parait fade autours. Que lorsqu'il pose ses mains sur vous, sur une partie de votre corp celle ci réagit dès la première seconde ... Je pensais qu'avec le temps cette sensation de trouble aurait diminué d'intensité faute de disparaitre mais je constate que je me suis lourdement trompé. Tout est intact, tout. Même jusqu'à cette douce et étonnante musique irrégulière du battement cardiaque. Il me murmure des phrases réconfortantes en m'enlevant toutes traces de pleurs et il me prend dans ses bras. Je m'y sens bien ... Tellement que je ne me rends presque pas compte que je m'endors petit à petit. Doucement berçé pas sa voix, par son odeur, par les battements de son coeur.

Pov Tom

Je n'aime pas le voir comme ça. Aussi malade. Lui qui n'attrape jamais rien, lorsqu'il est comme ça c'est que vraiment il ne va pas bien du tout. En plus il est si mince, il a dû en sauter des repas depuis mon hôspitalisation. Je m'en veux ... Mais ça va changer. Il ne manquera plus aucun repas ... pas avec moi près de lui. Je me lève doucement en le portant et veille à ce qu'il ne se réveille pas. Je n'ai aucune difficulté à le soulever. Combien de kilos a-t-il perdu à cause de moi ? Je me mords l'intérieur des jours pour ne pas pleurer et me dirige doucement vers son lit où je le dépose délicatement. Il ne grogne même pas lorsque son corp rencontre la couette refroidit, pourtant ce dernier est tellement chaud. Une fois totalement étendu dans les draps, je retourne dans la salle de bain prendre un nouveau gant que je passe ce coup ci sous l'eau froide. Je le pose délicatement sur son front dégoulinant de sueur et tente de l'éponger un maximum. Il frisonne, bouge un peu mais rien de plus. Et alors que je me relève, je me mets à frissoner moi aussi. Pas parce que j'ai froid, simplement parce que le contact du tissu de la couette me fait un drôle d'effet. Je m'accroupi et passe lentement ma main sur le duvet en fermant les yeux. Doux frisson. Puis sans comprendre pourquoi, je retire rapidement mes doigts comme si ce contact m'avait brûlé. Je m'assois à même le sol et regarde toujours ce dessus de lit cherchant à comprendre ce qu'il vient de se passer.

Mais je n'ai rien. Juste un arrière goût d'interdit. De non dit, de douleur. Je ferme à nouveau mes paupières et là des images me viennent. Je ne saisi pas tout des flashs qui apparaissent devant mes yeux. Ca va vite. Beaucoup trop vite. J'essaye d'en retenir mais rien ne reste, comme si je voulais arrêter le vent à travers mes mains. Ma vue se brouille de larme alors que la tête tourne. Un puissant haut de coeur me prend, faisant se vriller mon estomac. Tout va si vite, ça en est presque insoutenable. Je bascule mon visage pour l'enfouir dans mes genoux. Mais ma sensation de malaise augmente malgré ça. Je m'allonge alors sur le sol, fixant le plafond. Je sers les dents ainsi que les poings et tente de respirer calmement. Je laisse mes larmes couler le long de mes joues pour atterir dans mes cheveux. Etre ici, dans cette chambre me fait drôle, cette sensation de déjà vécu qui me prend du fin fond de mon être pour venir stagner dans ma gorge, me la rapetisser et finir par presque me la réduire à néant. Je déglutis difficilement avant de mettre un de mes bras sur mon visage, cachant par la même occasion mes yeux de la lumière. Mais je n'arrive toujours pas à calmer les battements de mon coeur. Ils sont comme ces bribes de souvenirs, rapides et irréguliers. Je voudrai tellement que tout ça cesse... Que cette impression de malaise disparaisse. Je me fait violence, me relève lentement puis pose mon regard vers Bill, toujours enfouit dans la couette.

Mon dieu quel homme suis-je pour le faire souffrir ? Quel homme suis-je pour le désirer alors que c'est mon frère ? Mon jumeau. Quel homme serait capable de se rendre volontairement coupable d'inceste ? Peut-être ... Moi. Moi et mon coeur qui chavire dès qu'il est là. Moi et mon sentiment de bien-être lorsqu'il pose ses yeux sur moi. Moi et mon comportement que je veux moins tactile et qui pourtant montre tout le contraire.

Des larmes commencent à couler de nouveau le long de mes joues. C'est une sensation d'impuissance qui me submerge. Impuissance de ne pas savoir comment faire pour vivre, sachant seulement survivre. Et dans tout ça, je dois réapprendre deux ans de ma vie. C'est dur, trop dur. Comment savoir si je veux réellement me souvenir ou si je veux seulement penser à demain ? Comment savoir si ma vie durant ces deux dernières années ne me répugnera pas ? Oui comment ? Si mes souvenirs ne reviennent pas, cette partie de ma vie sera à jamais perdue au fond de moi. Et Bill dans tout ça ? Je ne peux pas le laisser avec ce poids ! Je ne peux pas l'abandonner, je ne peux même pas l'envisager. Il est tellement important pour moi. Encore plus avec ce sentiment de dépendance totale que j'ai à son égard. Comment ça a pu empirer comme ça ? Comment j'en suis arrivé là ? J'en sais absolument rien ... Mes pleurs redoublent lorsqu'il gémit de douleur dans son sommeil. J'ai si mal pour lui alors que je me sens mal à cause de lui. Je suis tiraillé entre deux sentiments ... Et c'est douloureux. Je le hais pour cette emprise qu'il a sur moi mais je l'aime tellement pour le bonheur qu'il n'a sûr'ment pas conscience de me donner. Lentement, je lève ma main moite et je l'approche doucement de son visage tourné vers moi.

J'ai l'impression qu'il est si fragile, si faible alors qu'en fait, je l'admire pour cette situation que l'on traverse. Je ne suis pas idiot, je sens très bien qu'il est peiné de me voir dans cet état, à ne pas savoir, ne pas me rappeler ce que je faisais y'a même pas trois mois. Je ressens tout ça, et surtout je le vois. Ses yeux si tristes lorsque je ne suis pas en mesure de répondre à ses questions simples, ou encore lorsque je l'interroge sur nos habitudes ... Il se retient tellement de m'en parler. Ordres du médecin je suppose ... Toujours est-il que je ne suis pas en mesure de le faire se sentir mieux, juste être là, sans vraiment l'être. Je sais au fond de moi que je ne fais pas ce qu'il faut pour qu'il retrouve l'étincelle qu'il doit y avoir au fond de ses yeux. Mais comment faire ? Je ne sais pas .. Je ne sais plus. J'ai cru l'aperçevoir lorsqu'il a été soulagé de me voir en bonne santé, mais j'ai si peur de me tromper. Je me sens stupide, c'est absurde tout ça. J'y comprends rien ...

Je me lève et sort le plus silencieusement de la pièce. Un nouveau haut de coeur me prend. Pourquoi ici ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi encore ce trouble déroutant lorsque je l'imagine proche de moi ? Pourquoi ai-je l'impression que ma tête va presque exploser sous le poids des images qui flashent devant mes yeux ? Je ne les saisis pas ... C'est flou ... Bien trop flou ... Il faut que je sorte d'ici ! Il faut que je parte ... J'entre dans ma chambre et commence à faire un sac, y jetant pele-mêle des vêtements. Je me dirige ensuite dans la salle de bain, attrape le stricte nécessaire et foure tout avec le reste. Une fois la fermeture éclair fermée, mes larmes reviennent à la charge lorsque je me rends compte de ce que je suis train de faire. Et cette voix dans ma tête qui m'incite à continuer, à tout quitter. Refaire ma vie, loin d'ici, loin de lui, alors que mon corps le réclame, mon coeur l'acclame. Je ne sais pas ce que je dois faire ... Dispraitre de sa vie ? Ou m'accrocher à lui tel un parasite avide de lui ôter toute son énergie ?

Pris d'une rage envers moi même, j'attrape ma veste et quitte rapidement cette pièce laissant mon sac à moitié plein derrière moi. Le chemin entre ma chambre et l'entrée de l'appartement ne m'a jamais paru aussi long, je cours presque pour rejoindre la porte. Et alors que j'abaisse la poignée, un gémissement de douleur contenant mon prénom me parvient et arrête tous mes gestes. Je bloque ma respiration et tends l'oreille, plus aucun bruit ne s'échappe de la maison. Et alors que mon visage s'inonde de larme j'ouvre cette cloison de bois et la referme avant de m'enfuir dans les escaliers. Je descends les marches presque quatre par quatre, manquant de tomber à cause de mon baggy. Une fois sur le perron je tourne sur moi même, cherchant à prendre la direction de je ne sais où. Je plaque mes mains sur mon crâne lorsqu'une violente douleur apparait. Mes paupières se crispent alors que des images claires et nettes me percutent ...

Flashback


- Je te hais Tom !!! Tu m'entends ? Tu n'es qu'un sale con qui ne pense qu'à toi.
- Mais tu vas la fermer !! Si j'ai fait ça c'est dans ton intérêt !!
- Mon intérêt ?! MON INTERET ?! C'est la meilleure celle là, depuis quand tu décides pour moi dans quel magazine je dois poser ou non ?! Merde à la fin Tom ! De quel droit tu oses prendre ce genre de décision et DANS MON DOS en plus !!! C'est pas croyable !
- Mais arrêtes ...
Bill. Dis-je en tentant de prendre une de ses mains.
- NE ME TOUCHES PAS !!
- Macky ...
- Dehors !
- S'il te plait .. Non ..
- DEHORS !!
Hurle Bill en me poussant vers le palier de l'appartement.

Je revois en pleurs le visage de mon frère déformé par la colère avant de prendre la direction de la sortie du batiment en entendant un claquement aussi fort qu'un coup de tonerre.

Fin flashback


Le bruit de la porte qui claque me ramène sur terre. Je cligne des yeux, battant des paupières pour éviter que de nouvelles larmes ne les franchissent. Je marche sur quelques mètres avant de me retrouver dans un croisement. A ma droite, une grande avenue, bien éclairée et surtout bien droite. Alors qu'à ma gauche se trouve un petit chemin, usé par le temps et pas très accueillant. Je regarde chacune de ces directions à tour de rôle et je me demande laquelle prendre. Celle où tout parait simple ou au contraire l'autre ? Je me décide à empreinter ce sentier boueux et m'y engage rapidement. Les odeurs me portent et le vent me transporte. Je me retrouve rapidement au parc où Bill m'a emmené lorsque j'étais encore à l'hôpital ... Bill ... Si tu savais comme je te hais. Je te hais pour ce que tu me fais ressentir. Je te hais pour ce contrôle que tu possèdes sur moi.

Je m'assois lourdement sur le banc délabré et porte une nouvelle fois mes mains sur mon visage. Un sursaut me prend et je hurle. Je hurle tout ce que je retenais au fond de moi. Vidant mes poumons de tout cet oxygène, vidant mon coeur de cette peine, vidant surtout mon âme de ses chaines. Lorsque je reprends enfin mon souffle, ma tête me tourne légèrement. Puis sans crier gare une nouvelle violente douleur me saisi au niveau des tempes. Mes doigts s'y accrochent comme s'ils avaient la capacité d'enlever ces pics ... Mais rien ne se passent, à part l'apparition de nouvelles images ...

Flashback


- Dégages !!
- Mais ..
- Non tu vires !! J'crois que tu as assez fait de conneries pour aujourd'hui !! J'le crois pas ça, tu te permets d'arriver en retard et en plus tu t'autorises à faire foirer la séance.
- Bébé ...
- Non non non !! Le bébé ne va pas consoler son grand frère. Il va simplement le renvoyer d'où il vient et s'il ne le fait pas rapidement, c'est avec une gifle qu'il va sortir de sa vue !!


Fin flashback


Je ... Alors comme ça. Bill et moi on se disputait tant que ça ? Mes yeux s'inondent encore une fois, je suis un poids pour lui. Un lourd boulet qu'il traine depuis tant de temps, et qu'il doit encore plus supporter maintenant. Je ...

A: Tom ?

Je me retourne à l'appel de mon prénom et tombe sur une jeune femme. Aurélie.

A: Qu'est ce que tu fais là ? Et où est Bill ?

Je la laisse parler sans répondre, mes sanglots étouffant bien trop fortement ma gorge. Je la vois s'approcher de moi et s'assoir à mes côtés. Son parfum embaume l'air qui nous entoure. Il me rappelle celui de Bill ... un doux parfum de vanille. Un parfum tellement envoutant, ensorcellant. Elle me prend dans ses bras avant de me chuchotter :

A: Vous vous êtes disputé c'est ça ?
T: N---Non. Je ... Je sais plus où j'en suis.
A: Shhuut. Laisse toi aller ...


Et tandis qu'elle ressert son étreinte, mon estomac vrille sous le poids des effluves de cette odeur qui me transporte. Ses lèvres se déposent sur ma tempe .. Avant d'entreprendre une descente sur ma joue puis aux bord de mes lèvres. Je devrai la stopper ...

T: Aurélie ... Non ...

Elle ne me répond pas, se contentant simplement de réitérer son geste appuyant un peu plus fortement sa bouche contre la mienne. Je commence à répondre à son baiser, accueillant sa langue et la laissant jouer avec la mienne. Elles jouent ensemble durant un long moment. Moment qu'elle apprécie aux petits gémissements qu'elle pousse. Mais je me sépare rapidement d'elle lorsqu'une sensation de brûlure me prend encore une fois au niveau du crâne.

Flashback


Nos langues se lient et se délient. Rien ne peut les séparer, pas même le manque d'oxygène. J'aime tellement l'embrasser, le faire gémir rien qu'en jouant de mon percing. Je pose mes mains sur son corps et commence à les faire se balader lentement ... J'aime ce contrôle que j'ai sur certaines parties de son anatomie. L'entendre presque me supplier d'aller plus vite ... D'accélérer mes gestes, afin de nous libérer de ce trop plein d'amour. Je l'aime ... Je l'aime mon frère ...


Fin flashback


A: Tom ?
T: Ne me touches pas !!


Je tente de me lever mais ma tête tourne beaucoup trop. Ma main s'accroche au dossier tandis que mes yeux se ferment d'eux même. Je dois rentrer ... Le rejoindre. M'occuper de lui. Mais je ne maitrise plus mes membres et je m'écroule au sol. Mes genoux percutent l'herbe trempées et j'entends mon ex infirmière s'affolée à mes côtés. Je .. Je ne veux pas qu'elle pose ses mains sur moi. Lorsque ses doigts rencontrent le tissu de ma veste, c'est un mouvement de recul qu'il s'en dégage. Je .. Je veux qu'elle me laisse. Elle n'a pas le droit de faire ça. De prendre la place de Bill ...

T: Pars !!
A: Mais Tom je ..
T: VA-T-EN !!!


Je me cramponne aux jeunes pousses d'herbes détrempées par la pluie tandis que mes larmes remontent une nouvelle fois. Je fais tout de travers ...

Fin pov Tom

>> * <<



Ma tête tourne alors que je suis allongé dans mon lit. J'ouvre un oeil et le pose directement sur le radio réveil ... 14h30 ... Je me redresse lentement et passe ma main sur mon visage. Oye ... mal de tête affreux. Je sors lentement de ma couette et me dirige vers la salle de bain ... mais arrivé sur le pas de la porte, je me stoppe. Tous mes sens en alerte. Tom ... Son odeur emplit la pièce. Ma gorge se sert malgré ce petit sourire qui orne mon visage et je quitte la pièce. Je vais frapper doucement à sa chambre mais je n'obtiens aucune réponse. J'entre alors lentement et pousse un hoquet de surprise lorsque je trombe sur son sac de voyage, plein et bouclé. Je sors en catastrophe et l'appelle à travers l'appartement ...

B: Tooooom ?!

Je parcours toutes les pièces de la maison, mais il ne se trouve dans aucune d'elles. Je suis paniqué, térrifié. Je cherche un quelconque mot m'expliquant où il se trouve mais je n'ai que son silence et son absence ... Je m'écroule en larmes au beau milieu du salon ...

Tom ne me laisse pas !!! Je t'aime mon ange .. je t'aime tellement ... j't'en prie reviens moi !!!


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Réponses aux commentaires :



loreleil591: Lol ! Au pire tu dis à ta mère que c'est de ma faute !! xD J'assume. Lol Et oui, Tom commence enfin à se souvenir de son passé. Quelques bribes lui reviennent, et comme tu l'as remarqué ce n'est pas que des bons souvenirs. Mais va savoir pourquoi, c'est la première chose qui te revient en tête dans ces cas là. -.-" ... ça sent le vécu ahem >< ... Bisous

tori-th: Pour le moment, Tom est partit. Et oui, je pense que tu as le droit de lui foutre des baffes. Dans la mesure où il faut qu'il arrête de trop penser à ce qu'il pourrait faire et non à ce qu'il fait. Car je crois que ce qui le fait plus flipper ce n'est pas ses actions, mais son manque d'actions. Dans tous les cas ... les choses vont changés à partir de maintenant. En bien ? En mal ? Je ne sais pas trop encore. Et puis ça dépendra du point de vue de chacun ... =) Je me dépêche pour la suite. ^^

foliie-meurtriiere: Tu sais, des fois je me demande comment je fais pour ne pas bouder mes blogs. U_U J'ai la flemme parfois un truc de malade. Donc c'est pas moi qui te dirai quoi que ce soit. Nooooon la fic est LOIN d'être finie !! Je ne suis pas prête à les lacher ses deux là !! xD Je dois t'avouer que je tente de faire en sorte que mes chaps soient moins chialant. Sinon je risque de creer une inondation XDDD Et c'est pas mon but. Cependant, je cherche quand même à toucher les gens. Pas avec mes mots, mais simplement par la compréhension qu'ils peuvent en avoir. Je ne sais pas si je suis clair dans ce que je dis .. mais en fait j'essaye simplement de vous faire chercher au fond de vous le petit truc qui pourrait comprendre ce qui se passe. Des fois ça marche et d'autre non . En ce qui concerne le flashback ... Tom se souviens du fait qu'ils se donnaient des surnoms, des petits noms affectifs et là il se souvient qu'ils s'embrassaient pas comme deux frères le feraient. Il n'en est pas sûr mais il veut y croire. L'idée du message ? Dans deux chapitres elle débarque !!! *rire de sadique*
Et merci pour tout le reste !!! Bisous

traumen-v0n-miir.skyrock.com: En faire un film ? O_O Heuuu ben pourquoi pas xD !!! Si tu as aimé alors je suis comblée !! Bisous je t'aime franginette de mon coeur <3

toi-moi-et-eux-nous-deux: Hiiiiiiiii qu'est ce que j'ai rigolé avec ton com !!! xD Oui Tom se souvient enfin de quelques trucs ... mais ça ne sera pas suffisant pour arranger totalement les choses tu t'en doutes. Oui tu te poses la bonne question .. Vont-ils se retrouver ou pas ? Ahah réponse dans les prochain chapitres. =)

lalivedecassi: Merci d'être allée me noter !! ^^ C'est gentil !! En ce qui concerne mon moral. Il joue souvent au yo-yo ... c'est chiant mais c'est la vie.

th-fur-immer-liebe-th : Alors alors ... oui on en arrive à la question du "Tom va-t-il quitter Bill?" Dans un sens, la réponse n'est pas très dur à trouver. Soit oui, soit non. Auquel cas, une chance sur deux de se tromper.

Et merci aussi à Monaa; xox-tokio-hotel-xox; ma-vie-avec-th-3x; deutsch-lehrer; n0-reason-0o; bleibtxmitxmir; katykaulitz; x-retten-mich-xx;

# Posté le dimanche 31 août 2008 11:23

Modifié le samedi 13 décembre 2008 06:17

... Chapitre 18 ...

... Chapitre 18 ...


Bonsoir !!

En fin de compte j'ai plus d'inspiration que prévu !! xD Merci le profs de français et son cours ... Euh passionant ? xD

Je vous souhaite une bonne lecture et accrochez vous .. ça risque de pleurer.
Je sens même que certaines d'entre vous vont vouloir me tuer ... xD

Bisous

*Stef*

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Berlin, le 17 février 2008





Pov Tom

Mais qu'est ce que j'ai fait ? Embrasser Aurélie a été pour moi comme un électrochoc. Elle ... Elle ... Je n'arrive même pas à dire ce qu'elle est. Je pourrais la qualifier de tous les noms mais elle n'en vaut même pas la peine. Le fautif c'est en grande partie moi. Mais au moins elle m'a été utile, elle a fait revenir un souvenir. Troublant. Perturbant. Mais un souvenir quand même. Après avoir "vu" que je surnommais Bill "bébé", voilà maintenant que je sais que l'on s'embrassait régulièrement. Cette vision a provoqué une véritable avalanche de chaleur au creux de mon ventre. Comme lorsqu'on entre dans un bain chaud.

Est-ce vraiment un souvenir ou est-ce juste le fruit de mon imagination ? Je referme mes yeux un moment, et revois ces images. J'ai l'impression de ressentir clairement le contact de ses lèvres chaudes, l'effleurement de sa langue mutine qui ne cherche qu'une chose : trouver la mienne. Les frissons causés par son percing contre mon muscle chaud. Ce mélange de sensations parfois contradictoires. Comme le goût de la passion mélangé à celui de l'interdit. Non ! Je ne peux pas avoir inventé tout ça. Ce ne peut-être que vrai, il n'y a pas d'autre solution. Sinon je suis bon à être enfermé. Oui ou alors c'est ça ...

Je souris tristement lorsque mon regard se porte à ma montre. Minuit vingt. Et moi qui suis sorti sans téléphone. On peut vraiment dire que j'ai tout raté aujourd'hui. J'arrive enfin devant notre immeuble et entre sans bruit. J'attends que l'ascenceur descende puis le laisse grimper les étages. J'angoisse. J'ai vraiment été le pire des imbéciles et j'ai encore dû blesser Bill ... J'approche lentement de la porte et m'apprête à sortir mes clés. Mais mon geste reste en suspens lorsque j'entends une voix répondre à celle de mon frère. J'écoute, silencieux comme un mort.

?: C'est pour ton bien que je ...
B: TAIS TOI !! De quel droit tu te permets de prétendre à vouloir mon bien ?


Sa colère se sent de là où je suis. Son ton est le même que celui dans mon souvenir. Sec. Cassant. Sans appel.

?: Aucun c'est vrai. Peut-être à part le fait que tu es quelqu'un de bien qu'on a envie de "protéger" même si on ne te connait pas beaucoup.

Cette façon mieilleuse de parler me soulève le coeur.

B: Je n'ai besoin de personne pour me protéger. Et surtout pas de toi.

Je peux presque imaginer son petit sourire fière. A la limite de l'arrogance. Cette petite mimique qui agace tellement de gens et qui, chez moi me rend encore plus fou de lui.

?: Il ne reviendra pas Bill. Il ne reviendra plus. Il n'est plus le même qu'avant et tu ne veux pas le voir, le comprendre. Tu sais ce qu'il s'est passé aujourd'hui pendant que tu étais sagement ici ? Laisse moi te le dire ...

Mais c'est quoi cette merde ? Gagné par la colère, j'introduis mes clés bruyament dans la serrure et entre dans l'appartement. Ce que je veux empêcher ? La suite inévitable qui va tout gâcher. Je le sais, le sens. Et je ne le veux absolument pas. Je ne veux pas qu'il l'apprenne comme ça. Et surtout par elle.

T: Toi tu dégages !!

Je pointe un doigt accusateur sur Aurélie, alors que Bill me regarde choqué de mon entrée. Ce qui me frappe c'est ses yeux rougis et gonflés par les larmes. Mon coeur se serre mais je continue d'hurler sur cette salope.

T: Ca t'amuse de foutre la merde ? Qui t'es pour venir dire ce genre de chose ? Tout ça à cause de quoi ? Un baiser !
B: Vous ... vous ...
A: Et oui Bill. Tom et moi ...
T: Non non non ! Y'a aucun Tom et moi !! Bordel mais arrêtes !! T'es rien ! T'es personne ! Et dire que je te croyais sympa ! En fait tu n'es qu'une ...
B: TOM !


Je me tais sous le hurlement de mon frère. Il ne va quand même pas prendre sa défence non plus ! Si ? Il ne sait pas tout de cette fille. De ce qu'elle a fait ! Il doit savoir, il doit comprendre.

T: Tu ne voulais qu'une chose à l'hôpital pas vrai ?

Elle ne me répond pas. Mais je vois qu'elle commence à paniquer. Tant mieux. Elle a voulu gâcher mes relations avec mon jumeau. Elle va en payer les conséquences. Paroles d'un Kaulitz.

T: Avoue-le !!

Je dois être rouge écarlate tellement je commence à sortir de mes gonds. Mais je ne peux pas la laisser raconter n'importe quoi. Je jète alors un rapide coup d'oeil à Bill qui lui nous regarde alternativement. Il cherche à comprendre ce dont je parle. Attends encore un peu, juste un peu. Et tu comprendras. Voyant qu'elle ne répond toujours pas, je lui ouvre le chemin.

T: Ca te plaisait d'attendre qu'il s'en aille pour me faire du gringue ! D'utiliser le prétexte de la toilette pour te rincer l'oeil ! Tous tes gestes presque déplacés ! Mais avoue-le bordel !!

Mon frère vient d'écarquiller les yeux et fixe mon ex infirmière. Je ne saurais dire ce qu'il pense à ce moment précis. Mais une chose est sûre, mieux vaut ne pas s'attendre à ce qu'il saute de joie. Je la pousse à bout, il faut qu'elle craque ! Lorsque je ré-énumère ses divers attouchements, elle hurle.

A: Oui ! Oui ! OUI !!! Oui ça me plaisait ! Je ne voulais qu'une chose : te voir, poser mes yeux et mes mains sur toi ! Même si je savais que ce n'était que pour quelques minutes. Au moins durant ces courts moments je ne t'avais rien que pour moi.
T: T'es complètement cinglée ma pauvre fille.
A: Oui ! De toi. Je t'aime Tom. Tu ne peux pas me reprocher ça !


Je ne réponds rien. Mais pose mon regard sur Bill. Il est choqué, étourdi par ce qu'il vient d'entendre. Puis lorsque ses yeux rencontrent les miens, j'y décèle toute son inquiétude. Il n'est plus seulement choqué mais désespéré. Il doit penser que je vais devoir faire un choix entre elle et lui. S'il savait ! Et l'autre qui continue son petit jeu. La voilà maintenant qui sort la carte du "je suis au bord des larmes". PA-THE-TIQUE !

A: Tous les jours, depuis que tu étais hospitalisé, je n'attendais que ça. Je travaillais de plus en plus car je me sentais attirée par toi. Pire qu'un aimant. Te voir était devenu vital. Je ... Je t'aime Tom. Je t'aime comme jamais je n'ai aimé avant.

Je ne réponds toujours pas. Attendant simplement qu'elle tombe le masque. Chose qu'elle ne fait pas. Pourquoi l'aurait-elle fait ? Ce qu'elle veut c'est son bonheur personnel. Ca et rien d'autre.

T: Et moi ce que je veux, tu y as pensé ? Et Bill ? Tu te fous du mal que tu peux faire. Tu ne comprendras jamais rien à ce qui nous lie mon frère et moi. Jamais.

J'entends un claquement de porte. Je me retourne et constate que mon jumeau est allé s'enfermer dans la salle de bain. Je voulais qu'il reste. Qu'il entende ce que j'allais dire. C'est bête je sais, mais j'aurais aimé voir sa réaction.

Fin Pov Tom.



J'ai pas pû. Je ne pouvais pas rester. C'était trop dur. C'est trop dur. De les imaginer s'embrasser me fait frissonner d'effroi. Me tord le coeur, et fait vriller mon corp. Je m'accroupi contre le mur en face de la porte et laisse mes larmes monter et dévaler mes joues. Tout ce qu'elle a dit résonne dans mon crâne. Se répercutant contre les parois de mon cerveau. S'emplifiant au fil des secondes.

Tous les mots qu'elle a prononcé aurait pû être dit par moi. C'est exactement ce que je ressens pour Tom ... Il est mon oxygène, mon coeur. Il est tout ce qui me fait vivre. Et ... Et la façon dont il a refoulé ces mots ... Ses mots ... Mes mots ... Un nouveau frisson me parcour l'échine. Puis je les entends hurler l'un sur l'autre. Je plaque mes mains sur mes oreilles comme un enfant en bas âge qui tenterait d'échapper aux disputes parentales mais qui par la force des choses continue de tout entendre. J'éclate en sanglot lorsqu'Aurélie se met à pleurer de plus en plus fort. Puis lorsque toutes ses paroles me reviennent en tête, un sentiment de haine profonde remonte lentement, s'insinuant dans mes veines comme un poison. Tout ce qu'elle me disait soit-disant pour me soutenir ... me consoler ... TU PARLES !! Ce qu'elle voulait c'était simplement profiter de moi pour se rapprocher de Tom. Je n'étais qu'un intermédiaire !! Et le pire c'est que je me suis fait avoir comme un bleu. Je n'ai rien vu venir ...

Pris d'une rage que je ne me connaissais pas, je sors de la salle d'eau où je m'étais éxilé et me dirige rapidement dans le salon toujours occupé par mon frère -à qui je n'accorde aucun regard- et cette pouffiasse.

B: Tu vires ! Tu dégages ! Tu fais ce que tu veux mais tu DISPARAIS !!!

J'hurle à pleins poumons. Mon coeur s'emballe et tous mes membres se mettent à trembler. Une violente envie de lui fracasser le crâne contre le mur me prend au niveau de mes bras, tendant mes muscles. Si j'étais elle, je partirai sur le champ ou elle risque d'y laisser sa peau. Je m'approche rapidement d'elle lorsque je constate qu'elle ne bouge toujours pas et la prends sans ménagement par les épaules. Je la jète rapidement dehors et claque la porte d'entrée. Mes poings s'abattent sur cette cloison de boit produisant un bruit sourd. Je suis en colère. Contre cette fille ... mais surtout contre moi même. Je n'ai rien vu venir ... RIEN. Je me confiais à elle. Je lui parlais à coeur ouvert de ma vie avec Tom. Des moments inoubliables que je passais avec lui. Je répondais à ses questions sur notre enfance.

Le plus grave dans cette histoire, c'est que je lui faisais confiance. Je sursaute lorsque je sens une main appuyer et serrer mon épaule. Il est toujours là. Sans vraiment l'être. J'ai la sensation de le perdre de plus en plus. Et c'est horrible. Encore plus que lorsque je venais le voir à l'hôpital. Il me retourne lentement, me mettant face à lui. Je le laisse faire, je le laisse me prendre dans ses bras. Comme si je n'étais plus là. Comme si j'étais hors de mon corps. Mes bras sont le longs de mon buste, pendants, immobiles et sans vie. Il me fait poser ma tête dans le creu de son cou en me murmurant des paroles rassurantes. Pourquoi ? Pourquoi me dit-il tout ça ? Pourquoi tente-t-il de se justifier ? Pourquoi a-t-il fait ça avec elle. Elle. Encore elle. Il porte son odeur ! Je m'écarte brusquement de lui, mes larmes dévalant à nouveau mes joues. Il esquisse un mouvement pour se rapprocher de moi mais je l'en empêche alors que tout en moi le réclame.

B: Ne m'touches pas !!
T: Bill ...
B: LAISSE MOI !!! Va la rejoindre !! Tu en meurs d'envie.


Je le vois reculer. C'est préférable ou je ne répondrai plus de rien. D'ailleurs, je commence à vraiment plus me contrôler. Mes membres tremblent de plus en plus, ma colère contre moi même ne taris pas. Bien au contraire. Elle m'étouffe de l'intérieur réduisant presque à néant ma gorge. Elle m'empêche de prendre mon souffle correctement, réduisant continuellement mes bouffées d'oxygène. Ma poitrine me démange un moment avant que ce ne soit une sensation de brûlure qui ne vienne la remplacer. Sensation qui se déplace rapidement dans tout mon être. Mes bras, mes jambes ... j'ai l'impression que tout en moi est sur le point de prendre feu. Je me dirige vers la cuisine mais je suis obligé de me rattraper de justesse au dossier du canapé.

Je suffoque de plus en plus alors que de nouvelles larmes dévalent mes joues. Je tente de reprendre mon chemin mais mes jambes ne veulent plus bouger. Je relève mes yeux vers le mur en face de moi et commence d'ailleurs à voir flou. Essayer de se calmer. Je porte ma main à ma gorge lorsque je me rends compte que je ne respire plus qu'à très petite quantité. Mes oreilles bourdonnent me procurant un mal de tête lancinant. Je n'entends que très vaguement Tom se déplacer rapidement vers moi. Il se place face à moi et je crois qu'il me parle. Après tout j'suis pas sûr de moi, je ne distingue plus ce qu'il me dit. Comme si ... Comme si le son de sa voix était coupé, éteint.

Mes doigts se resserent contre le cuir de notre sofa. Je ne vais plus tenir debout si ça continue. Je sens mes forces m'abandonner lâchement tandis que lui est toujours là à me regarder. Attendant sûrement que je vienne vers lui. Il se trompe, je suis encore bien trop en colère pour lui accorder ne serait-ce qu'un regard. Je m'en veux ... Je m'en veux tellement d'avoir simplement eu l'espoir que tout redeviendrait comme avant. Avant ce putain d'accident. J'aurais largement préféré être à sa place, quitte même à mourir sur le bitume après le passage de ce chauffard dont on a toujours pas retrouvé la trace.

Je sens à nouveau sa main se poser sur moi, et moi qui pensais que ça y'est c'était la fin, je trouve encore la force de m'écarter de lui. Mais cet effort n'a que pour effet de me faire lâcher prise sur le seul objet qui me maintenant debout. Inexorablement, je me retrouve allongé sur le sol, tentant de distinguer un tant soit peu ce qui se trouve devant mes yeux baignés de larmes. Larmes de colère mais surtout larmes de peine. Mon coeur se retrouve encore une fois coupé en deux, et cette déchirure s'aggrandit au fur et à mesure des secondes qui s'écoulent. Mes sanglots redoublent lorsque je pense que j'ai tout perdu. Je l'ai perdu alors qu'elle a gagné. Elle a eu droit à ses baisers. A ses étreintes.

Des points lumineux dansent devant mes pupilles ... Je sais très bien ce que ça signifie. Mes poumons ne se gonflent plus assez en oxygène. Mais ça fait bien longtemps que je ne sens plus la douleur qu'ils m'infligent. Je suis comme ... Etranger à mon corps. J'arrive cependant à distinguer Tom qui se penche au dessus de moi. Je sens ses genoux cogner contre ma cuisse, mais cette sensation est lointaine, tous mes membres s'engourdissent devenant de plus en plus lourd. Tout comme mes paupières que j'ai un mal fou à garder ouvertes. Mes iris rencontres les siens, sont-ils embués ou ce sont mes propres larmes qui me donnent cette illusion ? Je ne sais pas. Et je ne préfère pas le savoir. Je suis juste ... Heureux de le voir une dernière fois. Je tente de comprendre ce qu'il me crie mais rien ne me parvient. Je le vois simplement ouvrir grand la bouche mais rien ... aucun son, aucun mot. Comme un hurlement muet. Un déchirement silencieux. Je lève peiniblement la main et la dépose après quelques secondes sur sa joue.

C'est alors que je constate qu'il pleure lui aussi. Il pleure mais pour quelles raisons ? Il n'a pas à s'en vouloir. Ou peut-être que si en fin de compte. Je la caresse doucement et il me l'attrape avec la sienne, l'emprisonnant délicatement. Mon dieu que ce contact m'avait manqué. Mon dieu comme ce contact va me manquer. Je sens ses doigts s'insinuer entre les miens, tandis qu'une décharge électrique me parcourt. Je souris faiblement et il me rend mon geste dans la seconde.

B: Je t'aime Tom ...

Mon murmure disparait en un souffle. Un peu comme la flamme d'une bougie qui s'éteint faute de s'être consummée trop vite, trop seule. Mes paupières se ferment doucement, lentement pour ne plus s'ouvrir ... Je me sens devenir léger ... Libéré de tout .. Et qui c'est, peut-être trouverai-je que la mort à meilleur goût ...


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Réponses aux commentaires :



Tomie: Aloooooooooooooooooooooooors !! Mais c'était quoi ce délir ? O.O ... J'avoue avoir explosé de rire en voyant ton commentaire !! Si si j't'assure !! xD Mais bon entre deux hilarités, y'avait matière à reflexion !! Je ne suis pas certaine d'avoir imprimé ce bout là pour aller à Berlin, cependant, je devais l'avoir surement sur papier. Je ne sais plus !! Désolée si tu as eu le faux espoir de penser qu'il s'agissait d'un bout tout neuf >< !! Leur souffrance est d'autant plus importante qu'elle est essentielle. Bon je t'avoue que j'y suis allée un peu fort. Neanmoins, leurs retrouvailles si jamais elles ont bien lieu n'en seront que mieux. *se barre en courant*
Bisous&Câlins

tori-th: Oui Bill est vraiment au bout. Il n'en peut plus. Il n'est qu'humain après tout. Pour Aurélie, oui en effet on ne peut pas lui en vouloir.
Bisous

xxabi-ficsxx: Bienvenue à toi oh nouvelle lectrice !!! Alors je suis tout d'abord ravie de te compter parmis mes lectrices et je le suis d'autant plus que tu aimes ma fic !! Laisse moi te rassurer, Non Bill ne va pas mourir, et non il ne va pas perdre la mémoire. Un Kaulitz amnésique est déjà assez difficile à gérer alors deux !! XD

foliie-meurtriiere: Oui, c'est bien ça le problème. Dans un sens on ne peut pas en vouloir à Aurélie. Elle cherche juste à être heureuse.
Tes coms étaient trop marrant n'empêche !! xD On dirait que je t'ai faite passer par tous les stades d'expressions faciales !! Mdr !!
Bisous

traumen-v0n-miir.skyrock.com: Je suis ravie que ce chapitre te plaise à ce point. J'ai vraiment voulu vous faire ressentir la sensation de perdre quelqu'un ...
Bisous je t'aime <3<3

toi-moi-et-eux-nous-deux: En effet, il ne va pas mourir !! Alors comme ça, les Aurélies sont de pauvres débiles ? XD Ben merde alors, ...
Bisous

fiction-tokio-hotel901: Moi sadique ? (A) Naaaaaaaaan même pas vrai d'abord !! xD Bon ok ok d'accord sûrement un peu !! Et non, je t'interdis de dire à tes lectrices de te venger sur moi !!! U_U C'pas juste !!! Et pis d'abord ... Je coupe où je veux non mais !! xD La suite arrive !! Elle arrive !!

loreleil591 : Alors alors ... Je ne sais pas si on peut dire qu'elle est contente ... Et oui ç'a conduit à ce que Bill nous fasse une énorme crise d'angoisse. Tom aura de nouveau affaire avec Aurélie ... Cette histoire n'est pas totalement terminée ...
Et oui je sais qu'avec moi on doit s'abonner aux mouchoirs ... Désolée XD


Et merci aussi à xox-tokio-hotel-xox; ma-vie-avec-th-3x; deutsch-lehrer; n0-reason-0o; bleibtxmitxmir; x-retten-mich-xx; sgcmiaou; schtoup; xo--ox;



# Posté le dimanche 23 novembre 2008 08:29

Modifié le vendredi 20 février 2009 13:52